‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologieChapitre 94 sur 159 · CHAPITRE V. — VISION ET INSTRÜMENS · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — VISION ET INSTRÜMENS

due. Il a été imaginé par Charles vers 1780 , et depuis cette époque on en a fait plusieurs applications intéressantes poulies arts. Le mégascope ne diffère du microscope solaire que par la nature des objets dont il donne les images, et par la manière dont ces objets sont éclairés. Ainsi , en dernier résultat, il se réduit à une seule lentille achromatique l {Juj. 234) , au devant de laquelle on place l’objet b dont on veut avoir l’image réelle sur un tableau , ou dont on veut prendre la copie.

Mais , voici les principales conditions qu’il faut remplir pour avoir en même temps des images parfaitement nettes et pour varier les grossisseraens.

La lentille l doit avoir 8 à 10 centimètres de diamètre afin d’embrasser un champ assez'' étendu et de donner assez de clarté à l’image;, elle doit être montée dans un tube un peu long qui arrête la lumière des nuées et les reflets latéraux; on peut encore, pour mieux assurer cet effet, mettre dans le tube un diaphragme convenable ; enfin , au lieu d’une seule lentille, on peut en mettre plusieurs à une petite distance l’une de l’autre, pour donner plus de convergence aux faisceaux incidens.

2® Au devant de l’ouverture , à laquelle on adapte avec soin la monture de la lentille, se trouvent fixées au même niveau deux barres de fer horizontales qui supportent une espèce de char c qui roule sur des galets, ét dont la planche verticale U est destinée à recevoir les objets; une double corde, dont les extrémités reviennent dans la chambre noire, est attachée au char, et sert b le faire avancer ou reculer, pour approcher ou éloigner l’objet 6; enfin deux ou plusieurs miroirs plans de verre étamé sont disposés au devant du volet pour réfléchir sur l’objet l’image du soleil , et projeter les ombres dans un sens ou dans l’autre : lorsqu’on expérimente sur des bas-reliefs , les miroirs peuvent être fixés au char pour se mouvoir avec lui.

3® Le tableau sur lequel on reçoit les images peut être

âSO LIVRE VI. — OPTIQUE,

en papier ou en mousseline comme pour le microscope solaire; alors on observe par devant: cependant, les jeux de lumière que donnent les reliefs se font beaucoup mieux sen* tir lorsqu’on reçoit les images sur une grande glace convenablement doucie ou dépolie; alors on observe par derrière, et dans ce dernier cas les images peuvent être calquées avec beaucoup de facilité.

410. Microscope composé — Principes de la construction du microscope composé. — Le microscope composé est destiné, comme le microscope simple, à faire voir la forme, la structure et tous les détails des objets très petits. On l’appelle microscope dioptrique, catoptrique ou catadioptrique, suivant que les amplifications j sont produites par la réfraction, par la réflecüon, ou par ïaréflection et la réfraction réunies. Nous nous occuperons plus particulièrement ici du microscope dioptrique, parce qu’il est à la fois le plus utile et le plus répandu.

Les dispositions très diverses que l’on a successivement données à cet instrument reposent en dernier résultat Sur les deux principes suivans :

1“ Les objets que l’on veut soumettre à l’expérience se placent au devant d’une lentille convergente b, et un peu au delà de la distance focale principale {fig, 235). Cette lentille, simple ou composée, achromatique ou non achromatique , se nomme la lentille objective ou l’objectif du microscope.

2® Les images réelles et amplifiées que donnent les objets, h une distance plus ou moins grande derrière l’objectif, sont regardées avec une simple lentille convergente e qui fait l’office d’une loupe. Cette seconde lentille, qui peut aussi être simple ou composée, achromatique ou non achromatique, se nomme la lentille oculaire ou l’oculaire du micro- 1 scope.

Ainsi , tout microscope dioptrique est essentiellement ! composé d’un objectif et d’un oculaire, et le grossissement i

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