‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 83 sur 240 · CHAP. VI. — NÉBULEUSES · texte numérisé non relu

CHAP. VI. — NÉBULEUSES

Paris, en. 1780, d'après les observations de Messier à Paris, et deLacaille, au cap de Bonne-Espérance. On ne connaissait alors que 103 nébnleuses, tant pour Thémisphère boréal que pour lliémisphère austral. En peu d'années W. Herschel en ajouta plus de 2000, et dans le cours de ce siècle le nombre n*en a psété grandement accru, si ce n*est par les découvertes que soniUttstre fils, sir J. Herschel, a été faire au cap de Bonnehfmace pendant les années 1835 à 1839. Dans. ces contrées où ie pôle antarctique s'élève d'environ 34* au-dessus de Thorizon, et où Lacaille , près d'up siècle auparavant, avait aperçu dans son très-médiocre télescope 42 nébuleuses dés plus remarquables, M. Herschel en a trouvé environ 1700, ce qui étend considérablement nos connaissances à ce sujet pour Thémisphèi-e austral , ou plutôt pour la région polaire antarctique.

Les nébuleuses nous apparaissent sous les formes les plus variées : les unes sont arrondies et ovales, à peu prè$ pomme des comètes sans queue; d'autres, sans s'écarter beaucoup de cette forme générale, présentent à l'intérieur des régions plus lumineuses , contournées et arrondies de diverses façons ; d'autres s'allongent comme Aes ellipsoïdes presque lenticulaires, etc., etc. J'ai emprunté à l'ouvi-age de M. Herschel (Results ofastronomical observations^ meule during theyears 1834, 1835, 1836, 1837, 1838 at the cape of Good-Hope^ Londres, 1847) ^elques-unes des figures les plus petites et les plus caractéristiques pour donner au moins une idée de ces apparences extraordinaires qui doivent désormais occuper une si grande place dans l'étude des mondes stellaires.

(Pt. 31 B, FiG. 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17.)

Fie. 11, nébuleuse d'une nature singulière, ovale bien défiilî, se distîguant des ovales ordinaires , par une sorte d'axe vague, informe, courbé vers les bords et beaucoup plus lumineux que le reste.

FiG. 12, nébuleuse de forme annulaire, dont il y a- deux exemples dai|s l'hémisphère boréal; son apparence est celle fpie présenterait une enveloppe sphérique composée de matière lunûneuse, ayant peu d'épaisseur par rapp'ort à son diamètre; l'anneau brillant correspondrait à l'épaisseur de l'enveloppe et 1 intérieur qui se fait voir seulement par une faible lumière accuserait, sous l'enveloppe, un globe vide ou transparent.

298 IJVRE VL — OPTIQUE.

FiG. 13], nébuleuse ellipsoïde presque leuticukîre , dont le milieu semble se condenser de plus en plus et prendre une appa:» rence sphéroïdale ; il y a un grand nomlu^ de nébideuses ofirant ce caractère.

FiG. 14, nébuleuse dont Tensemble est un paraUélogrammey accidenté de telle façon qu'il rappelle le profil d^un buste en

silhouette.

FiG. 15, nébuleuse déjà observée par Lacaîlle dans le Cen^ taure, elle est un des plus parfaits spécimens de ces nâMileuses ovales, larges et faibles, ayant à Tintérieur un noyau ovalê, bnl-^ lant, excessivement condensé,. qui semble laisser Toîr à riib-^ teneur un grain arrondi.

FiG. 16, nébuleuse dont la tête arrondie et plus condensée que le reste laisse apercevoir un noyau qui est ré^olçahle en étoile double par un fort grossissement; dans le vaste appendice qui raccompagne en forme de faucille ou de lai^e spiroïde, se trouvent dispersées d'autres petites étoiles. Elle se trouve près de v| d'Argus, dans cette région, la plus riche de la voie lactée, où M. HerscheL compte 5093 étoiles dans l'étendue d'un degré carré.

FiG. 17, nébuleuse^ magnifique amas globulaire du Centaure^ qui est au delà de toute comparaison le plus grand et le plus splendide objet de cette espèce qui ait été vu dans le ciel ; dans un espace d'environ un quart de degré carré , les étoiles sont si amoncelées, si pressées, qu'elles sont littéralemeat innomlurables*

Ces divers exemples appartiennent à des nébuleuses de petiteétendue , ayant des formes bien caractérisées ; mais il y a ea grand nombre des nébuleuses qui occupent une partie^conskie^ rable de la voûte céleste et dont les limites s éteignent sans qu'on puisse en arrêter le contour. Elles sont alors conune un yaste ensemble dont la continuité se révèle par des linéaments de lumière qui deviennent çà et là plus denses ou plus transps* rents. Les recherches ultérieures nous apprendront peut-être s'il s'accomplit quelques mouvements ou quelques mutatûms dans ces mondes au delà desquels nos yeux ne peuvent plus tien t^ht aujourd'hui du grand ^ectacle de la création.

UVRE VL — orriQUE..

CHAPITBE TH.

Des Interférences et de la Difiractioii.

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