‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 69 sur 240 · TÉLESCOPES · texte numérisé non relu

TÉLESCOPES

180. Télesei^^e«* -^ La pièce essentielle de tous les teles(x>^ pes est un grand miroir concave de métal qui est tourné Ter» Tobjet et qui en donne une image réeUe et renvrasée d*après les lois dont nous avons précédemment parié (77). Mais, comme il y a diverses manières di'obs^rer cette image, il en résuke diters instruments que nous allons successivement exannner.

Télescope 4« Chregor^. *— Le grand miroir concaye mm* (Pl. 31 , FiG. 13) est percé en s(m centre de figure d'une ouverture circulaire cc\ Les rayons incidents IF vont former en it une image réelle et i^nversée de l'objet ; cette image tombe audevant diji petit miroir concave p^ à une dbtance un peu pins

CHAP. V. — TÉLESCOres. Î55

pande qoe la mmtié da rayon ; alors elle derient comme mi objet, et dôme naissance à une seconde image redressée, qui csl renvoyée dans l'oir?eiture ce' ; là, nn oculaire la reçoit pour Tinplifier encore, et l'œil la regarde en o ; une grande vis ss\ iaox le bouton est 6, sert à éloigner ou à rapprocher le miroir (/, svrsit que Tobjet qu'on observe est plus près ou plus loin.

Tflije^ye 4to Cftasegfrala. -^ Au petit miroir concave p de Gffgory, Gaa5^;rain sfd)stitue un petit miroir convexe x (Fig. 1 4) qn dok recevoir les rayons awxnt qu'ils aient formé l'image léeBe de l'objet : alors les rayons sont non-seulement réfléchis , mais leur convergence est diminuée, et l'image réelle et renversée Tient se former au même lieu que la seconde image du télescope de Gregory ; là elle est reçue sur l'ocidaire , et l'œil Tobserve comme dans le cas précédent.

Tékfpc de Newt^M* — Au lieu d'un petit miroir concave oaconexe. Newton emploie un petit miroir plan/? (Fig. 15) qiB reçoit le fisâsceau sous un angle de 45* pour projeter Timage rédie Jblmdeiiient sur un oculaire semblable aux précédents.

L nvention dn télescope remonte à Vannée 1663, elle est due à Giegory, d'Aberdeen; il est présumable que Newton en avait oonoaissaiice, lorsqu'il fit lui-même en 1666 construire son télescope, d'im système un peu différent; la modification apportée parGtsacgrain date seulement de 1672, son seul avantage est de lédnre la longuem* de l'appareil d'une quantité égale au double de h distance focale du petit miroir. Le télescope de Gregory est le seol qui ait rendu des services à l'astronomie pendant à pen près im siède, jusqu'à Tinstant où W. Herschel réussit à constroire lui-même des télescopes d'une dimension colossale, ^ devûent lui permettre de pénétrer dans le ciel à des proindeors incomparablement plus grandes. Le système newtonien était le seol qui pût se prêter avec avantage à ces constructions gigantesques, parce que le grand miroir reste entier, sans ouFerture au milieu, et parce que l'observateur peut se placer cm Ixm lui semble. Le plus puissant des télescopes de W. Hersdiel fiit achevé vers 1780 ; le réflecteur a plus de 4 pieds <le£ametre (49 pouces ^ ou l'",25), la longueur du tube est de pr» de 4Û pîeds ( 39 pieds ou 1 1",90) et son diamètre de prés de 5 pieds (58 ponces ou 1",60) ; le miroir seul , de 9 centimètres d'épaisseur, pèse environ 1000 kilogrammes. De telles masses se

manœuvraient cependant facilement, parce qu'elles étaient établies sur ime vaste plate-forme de chêne de 50 pieds de diamètre, tournant elle-même sur une solide plate-forme de pieire au moyen d'un axe central et de 20 galets métalliques. Dans les observations voisines du zénith, le tube étant presque vertical, le miroir en formait le fond et reposait directement sur la plateforme mobile ; là était le point d'appui de tous les mouvements verticaux du tube ; quant au mouvement latéral il s'obtenait par la rotation de la plate-forme elle-même. Après quelques essais, W. Herschel reconnut qu'il fallait supprimer le petit réflecteur de Newton, et adopter ce qu'il appelle la t^ue de frontj ce mode consiste à faire venir l'image réelle à la bouche même du tube, non pas dans l'axe, mais près du bord, et à l'observer là directement avec des oculaires convenables ( voy. plus loin u* 123 la disposition des ocula&es, qui est à peu près la même pour les télescopes et les lunettes); ainsi l'observateur, par d'ingénieux moyens mécaniques, est suspendu au sommet du tube, et le haut de sa tête n'arrête presc[ue aucun des rayons qui vont au réflecteur, dont le diamètre est à dessein moindre que celui du tube. Avec des oculaires simples, analogues à des lentilles de microscope, d'un court foyer, W. Herschel obtenait des grossissements de 6000 et même de 6450. D'autres télescopes de 20 pieds de longueiu' se trouvaient pareillement à l'obseivatoire de Slough, et M. J. Herschel , avait emporté l'un de ces appareils au cap de Bonne-Espérance, dans le voyage qu'il a entrepris de 1834 à 1838 pour aller étudier le ciel de l'hémisphère austral. C'est à bon droit que le télescope newtonien est maintenant appelé télescope herschéUen.

Parmi les grands appareils modernes de ce système on doit citer celui de lord Ross , en Irlande, et celui de M. Lassell près de Liverpool, qui ont servi l'un et l'autre à des découvertes récentes d'un très-haut intérêt.

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