DENSITÉ
dont
le diam. — 4 ••,
à la temp. léro.
BHB^BBBI^SBaBBSaBBBBiBIBBBSB^BaBBaaHBaaBBBBiBBS
Ces réstdtats, toujours indépendants de Tépaisseur des tubes , sont aussi indépendants de la matière qui les compose, pourvu toutefois que cette matière puisse être mouillée par le liquide.
On a longtemps admis, d'après quelques inductions théori-> ques , que pour un même liquide les différences de niveau sont en raison directe de la densité ; mais les expériences précises de M. Brunner et de M. Frankenheim démontrent qu'il n'en est pas rigoureusement ainsi, et que, pour des températures croissantes, les hauteurs des colonnes liquides soulevées par la capillarité décroissent toujours un peu plus rapidement qu'elles ne feraient, si elles restaient proportionneUes à la densité.
M. Brunner a même soigneusement constaté que, entre 0 et 4**, l'élévation capillaire de l'eau va en diminuant, bien que la den^sité aille en augmentant.
CHAP. h — CAPILLARITÉ. 5
Dans toutes ces expériences, une précaution indispensable est de nettoyer parfaitement les parois intérieures des tubes et d^enlerer toutes les impuretés qui pourraient les souiller.
Nous devons remarquer de plus que toutes les fois qu'il y a ascension^ dans un tube capillaire assez étroit, le sommet de la colonne liquide prend la forme d'un ménisque concave^ c'est une demi-sphère de même diamètre que le tube (Fig. 4); au contraire, quand il y a dépression, le sommet de la colonne liquide prend la forme d'un ménisque convexe (Fig. 5). Ces formes sont essentiellement liées à l'ascension et à la dépression; car si l'on enduit de quelque corps gras la siurfoce intérieure d'un tube de Terre, et qu^on en plonge l'extrémité dans de l'eau colorée, on observe que non-seulement l'eau cesse de s'élever au-dessus du niveau, mais qu'elle reste déprimée dans ce tube enduit de graisse, et qu'en même temps* le sommet de la colonne prend la forme du ménisque convexe^ comme feit le mercure dans les tubes ordinaires, n résulte de cette observation que les différences de niveau dépendent de la forme du ménisque , et qu'ainsi toutes les causes accidentelles qui pourraient empêcher celui-ci de prendre la forme exacte qu'il doit avoir, empêcheraient aussi, par cela même , le liquide de parvenir à la hauteur précise à laquelle il doit trouver la stabilité de son équilibre. En effet, lorsqu'on plonge dans l'eau un tube dont la surface intérieure semble même très-nette, on observe presque toujours des dentelures plus ou moins marquées sur les bords du ménisque , et si l'on répète alors Texpérience plusieurs fois, on trouve des nombres fort différents. 4. Quand les tubes ne sont plus très-étroits, le ménisque cesse d'être hémisphérique, le sommet s'aplatit à mesure que le diamètre augmente, et bientôt quand les tubes sont assez larges, le ménisque prend la forme d'un plan dont les bords seuls s'infléciiîflsent en courbe concave ou convexe, comme s'Us étaient attirés ou repoussés par les parois. C'est ce qui arrive , en général, SOT l'eau ou sur le mercure, dans les appareils gradués qui servent à mesurer les volumes des gaz. Les divisions de ces appareils, faites au diamant, indiquent des capacités égales , par exemple , des centimètres cubes ou des dixièmes de centimètre cube; mais, eUes ne doivent correspondre ni au sommet du ménisque ni au cercle de contact du liquide avec la paroi, il faut, pour l'exactitude, qu'elles marquent le plan d^affleurementj c'est-à-
dire celui qui terminerait la colonne liquide si elle était pressée par un piston plan et parfait.
M. Danger, très-habile constructeur de ces sortes d'appareils, procède en effet de la sorte, pour y parvenir il a dressé le tableau suivant.