Sypotlièses rar le mode il>xlatenee de Im lumière
?fou$ avons pu exposer les lois générales de la réflexion, de la réfraction et de la décomposition de la lumière, eh nous appuyant seulement sur Texpérience, sans qu^H f&t besoin , pomr les faire comprendre , de recourir à aucune considération théorique sur la nature de la lumière ou sur son niode d'existence. Cette méthode purement expérimentale ne peut plus s^appliquer avec la même simplicité aux phénomènes de diffiraction^ qui mettent en, i^dence des propriétés toutes nouyelles et si intimement liées à la théorie qu*il serait impossible de les présenter d^une manière ^aire et précise, sans avoir une idée générale du mode de nourement qui constitue la lumière. Nous commencerons jonc par rappeler en peu de mots les deux systèmes auxquels ^ lans tous les temps, les physiciens se sont arrêtés, savoir : e système de rémission et le système des vibrations ou des on" iulatîons.
Le système de rémission suppose que la liunière se propage )ar un mouvement de transmission ou de translation^ c'est-àlîre que les molécules lumineuses reçoivent des corps lumineux me fmpuMon qui les lance de toutes parts , comme de peûts irojectiles animés d'une prodigieuse vitesse. Ainsi, quand nous ('gardons le soleil, lés molécules qui nous frappent seraient sories de la substance propre de cet astre 8' 13^ auparavant, et Vloignant sans cesse d*un mouvement continu elles auraient» lans cet intervalle, franchi les 40 millions ^e lieues qui nous en l'parent. Ces molécules auraient une existence matérielle indé- •endanle du mouvement qui les anime ; mais leur masse, infininent petite, ne serait point soumise à Faction de la gravite j lie constituerait une matière différente de la matière pesante, a diversité des couleurs résulterait de la diversité des vitesses ; t réflexion serait analogue à celle des corps élastiques; la ré-
fraction supposerait : 1° que les milieux diaphanes laissent entre leurs molécules pondérables des espaces assez grands pour que les molécules lumineuses pussent les ti-averser librement^ 2* que les molécules pondérables exercent une puissance attractive qui, ense combinant avec les vitesses acquises,' produit les déviation) que l'oo observe.
Le système des vibrations ou des ondulations suppose au contraire que la lumière se propage par un mouvement de vibration qui se communique de proche en proche avec une grande vitesse dans une substance impondérable que l'on nomme élher. Ainsi, dans cette hypotlièse, la lumière est analogue au son, du moins dans ce sens que le son est un mouvement de vibration dans l'air ou en général dans la matière pondérable, tandis que a lumière est un mouvement de vibration dans la substance élherée. Partout où le son se propage, il y a miatière ; partout ou la lumière se propage, il y a de l'étber. Donc l'éther remplit I espace, car il n'y a pas un point de l'espace qui ne soit accessible à la lumière : il se trouve entre le soleil et la terre, eotre tous les corps de notre système planétaire, et dans l'espace indéfini qui nous sépare des étoiles les plus éloignées, car il n y » pas un point de cette immense étendue qui ne soit à chaque wsun traversé par d'innombrables rayons de lumière, et ce n est pas seulement dans le vide des cieux que l'étiier est répandu, ww il pénèlre dans tous le» corps, il remplit tous les intervalle q<« laissent entre eux les atomes pondérables. Si l'éther n evsw pas dans toute l'étendue de l'atmosphère, la lumière des « n'arriverait pas jusqu'à nous; s'il n'existait pas dan» 1 W' verre , le diamant et tous les corps diaphanes, ces corps ne laisseraient pas traverser par les ondes lumineuses , eniin, n'existait pas daits les intervalles qui séparent les atomes de n enveloj^e matérielle, la lumière ne pourrait pas nous atl ^ i les ondulations ne passeraient pas dans les humeurs de 1 ' jusqu'aux fibres nerveuses de la rétine, dernier terme visiD notre raison puisse les suivre. Les corps opaques eux •ont remplis d'éther, car ils deviennent transparents lorsq" une ténuité suffisante. ^
insi , le système des ondidntions nous conduit i » istence d'une matière, ou plutôt d'une substance, w ^ elle se trouvent dispersés, suivant des lois étwncl***»