CHAP. I. — EXPÉRIENCES DE M. FIZEAU
des robinets à deux eaux; dans la posidon représentée (Fie. 6), p enToie le gaz comprimé à Fembranchement / et par suite aux flacons 1 et 3, tandis que r intercepte la pression et communique avec l'air atmosphérique, ce qui met Tembranchement i' et par conséquent les flacons 2 et 4 sous la pression ordinaire de Tatmosphère; mais, que chacun de ces robinets soit tourné de 90*>, alors on obtient l'effet inverse, Tair des flacons 1 et 3 retombe sous la pression atmosphérique, et celui des flacons 2 et 4 reçoit la pression du réservoir w.
Par ce mouvement alternatif des robinets , le même liquide passe eh sens contraire dans chacun des deux tubes d'observation; sur quoi il importe de remarquer encore que son mouvez ment est toujours croisé ou différent dans les deux tubes : si dans le tube f, par exemple, il va de Tobjectif j vers l'objectif X , dans le tube t' il va , au contraire , de x vers y^ et réciproquement.
M. Fizeau a pu produire ainsi des pressions de plus de deux atmosphères effectives , et imprimer à l'eau des vitesses d'environ 7 mètres par seconde.
Revenons maintenant à la figure 2 pour indiquer la marche des rayons lumineux. La lumière solaire s , concentrée par une première lentille /, arrive sur un diaphragme a qui porte une fente étroite; elle rencontre ensuite une lentille cylindrique b et donne, en son foyer c, une image linéaire et très- vive de la fente du diaphragme : c'^t là , à proprement parler, la source de lumière, non pas le point lumineux, mais la ligne lumineuse: Une double glace parallèle g^ représentée plus en grand en ^, est inclinée de 45^ sxxr l'axe commun des deux lunettes, et placée en avant du foyer principal d de l'objectif :r , de manière que son centre soit à peu près à égale distance des points c et d, La lumière incidente , réfléchie par cette glace , est donc comme si elle partait du point d\ par conséquent , au sortir de l'objectif :r, elle donne un faisceau parallèle dont la partie efficace doit se propager par l'intérieur des tubes t eX t! . Un diaphragme e percé de deux fentes verticales et parallèles qui correspondent à l'axe des- tubes , arrête le faisceau et ne laisse passer que deux pinceaux étroits destinés à former des franges d'interférence. Ces pinceaux traversent donc le Uquide des tubes, soit pendant le repos , soit pendant le mouvement , arrivent par l'objectif y II. 52
MB SUPnjSMENT A L'OPTIQUE.
qui est lui-même diaphragmé, et vont cotDcidcr sur le miroir m qui occupe soa foyer; là, sauf les efiets de diffiraction, ils douneraient une image de la ligne lumineuse c y qui est en même temps l'objet et la source de lumière» Par Tefifet du réflecteur m j ces pinceaux font un échange de route : le premi» repasse exactement par le chemin qu'avait suivi le second , et vice versa; ils sont ainsi ramenés à la glace g^ ils la traversent en partie et peuvent être (disertes en d par Toculaire o. Cette obsenratioa pourrait se faire naturellement dans l'air, mais pour voir le phénomène avec netteté, et pour en avmr la mesure, il est nécessaire d^adapter en c/ un micromètre divisé snr verre, représenté à part (FiG. 5 ) en (A, (a'; ici les divisions en sont grossies par r oculaire , et il faut faire attention que les traits du micromètre ont, dans Tappareil, une direction verticale ainsi que les franges dont ils doivent mesurer le déplacement.
La distance de 9 millimètres, qui existe entre les deux fentes du diaphragme e, ne donnerait qœ des (ranges d*une extrême finisse. M. Fizeau remédie à ce grave inconvément en ajustiat sur la route des rayons, entre le diaphragme e et l'objectif x, ou une seule glace parallèle et inclinée A (Fig. 4), ou deux glaces pareilles (Fig. 3 ) ; comme elles déplacent les rayons parallèlement, elles produisent le même eSSet que si l'on avait pu iapf>rocher à volonté les axes des tubes, et, par suite, les fentes du diaphragme e. Par cet artifice on obtient, en effet, nrie micromètre , des (ranges d'une largeur convenable pour fiûre les obs^vations avec précision*
A la rigueur, on devrait avoir trois systèmes de firanges, à cause des trois sur(aces réflédiissantes de la double gbœ g (Fig. 2); mais les deux systèsats produits par la réflexion à h première et à la dernière sor&ce, sont répétés hors do diamp àe vision , et l'on n'observe que le tnûstème sysièoae plm intense, qui résulte de sa réûexioa sur les deux sur&ces très^-rapprodiées du contact*
Voici maintenant les phcnûménes qnî se manifiestent :
1^ Les bandes qui traversent le AaûûBp de TcKAlaffe (iL(Fi6.d} sont les firanges sombres qui se dessinent sur les traits dn wicffh mètre lorsque l'eaa est en repos; eBes restent fiies qoand on interpose perpendiculairement tune g^aœ sor le trajet de Tun des pinceaux, ou naérne quand l'va des tubes d'obaarvatiofl eti