CHAP. II. — VIBRATIONS IHJS TUYAUX
$obseTwe que difiSdlemeDt entre les sons qui résultent des vibratioDS des (x>rdes, parce qu^en général ils ont une moindre intensité : cependant Rameau en a aussi reconnu Texistence, et Ton sait tout le parti qu'il en a su tirer pour fonder un système de orasiqne dont on ne parle plus guère.
M- M^U» Aes Tltoattons des lames o« ées tl^es. — Une lame oa UDe tige qui est fixée solidement par une de ses extrémités (Ere. 6) , et qui est firottée par un archet ou simplement écartée de sa position avec la main , exécute de / en /' une série de vibrations isochrones, qui deviennent , si elles sont assez rapides, de véritables vibrations sonores. Ces vibrations dépendent évidemment de répaisseur, de la longueur, de la densité et de Télasdcité de la matière soumise à .rexpérience, Daniel Bemouilli et Euler ont cherché la liaison théorique de ces divers éléments , et les formules auxquelles ils sont parvenus donnent les lois suivantes quand il s^agit d'une même substance ayant le même degré deiigk&é :
1* Le nombre des vibrations est indépendant de la largeur de la lame; i* il est proportionnel à Tépaisseur;
3* L*épaisseur étant la même, il est ep raison inverse du carré àe la longueur.
Chiadni avait constaté que ces lois se vérifient sensiblement par Texpérience; cependant M. BaudrimoQt, en opérant sur des lames de cristal, de zinc, de cuivre, de cristal de roche et de hêtre {Jnm. de Chim. et de Phys.^ t. XXXII, ann. 185t), trouve qu'il se manifeste des écarts notables et toujours dans le même sens, sortout quand l'épaisseur des lames approche de 8 ou 10 milli-
Ces lois se rapportent au cas où la lame , fixée ou encastrée par me de ses extrémités, vibre dans toute sa longueur sans se par* tageren ventres et en nœuds ^ comme nous le verrons plus loin*
3JS. Ij«I Acs vilbimtloms de 1» Blrème — Cet instrument , imaginé par M. Cagniard de La Tour, est disposé de la manière suivante :
t^ff (FiG. 13), boîte cylindrique de cuivre, ayant 8 ou tO centimètres de diamètre et environ 3 centimètres de hauteur; la sor&ce snpériemre de la table ti est plane et très-polie.
ss' ouverture percée au miUeu du fond ff .
74 LIVRE T. — ACOUSTïttUB.
yy ^ mj&a porte'-^ent qui se visse on Vajosle dans Tovf^erture w'.
ç^ onrertures percées dans la table tf*, elle» sont disposées circulairement et éqtiidistantes entre elles (Fi«. 14) : <m en peut faire 10, par exemple, et on leur donne de telles dioKnsioas que les intervalles pleins qui les séparent aient tm peu plus de largeur que les ouvertures elles-mêmes,
pp' , plateau mobile dont la surface inférîeare s'appUqie exactement sur la tshle , sans cependant exercer de frottenem sensible.
Xy axe autour duquel te plateau pp' peot toesner d'un moavement plus ou moins rapide.
Uy ouvertures percées dans le platean pp'j et exactement cof^ respondantes aux ouvertures i» de la tsJïle, par leur nonkie, lem* position €« leurs distances respectives. Ainsi, toutes lœ ouvertures de la table sont ouvertes à la fois ou ferméesà h fois, suivant que la rotation du plateau amène sur elles les ouveitows K ou les intervalles pleins qui séparent ces ouvertures.
i , vis sans 6n qui se trouve vers la partie supérieure de Taie de rotation x,
rr\ roue de 100 dents que la vis sons fin met en mouvement.
cc\ roue indépendante qui ne passe qu'une dent pour chaque révolution de la roue rr' ; c'est un bras fixé à Taxe de r/ qui vient la pousser d'un cran.
Les axes de ces roues portent des aiguilles qui parcourent des cadrans divisés d et df (Fio, 12); ces aigœlles et les roues qui les mettent en mouvement forment le compteur de la sirène. On peut à volonté faire marcher le compteur ou l'airêter : pc**" cela , il sufBt de presser le bouton b pour faire engrener la roae rr' avec la vis sans fin , ou le bouton i' pour désengrener ; dans ce dernier cas , les dents ée cette roue vont heurter contre an arrêt qui amortit immédiatement la vitesse acquise.
Nous devons ajouter encore que les ouvertures du plateau sont inclinées aux faites (Fio. 15), de telle sorte que la vitesse du vent qui est poussé dans la boîte par le porte-vent, snft* pour imprimer au plateau un mouvement de rotation de pl^ en plus rapide.
Cela posé , pour comprendre le jeu de la sirène comme la* strument d'acoustique, imaginons pour un moment qu'il nj