‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 130 sur 240 · CHAP. IV.— POLARISATION ROTATOIRE MAGNÉTIQUE · texte numérisé non relu

CHAP. IV.— POLARISATION ROTATOIRE MAGNÉTIQUE

»t c'est en eflFet dans ce sens opposé au premier que sont tourles cette fois les plans de polarisation.

n suflSt donc de considérer le flint, ou en général le corps liaphane soumis à l'électro-aimant, comme un corps magnétisé )ar influence; de voir, dans cette hjrpothèse, où seraient son )oIe austral, son pôle boréal, et son axe magnétique. On sait ilors dans quel sens marcherait le courant qui le constitue à état magnétique ; ce sens sera toujours celui du mouvement des >lans de polarisation.

Cette proposition fondamentale nous conduit à plusieiu*s conequences importantes, qui toutes ont été vérifiées par Fexpéience.

1* Entre les corps qui exercent la polarisation rotatoire atonique, et ceux qui exercent la polarisation rotatoire magnéique, il y a cette différence essentielle, que dans les premiers, e sens de la rotation est toujours le même, soit que la lumière es traverse dans un sens ou dans l'autre ; c'est pour cela qu'il ft permis de dire que telle substance tourne à droite, et telle ntre à gauche ; tandis que pour les derniers le sens de la rotaion change avec la direction de la lumière : ainsi, dans la igure 23, le sens du courant restant le même, si la lumière intre par ci et que l'observateur soit en h\ la rotation est de puche à droite, comme celle de Taiguille d'une montre; au «ntraire, si la lumière entre par V et que l'observateur se TanspoTte en a', la rotation se fait de droite à gauche. Par consent ici, quand la lumière vient à rebrousser chemin, les >Ians de polarisation ne repassent pas par les mêmes phases; on >omTait dire qu'ils se meuvent comme un bateau qui traverse ^ne riTière, et qui va à la dérive par l'influence du courant; s'il ^sse et repasse plusieurs fois, il dérive de plus en plus, chaque ^tour ajoutant son effet à celui du trajet précédent. D'après *la, on pourrait en quelque sorte se rendre compte des mou* 'ements des plans de polarisation en supposant que l'électro- ^roant détermine, dans Téther du corps diaphane, un mouvement de rotation, dont la vitesse n'est pas insensible par 'apport à celle de la lumière, et qui s'accomplit dans le sens lieme que Von a hypothétiquement admis pour être celui des 'Ourants constitutifs des aimants.

^ peut se servir de "cette propriété du mouvement progressif

du plan de polarisation pendant Fallée eA le retour du rayoD lumineux pour accroître les effet obserrés, car si Ton dispose, par exemple, des sm*faces réfléchissantes en a' et i', pour que le rayon ne sorte qu'après avoir fiût trois fois ou ânq fois le trajet entre les surfaces, les effets seront tr^l^ ou quintupla; c'est ce qui a été réalisé par M. Faraday.

2* Si le rayon polarisé traverse le flint perpendiculairemeBl i son axe magnétique a'b\ Teffet doit être nul, puisqu'alors il n*} a pas plus de raison pour que le plan de polarisation tounie de droite à gaudie que de gauche à droite. C'est ce que Vexpérience a confirmé. Jusqu'à présent aucune action sensiUe ne s'est manifestée dans cette direction.

S* Si le morceau de flint a une longueur plus grande que la distance des pôles de l'électro-aimant, s'il se prolonge à droîie de 6' et à gauche de a', il se fait alors des pôles contraires en V et en a' ; il devient en quelque sorte un aimant à points conséquents, et les effets des deux portions fa' et b'a' sont oppotfs à ceux de la portion a'b'. C'est ce qui se vérifie pareillement, soit en prenant, conmie nous venons de l'indiquer, un morceau de flint assez long, soit en prenant le morceau V&' , pour k Uie passer successivement en a' h" ou en a*&'. (Comptes renduty janvier 1846.)

Au heu de tàiie ces expériences avec un électro-aiinantoi ter à cheval, comme nous venons de l'indiquer, on peut se servir de bobines électro-magnétiques dont le fer est percé dans sa longueur d'ime ouverture de 7 ou S millimètres pour laisser passer le rayon lumineux. La figure 26 représente Yafp^él que Ruhmkorff a construit d'après cette idée, et qui atteint par- £Eiitement le but. jc et jr sont les deux bobines, ab et «if Itt pôles opposés des pièces de fer aimantées par le courant, et i la pîèc^ de flint ou en général le corps diaphane soumis à l'expérience. Une lampe LocatelU envoie la lumière sur le prisme de Nicol ou polariseur p. Le fiaiscean polarisé, se propageant dans l'axe des bobines, traverse le corps d ^ arrive à l'analyseur «j qui est un prisme de Nicol monté snr l'alidade d'un cerde divisé coname dans l'appareil de M. Biot (Fie. 32).

Dans me$ expériences , je m'étais serri de Taf^pareil à compensateur de Soleil, et j'avais pareillement employé un système de plusieurs bobines mises à la suite l'une de l'autre , oonun^ 1^

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