‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 104 sur 240 · Plierae» expérienees de «Mible #«f raetton. — Nous in · texte numérisé non relu

Plierae» expérienees de «Mible #«f raetton. — Nous in

danerons ici quelques-unes des nombreuses expériences que l'on peut faôre pour habituer l'esprit à suivre les mouvement» de la hnsiète dans les citstaux biréfringents.

!• ExpëTienee de ■•««€. — En r^ardant la dodi>le image d'm dbjet h placé à quelque distance au-dessous de la surfiice inférieure d'un Aomboïde (Fig. 7), et en promenant une carte coMie cette surfece , on v<Mt avee surprise que , si elle passe de gandie à droite, c'est l'image de droite qu'elle cache la preuve, et vice versa. Ce phénomœe tient à ce que les faisceaux <»' et e^, qui apportent dans l'œil p l'impression des images ordinaire et extraordinaire, se croii«ii^ dans l'intériebr du cristal i caose de leur inégale réfrangibilité et de leur inégale incidence sv la sur&ce d'entrée ff. Le faisceau extraordinam provenant de fcy n'arrive pas à l'œil, non plus^tne le faisceau ordinaire provenant de hxx •

37i LIVRE VI. — OPTIQUE.

2^ lE%pérîémeeu sur le lle« appmreAt dep iaiaipes. — En

plaçant l'œil très-près de la surface supérieure d'un rhomboïde, et en regardant des points qui sont très-près de la surface inférieure, soit au dehors comme des marques faites sur du papier, soit au dedans comme des taches particulières à la niasse du cristal, on reconnaît que, des deux images d'un même point, l'une paraît sensiblement plus rapprochée que l'autre; et c'est l'image ordinaire , parce que , le spath d'Islande étant négatif, l'indice ordinaire surpasse l'indice extraordinaire.

3^ Appareils de H* Soleil pour dlsMagmer les eristasx pesl* tite des ertstmvx Aégatifis. — Sur la moitié supérieure d'un prisme de verre ou de cristal, d'angle convenable, on colle un premier prisme de quartz, et sur la moitié inférieure on en colle un second de même angle ; l'ensemble forme un parallélipipède, mais la lumière éprouve des modifications différentes, suivant qu'elle en traverse la moitié supérieure ou la moitié inférieure , car, dans la première , l'axe du quartz est disposé perpendiculairement à la face d'entrée de la lumière , et dans la seconde l'axe du quartz est, au contraire, parallèle aux faces du prisme, et par conséquent parallèle à la longueur du parallélipipède que nous supposerons vertical. Il en résulte qu'en regardant un objet délié et lui-même vertical , tenu à quelques décimètres de distance, et en plaçant l'œil à la hauteur de la section qui dépare les deux prismes de quartz, on observe les phénomènes suirants : Vimage^ vue par la partie supérieure du parallélipipède est simple, celle qui est vue par la partie inférieure est douille ; mais l'une d'elles est placée dans le prolongement de la première, c'est Y image ordinaire; l'aîutre est, par conséquent, Y image ejrtraordinaire. Or, par la position qu'elle occupe à l'égard de la première , on peut juger si le quartz est positif ou négatif. Eai effet, les rayons envoyés par l'objet que l'on regarde , tombant perpendicvlairement sur la face d'entrée, ne se séparent pas dans le prisme; mais cela n'empêche pas qu'ils n'aient des indices de réfraction différents, et aussi différents qu'il soit possible, puisque c'est une section perpendiculaire à l'axe; ils se pFt> sentent doiic dans des conditions différentes sur la face oblique du piîsme de verre. Le quartz étant positifs son indice extraorâinaire est plus grand que l'indice ordinaire ; par conséquent en passant dans le verre , il doit se rapprocher plus de la normale

CHAP. I. — EXPÉRIENCES DE BOUBIfi RÉFRACTION. 373

que le rayon ordinaire , ou s'en écarter davantage , suivant que liadice de réfraction du verre est Iui*mêm& moindre bu plus I^Tand que Findice ordinaire du quartz. Ce serait le contraire pour un cristal négatif. Il suffît* donc de connaître Tindice ordiuaii^e d'un cristal et Tindice de la substance avec laquelle on lachromatise, pour juger par Texpérience précédente *si le cristal (■st positif ou négatif. '

4* Expérîemees des rkomlioldes 8«perpo«és ef des prisâtes U-réflMMifMitB. — Lorsqu'on superpose deux rhomboïdes pour regarder des objets au travers de. leur double épaisseur, on ob-> serve les phénomènes suivants : quand les sections principales de ces deux ihomboïdes sont parallèles ou perpendiculaires , on »e voit que deux images de l'objet, comme si le rhomboïde (^ait seul ; mais l'on en voit quatre images diversement intenses dans toutes les autres positions relatives des deux sections prin* cipales.

