‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 213 sur 240 · CHAP. I. — EXPÉRIENCES DE MM. FIZEAU ET BREGUET · texte numérisé non relu

CHAP. I. — EXPÉRIENCES DE MM. FIZEAU ET BREGUET

ioiages de retour des réflecteurs r et r', le champ de vision montre les deux déplacements inégaux n' (Fig. 7), savoir le petit déplacement de l'image de retour de r, et le déplacement presque double de Tirnage de retoui' du réflecteur r; celle-ci a un caractère bkn reconnai^sable , elle est d'un bleu verdâ^e, accusant la coloration sensible des 4 mètres d'eau qui ont été traversés parles rayons qui la composent.

Le réflecteur r" (Fig. 8) est disposé pour faire une expérience comparative de Tair et de Teau en disposant les choses pour que la déviation doive être la même, dans le système des ondulattoDS ; mais à cause de T interposition nécessaire de la lentille divo^ente l\ M. Fizeau regarde cette expérience comme moins décisive. Je ne me rends pas compte de cette difTérence ; cette compensation des distances n'introduit pas ici d'autres éléments que ceux qui existent entre r et r'. Je regrette au reste <fc n'avoir pas eu l'occasion d'examiner et par l'expérience et par le calcul l'influence de ces compensations qui peut avoir une infloence considérable sur les résultats, comme je l'ai indiqué en parlant des expériences de M. Foucault.

Expérienee de M. Flxemo mr les BiodLllleatieBs qo'éproare Im Tiiesse de 1» iuMiére BuiTant q«*eUe se propage &mmm le sens ëm meweatent de l*em« •« ea sens eeBtndve. — «- La vitesse de la Itmnère est toujours fel grande par rapport à la vitesse que nous pouvons imprimer aux corps pondérables qu'il y avait peu despoîr de parvenir artifiôellemeut à modifier la première par la seconde. On avait fait sur ce point diverses conjectures et bon nombre d'expériences qui n'avaient donné aucun résultat décisif; on était donc en général disposé à admettre que, dans les corps animés de la plus grande vitesse , la lumière se propage seulement de la même manière que s'ils étaient en repos. Cette question cependant a un très-haut degré d'intérêt pai*ce qu'elle est la seule peut-être dont la solution puisse nous apprendre quelque chose sur les caractères essentiels des forces qui unissent l'éther à la matière pondérable* M. Fizeau ne s'est pas laissé décourager par les tentatives antérieures, et les belles expmences qu'il a faites sur ce sujet donnent enfin à la théorie mathématique un élément nouveau, dont sans doute elle s'empressera de développer les conséquences.

le dois me borner ici À fsiire connaître sa méthode expérimen-

ta]e en indiquant rapidement les résultats auxquels il est par- Tenu {Comptes rendus de Vjicadémie des^ sciences ^ t. XXXIII, p. 351, séance du 29 septembre 1851).

La disposition de l'appareil est représentée (Pl. 36 b, Fig. 1, 2, 3f 4, 5, 6). La figure 1 est une Tue perspective de rensemble; la figure 2 est un plan, réduit aux seuls éléments nécessaires pour faire bien comprendre la marche des rayons lumineux , elle est repérée sur la première et en jetant les yeux sur Tune et sur Tautre, il sera facile de prendre une Juste idée du mouvement de la lumière et des modifications qu'elle éprouve.

On distingue d^abord trois pièces essentielle, savoir: deux lunettes conjuguées, conmie dans rexpérience de Suresnes, ayant leurs objectifs, la première en a:, la seconde en j, avec cette différence que ces deux objectifs sont seulement à 2 mètres et demi ou 3 mètres de distance ; la troisième pièce est un système de deux tubes de verre, bien droits, de 5 à 6 millimètres de diamètre intérieur et d'environ 1 mètre et demi de longueur. Ces deux tubes parallèles et solidaires sont* fermés à chaque extrémité par une glace conunune , mastiquée avec soin pour éviter tous les effets prismatiques; puis ils portent à chaque bout deux orifices latéraux , Tun inférieur qui reçoit le tube de circulation d*eau, l'autre supérieur qui reçoit un tube courbe t^miné par une boule où vont se loger toutes les bulles d'air. Les axes de ces tubes sont à 9 millimètres l'un de l'autre, on les ajuste en conséquence à 4°'°',5 de Taxe commun des deux objectif, afin qu'ils soient traversés par le fsùsceau lumineux centraL

La rapide circulation de l'eau se fait de la manière suivante : quatre flacons tubulés 1,2, 3, 4 (Fig. 1) qui contiennent le liquide ont entre eux des communications diverses pour Tair qui donne la pression et pour l'eau qui la reçoit. Pour l'air, ib communiquetit en croix, savoir { 1 et 3, au moyen de l'embranchement / et de ses deux tubes u ; 2 çt 4, au moyen de l'embranchement i et de ses deux tubes ç. Pour l'eau ils communiquent parallèlement, savoir : 1 et 2 par le tube d'observation U 3 et 4 par le tube d'observation l! . De plus, f communique an réservoir à air comprimé w au moyen du tuyau de plomb k et du robinet p^ tandis que i communique avec le même réservoir w au moyen du tuyau de plomb q et. du robinet r. Enfin les robinets /? et r, représentés en coupe (Fig, 6) en/?', r\ sont

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