‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 131 sur 240 · CHAP. IV. — POLARISATION ROTATOUE MAGNÉTIQUE · texte numérisé non relu

CHAP. IV. — POLARISATION ROTATOUE MAGNÉTIQUE

représente la figure 24 ; le fer de diacane étant percé d*im trou bien cylindrique, comme dans la figure 35; alors, pour empêcher que la toupce attractive n'écrase les substances disposées entre deux bofaînea consécutives, il £rat les retenir à dMtance par des morceaux de bois debout.

S04. L'intensité de Tefifet produit par une substance donnée est érîdemment dépendante de la longueur du trajet de la lumàèxe dans cette substance; mais die dépend aussi de l'énergie de Faction magnétique sur les diverses trandies au travers desqn^es passe le rayon. La loi de l'intensité, par rapport aux dÊmensions des corps, est donc une Im trop complexe pour qu'il soit bon d'en cberdier, dès à présent, l'expression. Cependant il y a une question fondamentale qui s'y rapporte, et qu'il importât de résoudre; c'est celle de savcHir si Taction que l'électroiminBt exerce sur un point donné, est seulement fonction de la distance, on si die dépend à la iais de la distance et des matières plus ou moins impressionnables qui peuvent être interpoiées entre le point donné et la sor&ce de l'électro-aimant luî-méme. Cette question a été résolue dans un très-bon tnnrail, présenté comane sngiet de tlièse à la Faculté des scicnoes de Paris, au mens d'aoât 1847 , par M. Berlin, ancien âève de l'Ecole normale. Il résulte des expérience» de M. Bertîn, qne Faction de l'électro-aimant est simplement fonction Âe la distanœ, c'est^-ifire que chacune des tranches d^un corps est împiessionnée comme si les autres tranches n'existaient pas. Ce premier fait bien établi, il deviendra sans doute facile de déterminer la kn suivant laquelle l'aciion diminue sur les diverses Irmclies à mesure qu'elles s'éloignent des p61es, et par suite la femme des actions correspondant à une longueur douée du corps, soit qu'il reçoive l'influence d'un seul pôle, soit qu'il reçoive sinmkanément celle de deux pâles contraires et opposés. Fsats de oonnattve cette Im, on ne peut jiMqu'à présent eompsfcr les intensités relatives des diverses substances qu'en leur donnant les mêmes dimensions, et en les exposant de la même aiiniiii à l'tniacnce de l'électro-aimant; et pour aflSnner que les rapports d'intensité trouvés dans ces conditàons doivent rester les mêmes pour d'autres dimensions et pour d'autres forces magnétiques, il faudrait que la loi de la distance dont nous venons de parier ne dépendît elle-même que de la force magnétique, et

d^un coefficient constant pour chaque corps et variable d'un corps à Tautre. Les recherches tentées dans cette direction, qui sont venues à ma connaissance , ne permettent pas de résoudre complètement cette question. Cependant il semble résulter de quelques-unes des expériences de M. Bertin, que le rappor d'intensité du flint Faraday et du sulfure de carbone reste le même lorsqu'on fait varier l'énergie de l'électro-aimant entre des limites assez étendues. En attendant que des recherches plus directes et plus variées aient décidé cette question d'une manière générale, il est bon de ne considérer les intensités relathres qui ont été obtenues, que comme des valeurs particulières, et non pas comme des valeurs spécifiques propres à caractériser les substances auxquelles elles se rapportent.

M. Dertin a pareillement constaté qu'un cylindre de flint trèsactif ne donne plus d'effet sensible quand il est entièremeat caché dans le tube central de la bobine, comme le représente la figure 25.

Parmi les substances solides, les plus actives paraissent être les silicates de plomb de Matthiessen et le borosiUcate de plomb de Faraday (flint Faraday), ensuite les flints de nos fabriques, puis le sel gemme, et les verres ordinaires ou verre san$ {domb. M. Matthiessen a fait à cet égard un travail extrêmement curieux par la variété des composés transparents qu'il est parvenu à former en silicates, borates, aluminates de presque toutes les bases. {Comptes rendus de r Académie des sciences^ 21 mai et 5 juillet 1847.)

Parmi les substances liquides, le bichlorure d'étain et k sulfure de carbone, que M. Bertin a observés, et auxquels il assigne un pouvoir trois fois plus grand que celui de l'eau, Vhuile d'oUve, l'alcool et Teau elle-même paraissent être les plus actives. Toutes les dissolutions aqueuses et alcooliques paraissent plifô ou moins efficaces; la pliq>art des substances dissoutes augmentent un peu l'effet du dissolvant; eep^idant il en ^ quelques-unes qui le diminuent.

Jusqu'à présent, il parait que les gaz et les vapem^ n'exefcent aucune action sensible.

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