CHAPITRE V. — VISION KT INSTRUMENS
lessin : r par exemple , élarïl l’axe d’un pinceau envoyé lar un point de cet objet , on voit que ce rayon , après avoir lénétré perpendiculairement dans l’intérieur du prisme par i face cb, éprouve en r une première réflexion totale sur d, en r' une seconde réflexion totale sur ad, et vient enfin ortir perpendiculairement à la face a 6 près du sorrimet a du irisme. L’œil étant placé un peu au-dessus de celte face, de ^ aanière que la pupille soit en pp', son milieu correspondant lU sommet a , il est évident : 1“ que par la moitié antéieure de la pupille on verra, par réflexion, i’image de l’oljjet : sur le prolongement de e r' ; et 2° que par l’autre moitié le la pupille on verra directement le point d’un tableau hoizonlal , sur lequel cette image se projette. Ainsi, en tenant vec la main la pointe d’un crayon sur ce point du tableau, n pourra distinguer à la fois l’image et la pointe du crayon, le raisonnement s’appliquant aux points voisins du point x, en résulte que l’on verra sur le tableau une Image d’une îrlalne étendue, et la pointe du crayon en pourra tracer les intours les plus délicats. Tel est le principe sur lequel re-
ase la construction de la chambre claire de Wollaston , et est seulement pour fixer les idées que nous avons supposé 1 pupille partagée en deux parties égales par la verticale du immet a, car, il est évident qu’elle peut varier de position ans de certaines limites : la seule condition Importante est u’elle reçoive à la fois des rayons réfléchis et des rayons irects.
Pour que cet instrument soit commode dans la pratique Ine fatigue pas la vue, il faut employer des verres colorés fin de donner à peu près le même éclat aux deux images, et es lentilles pour donner à leurs rayons le môme degré de ivergence. Ou peut faire aussi une chambre claire avec un impie miroir métallique percé d’un trou de 3 ou 4 millimè- ■es; alors les objets s’aperçoivent directement par le trou, lie crayon est vu par réflexion sur le miroir.
Ir07. Chambre noire. — La chambre^noire est desfjnée I
produire sur un tableau l’image réelle d’un champ de visior plus ou moins étendu. Dans sa construction la plus simple elle consiste en un seul verre convergent 1 1' {fig. 231),plac< dans l’ouverture du volet d’une chambre complètement fermée fg h V. Si du centre optique c de la lentille on décrit ui cône dont l’angle a c t soit égal au cbamp qu’elle peut embrasser, tous les objets compris dans ce cône viendront for mer des images nettes à des distances plus ou moins grande dans l’intérieur de la chambre noire. Il semble par conséquent qu’il soit impossible d’avoir à la fois l’image distinct de tout le paysage a t : mais, si le tableau est concave, et s est une portion de sphère t' a' d’un rayon égal à la distaiic focale principale de la lentille , il sulGra de l incliner convenablement en t' a'\ par exemple, pour avoir une représenta tion fidèle de tout le champ de vision ; seulement, s’il y ava des objets très voisins, comme un arbre h , il serait imposs ble , en le regardant du poiht c, d’avoir en même temps so image et celle du sol sur lequel il se projette.
Dans cet appareil , les images sont renversées : pour h redresser et les amener à la portée de la vue, on place ord naireraent un miroir étamé au dehors et en avant de lentille^ on obtient même par là un autre avantage, ce qu’en faisant tourner le miroir ou en l’inclinant de divers» manières , on peut amener sur le tableau successivemei tous les points de vue qui sont au-devant du volet. On pai vient au même résultat au îhoyen du prisme ménisque ( la figure 232, dont la base a b fait l’office de réflecteur, tand que les faces acelcb font l’office de lentille convergente.
Pour que les images soient plus vives et plus nettes, est bon d’intercepter, avec des tubes et des écrans convena blement ajustés, tous les rayons lumineux qui ne parlent pi du champ de l’instrument. !
La figure 230 représente une chambre noire portative, sera facile, d’après ce que nous venons de dire, d’en sais la disposition. m