‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 30 sur 240 · CHAP. IV. — VIBRATIONS DES GAZ · texte numérisé non relu

CHAP. IV. — VIBRATIONS DES GAZ

par BrugnateHi et Pictet; mais c'est, je crois, de La Rive, de Génère , qui a le premier analysé les phënomènes qu'il présente [Jomrm, de Phjrsiq.^ t. LVI, p. 165 ). L'hydrogène étant alfamié à rextrémîté du tube effilé de verre t ( Pl. 26, Fig. 30 ), on approche un autre tube long et large ab dans la position marquée par la figure, et Ton entend un son très-intense. La Tapeur d*eau formée par la combustion se condense rapidement, et détermine ainsi , à quelque distance de la flamme , une rarébcdon ou une espèce de vide dans lequel l'air environnant se pécipite, et le même phénomène se répétant avec une excessive rapidité, on conçoit qu'il en doive résulter un son dont VÎDtenâté et la gravité dépendent du volume de la flamme et des dimens^ions du tuyau qui l'enveloppe.

Enfin , Ton peut dans une masse d'air déterminée exciter des

sons par communication , c'est-à-dire par le moyen d'un autre

son qin est produit à quelque distance. Tout le monde sait que

ceitaôns sons de la voix se renflent et prennent l>eaucoup d'in-

toisité Jors^'on les forme devant un vase ouvert ayant une

grandeur convenable : alors Tair du vase vibre , et vibre à l'u-

ïôssoa avec la voix à laquelle il donne tant de force et d'éclat ;

et, comme une même masse d'air prend plusieurs modes de

vibration , il suffira pour la fiiire vibrer par communication , de

produire à une petite distance l'un des sons qu'elle peut rendre.

Mais , pour donner à ce phénomène plus de régularité , Savart

a imaginé d'ajuster ensemble deux tuyaux d'un grand diamètre

qui glissent Tun sur l'autre conune des tuyaux de lunette : ils

peuvent être tout à fait ouverts aux deux bouts , ou bien avoir

on bout ouvert et l'autre fermé. Par ce moyen on peut faire

varier à volonté la colonne résonnante, et par conséquent la

rendre {nto^m^ à renforcer le son que l'on' produit à son extré-

nmé Gurerte avec un timbre, une cloche, ou seulement une

hane vibrante. Les sons résultants ont une force et une rondeur

qui étonnent toujours quand on les entend pour la première

feis. L'appareil de Savart est représenté ( Pl. 26, Fig. 29 ); le

grand timbre t est ébranlé avec un archet.

Sot les théâtres des anciens il y avait des cases renforçants cKsposés avec art autour de l'acteur, et destinés à donner plus d'édat aux vibrations de sa voix.

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