‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 145 sur 240 · CHAP. I. — LOI DU REFROIDISSEBIENT · texte numérisé non relu

CHAP. I. — LOI DU REFROIDISSEBIENT

et Petit ont trouvé , pour Texpiession v de vitesse de refroidissemeot due au eontaet seul d'un fluide élastique n^ayant d'autre mouvement que celui qui résulte des courants produits par les différences de température,

& est le même pour tous les thermomètres et pour tous les gaz, et égal à 1 ,233 ; c est le même aussi pour tous les thermomètres, mais il varie d*un gaz à un autre; il est égal à 0,45 pour l'air, à 0,38 pour Thydrogène, à 0,517 pour Vacide carbonique, et à O,501 pour le gaz oléiiant; h est Télasticité du gaz; f est l'excès de température ; g est un coefficient qui change avec la nature du gaz, et aussi avec la nature du corps soumis au refroidissement. Pour le thermomètre qui servait aux expériences, on avait pour^ les valeurs suivantes : 0,0092 dans Fair; 0,0318 dans l'hydrogène; 0,0089 dans l'acide carbonique; et 0,0123 dans le gaz oléfiant. Ces valeurs supposent que les températures t sont exprimées en degi'és centigrades , et l'élasticité h en colonnes de mercure, dont le mètre est l'unité. A l'aide de ces données, on pourrait comparer les pouvoirs refroidissants des différents gaz pour chaque pression. L'hydrogène comparé à l'air donnerait, par exemple ,

à la pression ordinaire A = 0,76; d'où il résulte que le pouvoir refroidissant de l'hydrogène est presque trois fr)is et demie plus grand que celui de l'air. A quoi tient cette énorme différence? Tout annonce qu'elle dépend surtout de la plus grande mobilité des molécules de l'hydrogène ; car, s'il y avait une influence des éléments chimiques , elle se ferait sentir, sans doute , par une adhésion ou par un contact plus ou moins intime des molécules du gaz avec la surface du corps qui se refroidit, et alors les tliermomètres vitreux et argentés n'auraient pas donné les mêmes résultats.

La loi de refroidissement , dont nous venons de donner l'expression générale, est très-complexe; il est, d'ailleurs, présuma- We qu'elle ne s'appliquerait pas dans l'air libre , parce que les coivants s'y établissent tout autrement que dans un ballon sphérique et étroit. Aussi, loi-sque, dans les expériences ordinaires.

on doit recourir à des formules de refroidissement dans Vair, soit pom* faire des corrections, soit pour un autre objet, il y a presque nécessité d'employer la loi de Newton , et alors on détermine les constantes comme nous Pavons indiqué.

Dans un excellent travail sur ce sujet, MM. de La Provostaye et Desains ont fait voir que les lois précédentes doivent être modifiées, même dans une enceinte vide , quand les pouvoirs réfléchissants des thermomètres deviennent considérables, et surtout dans une enceinte remplie de gaz, quand cette enceinte changede forme ou quand elle prend de moindres dimeiiMoiis. {Ann. de Ckint. et de Phy^.^ 3* série, t. XVI et XXII.)

225. Éqvillbre d*«B tkermomètM daM «me eaceiate vUe dont to«tes les parties. ne sont pas * la aftèine (eatpératere. — Soient 1 la surface totale de l'enceinte sphérique, k la portion de cette enceinte qui se trouve à la température ^, et 1 — ila portion qui est à la températiu*e 6; nous admettrons, pour plus de simplicité , que leur pouvoir réfléchissant est nul. Au centre de cette enceinte, le thermomètre devra, pour l'équilibre, prendre au-dessus de 6 une température inconnue /, qu'il s agit de déterminer.

Sa température étant f+6, sa vitesse absolue de refroidissement est ma*^*; mais, de la part de la portion 1 — k de l'enceinte, il reçoit une vitesse de réchauffement m (1 — k) a, et, de la part de la portion k y une vitesse de réchauffement nika", sa vitesse définitive de refroidissement est donc :

ma*^ — m (1 — k) a* — mkcf^.

Pour l'équilibre, il faut que cette vitesse soit nulle ; ce qui donn^» pour déterminer f, la relation

rt*=l —*-!-*«•-•.

Au lieu d'être sphérique, l'enceinte peut être cylindiique ; seulement il faut alors évaluer k convenablement.

C'est d'après ce principe que j'avais fait, en 1824, de nombreuses expériences pour déterminer la température des coip par leur rayonnement , dans les limites de ^mpérature où ces formules sont appUcables.

226. Expression de la qaaatlté totale de ekalear érnit^ par les eorps (Extrait de mon Mémoire, Comptes rendus de V Académie y 1838).— Un corps, dont le pouvoir émissif est/,

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