Nous devons conclure de là que les deux rayons ordinaii*e et extraordinaire qui sortent d'un premier rhomboïde ont une propriété qui les distingue essentiellement d'un rayon de lumière laturelle, puisque celui-ci donne toujours deux images égales ^n traversant un rhomboïde.

Pour mieux analyser cette propriété distinctive, on peut em- >loyer la lumière solaire , et placer le second rhomboïde assez oin du premier pour agir séparément sur les rayons ordinaire :H extraordinaire auxquels il a donné naissance.

Alors on reconnaît : V que , si les sections prindpales sont

parallèles , le rayon ordinaire du premier cristal se réfracte tout

ratier ordinairement dans le deuxième, et que le rayon e^traor"

binaire se réfracte aussi tout entier extraordinairement; 2° qi^,

î les sections principales sont perpendiculaires , le rayon^ ordi^

'aire du premier cristal se réfracte tout entier extraordinaire'-'

ient dans le second , tandis que le rayon extraordinaire se ré^

t acte tout entier ordinairement; 3° que , si les sections

rindpales font entre elles un angle de 45% chacun des rayons

rdinaire et extraordinaire du premier cristal se divise dans Je

scond en deux faisceaux égaux; 4° .que, dans les autres situa->

ous relatives des deux sections principales, chacun des faisr

^ux du premier cristal donne naissance à deux faisceaux iné->

°^ dans le second.

su

Dans toutes les expërience& de cette e^èce , oa peut aTec avantage substituer aux rhomboïdes* des prisœes de duHix cv- i? bonatée ou de cristal de roche, achromatisés avec da Tare; ^ c^est ce que nous appellerons des prismes bi^-réfringents. Os j doivent être travaiUés de manière que Taxe optique soit paiat ;^ lèle ou perpendiculaire à Taréte du sommet ; al<Nrs , en domunt -^ aux faces latérales des incUnaisons convenables , on obtient da -,] séparations plus ou moins grandes entre les deux images^et ^^ rien a est plus Ëaicile que d'observer et d'analysor dunne ., d'elles en particuUer; mais Ton conçoit que jamais les deux images ne peuvent être à la fois complètement achromitisées, puisqu'elles proviennent de puissances réfractives diffeDentes»

5^ Expériéaoe de réflexiom A la^ seemide swtece des c«rp» ddablemeiit FéffriB^mts » et pHnne de Sîleel. — Qmnd m faisceau de lumière se réfléchit àla seconde surface d'un corps doué de la double réfraction , il présente des phénomènes parti" culiers qui tiemient aux propriétés dont nous venons de païkr. En arrivant à cette seconde sur&ce, le fiiisceau est ordinaffe ou extraordinaire, puisqu'il vient de traverser un cristal, et, après la réflexion , il se trouve dans le même cas qu'un faisceau ordinaire ou extraordinaire qui se présente pour pénétrer dans im second cristal. De là les différentes apparences des images réiéchies, suivant les positions relatives de Tœil, du plan de reflexion, et "de la section principale du cristal. Tous ces effets peuvent être facilement analysés au moyen du prisme thre^ fHngent. ^

Le prisme de Nicoly r^résenté dans la figure 8, est une conséquence de la réflexion totale ; on le construit de la w*nière suivante : on prend un long parallélipipède de chaux carbonatée , on le coupe en deux par un plan perpendiculaire au plan des grandes diagonales des bases, et passant par les sommets obtus les plus rapprochés; puis on rejoint les deux moitiés, dans le même ordre, avec du l^iume de Canada. L'on a alors ce qu'on appeBe leprUme de Nicolj mais c'est en réalité un véritable paraâélipipède. On voit toutefois que la lumière qui entre par Tune ou Tautre des bases tonokbe très-obUqtiement sur le bamme de Canada ; or, don indice de réfraction est plus petit que l'indice ordinaire de la chaux carbonatée , mais plus grand q«e l'indice extraordinaire ; il en résulte que le rayon ordiitt^e

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