CHAPITRE V. — VISION l.T INSTRUMENS
]ue pour lui les images ne peuvent être nettes, à moins que a lumière ne pénètre dans ses yeux avec la divergence qu’elle » en venant de 30 pouces de distance ; ainsi ^ pour qu’il misse voir, comme f une personne douée d’une bonne vue, es objets à 10 pouCes , il suffit de placer les objets à cette listance et de modifier par une lentille la lumière qu’ils envoient, pour qu’elle ne soit, pas plus divergente que si elle venait de 30 pouces. Par conséquent, la distance b de l’objet I la lentille étant de 10 pouces, la distance m de l’image virtuelle devra être de 30 pouces ; on aura donc ;
l’où /■ = + 15 ;
C’est-à-dire qu’un presbyte, qui voit naturellement à 10 pouces, doit employer immédiatement au devant de l’œil in verre convergent de 15 pouces de distance focale princiale pour voir les objets à 10 pouces.
En général, si d représente la distance de vision distincte, I distance focale principale f de la lentille convergente ou diergenle dont il faut faire usage pour voir à. 10 pouces, sera onnée par cette formule ; ^ ^ ^
Si d >10, /'est positif, l’œil est presbyte , il lui faut un erre convergent ; si d <C10 , f est négatif , l’œil est myope , lui faut un verre divergent : dans tous les cas , il suffit de onuaître d pour en d^uire f, et par conséquent la force des mettes qu’il convient d’employer,
405. Loupes ou microscopes simples. — Un microscope impie n’est autre chose qu’une lentille convergente d’un rês court foyer ; on l’appelle aussi une loupe. Cet instruaent sert à voir de petits objets ou de petits détails qu’i' erait impossible de saisir à la vue simple.
L’objet que l’on regarde à la loupe simple doit être toujours placé en avant, à une dislance moindre que la distance focale principale ; sa position varie avec la portée de la vue, mais il est facile de déterminer dans tous les cas le point précis où il faut le tenir. En effet, soit a; la distance à laquelle il faut placer l’objet au devant d’une loupe , dont la distance focale principale est f, en supposant que l'œil de l’observateur soit appliqué immédiatement contre la loupe, et que pour lui la distance de la vision distincte soit représentée par d : il faut évidemment que les faisceaux qui partent de la distance x possèdent, après avoir traversé 1« loupe, la même divergence que s’ils venaient nalurellemenl d’une distance d; c’est-à-dire qu’après l’émergence, ils doivent faire leur foyer virtuel à une distance d. On a donc ;
- = — ; d’où
df
La figure 228 indique la marche des rayons ; a 6 est li position de l’objet, a'b' celle de l’image virtuelle, et le triangles semblables acb el de b' donnent :
db' cp' d d-\- f
ab cp X f
C’est l’expression du grossissement, c’est-à-dire du rapport entre la grandeur de l’image et celle de l’objet : on vol que le grossissement est bien plus grand pour les presbyte que pour les myopes.
406. Chambre claire ou caméra lu^ida. — Chambre clair de Wcllaston. — Cet appareil sert à tracer l’image exact d’un objet, d’un édifice, d’un paysage, etc. Il se compos essentiellement d’un prisme quadrangulaire abedijig. 229) ayant en b un angle droit , et en d un angle obtus de 135® La face c b est tournée vers l’objet dont on veut prendre 1