‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 210 sur 240 · CHAP. V. — DISCUSSION K FORMULES · texte numérisé non relu

CHAP. V. — DISCUSSION K FORMULES

tîennoil à ïéqmtear tefieatre ou à un pandlèle quelconque, et que cette îapoflflihîlké ne résulte pas des incertitudes qui peu* Tent exister sur le Tëritable tracé de Téquateur nuignétique.

. S 6. Aurores boréales.

300. Le ph«oinène des anroics boréales parait être le plus maçmfique, le plus imposant, le plus resplen<Ûssant de ceux qui puissent s'ofiHr à nos regards, et en mâine temps le phis compliqué, le plus inextricable, le jdus insaisissable de tous ceux qui s^offirent à nos redierdies. Arant cpie les premières notions de la science fussent édoses, on admirait les aurores boréales conmie on admirak le lerer et le coudier du soleil, le spectade du ciel et le mouvement des astres. Depuis qu'il est permis de les regarder aTec des yen mrâis étonnés , on les admire, cm les observe, on les mesure, et Ton n a rien appris encore sur leur origine, sur leurs causes, sur leurs lois, sur les conditions pbyâques et matéridles de leurs apparitions^ ùi même sinr le lieu qu'dles occupent, car il reste des dootes sur la question de sa- Toir si elles sont renfermées dans le sein de Tatmo^phère, ou si ^es se manifestent au delà de ses Umites. Ce serait le désesppir de la science, si la science pouvait se désespérer; nuos tous les jours elle apprend à mieux reconnaître qu'il j a entre les phénomènes naturels des liens de sid>ordination nécessaire; qne tenter des explications prématurées, c'est fnsser la méthode; qu'il feut saToir ignorer, ou plutàt savoir attendre, c'est-à-dire, chercher des phénomènes plutôt que des expUcations. Peut-être BU simple fiih, jusqu'à ce jour inaperçu, suffira pour lever le Toîle qui' nous cadie depins si longtemps tous les mj^ères de Taorore boréale.

n suffit d'indiquer combien le phénomène est grand, et combien est grande notre ignorance, pour fiûre comprendre qu'il finidrait des Tolumes entiers si Ton Toufaût rendre coai^rte de toutes les idées, de tous les systèmes, de tous les efforts d'esprit on d'imagination dont il a été l'objet. Nous ne pouvons pas entreprendre ici une telle tâdie, et nous nous Jxxnerons à rapporter la description d'une aurore boréale, telle qu'dle a été fiûte sur les heux par IL Lottin, lieutenant de vaisseau, l'un des kboiieux et xélcs observaieurs de Texpéditiim d'Islande.

L'observatoire météorcdogiqoe ou M. Lottin a passé B mois

79i LIVRE Vni. — MÉTÉOEOLOGIE.

(de septembre 1S38 à avril 1839), éuît éuUi à Bossdop, sur la cote de West-Finmark, par 7& de latitude boréale ^ pendant ces 206 jours on a observé 143 aurores boréales; parmi lesquelles il s'en est trouvé 64 pendant la nuit de 70 Jours qui règne flans ces parages, depuis le 17 novembre jusqu'au 25 janvier.

Voici maintenant comment M. Lottin décrit le phénomène (la fi<»ure 12 (Pl. 40), copiée sur ses dessins, pourra (adiiter riutelligence de la description) :

« Le soir, entre 4 et 8 heures, la brume légère qui règne presque habituellement au nord dans la direction du Fiord, à k hauteur de 4 à 6^, se colore à sa partie supérieure, ou plutôt se fi^nge des lueurs de Taurore , qui existe derrière. Cette bordure devient plus réguUère et forme un arc vague, d'une couleur jaune pâle, dont les bords sont difiiis et dont les extrémités s'appuient sur les terres.

« Cet arc monte plus ou moins lentement, son sommet restant dans le méridien magnétique ou à très-peu près; ce qu'il n'est pas facile de déterminer avec exactitude, à cause de son mouvement ascensionnel et de sa forme déprimée.

« Bientôt des stries noirâtres séparent régulièrement la matière lumineuse de Tare ; les rayons sont formés ; ils s'allongent, se raccourcissent lentement ou instantanément; ils dardent^ augmentant et diminuant subitement d*édat. La partie inférieure, les pieds des rayons, offrent toujours la lumière la plus vive, et forment un arc plus ou moins régulier : la longueur de ces rayons est souvent très-variée, mais tous convergent v^sun même point du ciel, indiqué par la direction de la pointe sad de Taiguille d'inclinaison ; parfois ils se prolongent jusqu'il letur point de réunion, formant ainsi le fragment d'une immense cou» pôle lumineuse.

« L*arc continue de monter vers le zénith; il éprouve un mouvement ondulatoire dans sa lueur, c'est-à-dire- que, d'un pied à Tautre, Téclat de chaque rayon augmente successivement d'intensité; cette espèce de courant lumineux se montre {^ sieurs fois de suite, et bien plus fréquenunent de Tooest à Teal que dans le sens opposé. Quelquefois, mais raranent, un mouvement rétrc^rade a lieu immédiatement après le premier, et aussitôt que cette lueur a parcouru successivement tous les rayons de Touest à Test, die se dirige dans le sens imrene, revenant

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