CHÂP. I. -^ EXPÉRIENCES DE DOUBLE RÉFRACTION. S
^prouve la réflexion, totale, tandis que le rayon extraordinaire pssse pour sortir par Tautre base. Le prisme de NicoL ne laisse donc passer que Timagè extraordinaire des objets que Ton regarde. II décent ainn un moyen de distinguer l'image ordinaire de rîmagé extraordinaire produite par un cristal; il* suffit de ■lettre dans le même plan la section principale du cristal et àa prisme de Nicol; Tirnage unique qui passe est Timage extraordî* ■aire; si les deux sections prindpries sont perpendiculaires ^ lliBage qui passe est Timage ordinaire, qui est devenue extraor» dioaîre ea traversant le prisme; si les deux sections sont à 45*, on observe alors deux images de même intensité.
fS^ La tourmaline jouit aussi d'une propriété bien précieuse poor rétude des phénomènes de double réfraction et de polari- : quand elle est taillée en lames à fiices parallèles entre , et parallèles à Taxe, elle agit comme le prisme de Nicol ^ c'est-à-dire qu'elle ne laisse passer que Tîmage extraordinaire ; k lumière de l'image ordinaire est ici complètement absorbée. Cesit à M. Biot que Ton doit cette importante observation; elle date de t8l5, et depuis ctotte époque il y a peu de découvertes sur la pdarkatipn où la tourmaline n'ait eu une part plus on moins considérable. Bien n'est plus commode pour reconnaître si un faisceau contient de la lumière pokrisée et pour détsermiaer la direction du plan de polarisation.
149. ••«Me réflraettoii d« verre e^mpwïmé. — Après avoir exposé les principaux phénomènes de la double réfraction dans les cristaux», nous devons donner une idée des causes acdden*telies qui peuvent agir sur la plupart des corps diaphsmes pour les rendre aussi doid^Iement réfiringents; Ces indications n'auront pas seulement pomr objet de nous faire connaître des faits nouveaux ; eBes serviront encore à nous montrer d'une manière évidsnte çie la division des rayons dans les corps doublement réfringents est produite par Vinégale élasticité que possède l'éther dans les différentes directions , et que cette inégale élasticité ré* snifee eBe-même de la forme des molécules, da leur distance idative et de leur arrangement particulier. Voici l'expérience qœ Fresnel a imaginée pour donontrcr cette vérité importante.
Quatre prismes rectangulaires de verre a, ft, c, rf, parfoitenent égaux entre eux, sont posés à côté l'un de l'autre sur un plan h^izontal, par leur face hypoténuse (Fia. 9). D'un côté
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et de Tautre , on applique contre les quatre bouts des bandes de carton, et sur elles des bandes très-rigides d'acier; puis on les comprime très-fortement dans un ëtau couYenable, de telle sorte que la compression s'exerce dans le sens de Taxe des prisme» pour en diminuer la longueur. Pendant que le Terre est ainsi maintenu dans un ëtat £orcë, on ajuste trois «autres prismes rectangulaii*es «, f-i gt et deux prismes A, A, de 45', x pour compléter un parallélipipède allongé dont les faces eitrè- ï-ti mes s<fs' soient parallèles; les faces latérales de tous ces der» ^ niers piismcs sont collées aux faces latérales des premiers ayec t^ du mastic en larmes, afin d'éviter les réflexions partielles. 'u
Ce système, ainsi composé, est doué de la double réfi^ction. Une petite mire, placée à un mètre du coté de la face s\ par exemple, est vue double par Tœil qui regarde contre la face «, et Técart des deux images peut être de 1 millimètre ou même davantage. On peut du reste s'assurer que chacun des deux faisceaux jouit bien de tous les caractères des faisceaux doublement réfractés. Or, il est bien évident que, dans ce cas, la double réfraction est produite pai* Tinégale élasticité de Féther, dans le verre comprimé et dans celui qui ne l'est pas.
Nous verrons à la^.fin de la polarisation beaucoup de phénomènes très-curieux qui résultent d'une véritable double réfraction dans un grand nombre de corps diaphanes non cristallises; mais, si cette double, réfraction est assez forte pour produire de vives couleurs , elle est trop faible pour être observée directement.
Pour -compléter l'exposition des principaux phénomènes qu* appartiennent exclusivement à la double réfiraction, nous indiquerons enccHTC ici conmient le principe de la division des rayons peut être utilement appliqué à la mesute des petits angles : cest Rochon qui a réalisé le premier cette ingénieuse applicatioBi en 1777, dans un instrument que Ton appelle aujourd'hui nw crotnètre à double image ou lunette de Rochon,
170. MleroBiètre * double Imase. — Ck>ncevons deux prismes de cristal de roche (Fig. 10), l'axe du premier, asby étant perpendiculaire à la face sb^ et l'axe du second étant, au contraire, parallèle aux faces latérales as\ bs' et ab\ supposons que leurs angles réfringents abs et bas' soient égaux, et qu'on les ait reunis par. la face «ft, avec du mastic en larmes, de telle sorte qu »»