‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 85 sur 240 · CHAP. TII. — HYPOTHÈSES SUR LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

CHAP. TII. — HYPOTHÈSES SUR LA LUMIÈRE

vers firagments de matière pondérable qui constituent les planètes et Jes astres.

Cependant, A Téther est partout , il n'est pas partout identique à lui-ménib. Il est probable que dans le vide des espaces célestes, comme dans le vide artificiel produit par nos machines, il uy a nulle différence dans la' distribution de cette substance, et par œnséquent nulle différence dans la msffche de la lumière. Mais, dans Tintérieur des coi'ps, la lumière se meut diyersement, les ondulations changent de vitesse et de longueur, et par conséquent Féther prend des élasticités différentes. Nous reiTODS même par les expériences de polarisation, que, dans la phipautt des corps cristallisés, son élasticité n'est pas la même dans tous les sens.

Si, dan^ toute son immense étendue , l'éthèr était en repos parfait, le monde entier serait dans les ténèbres ; mais qu'il soit ébranlé dfins quelques points , à l'instant la lumière jaillit et se propage indéfiniment de toutes parts ; comme dans une atmosphère parfaitement tranquille , la simple vibration d'une corde fait naître un son qui se propage au loin suivant des lois déterminées. La lumière^ qui est le mouvement, doit donc se distinguer de la substance éthérée elle-même dans laquelle le mouvement s'accomplit, comme le mouvement vibratoire qui constitue le son doit se distinguer de l'air, ou en général de la matière pondérable dans laquelle les vibrations s'accomplissent.

En parlant des ondes sonores, nous avons admis que le mouvement des molécules se fait dans le sens du rayon sonoi*e, c'est-à-dire qu'elles s'éloignent et se rapprochent alternativement du centre d'ébranlement; mais nous devons considérer ici le mouvement de vibration d'une manière plus générale, et reconnaître que le déplacement des molécules ou des portions de l'é-* tfaer peut tout aussi bien se faire perpendiculairement au rayon que dans le sens même du rayon. Ainsi , quand on allume une bougie dans les ténèbres, la lumière se propage dans un temps infiniment court, suivant la -ligne qui va de la bougie à l'œil; tnaîs rien n'empêche que les mouvements vibratoires que l'acte de la combustion communique à l'éther environnant, ne s'accompliisent perpendiculairement à cette ligne et dans un plan V^lconque. C'est sous ce point de vue tout à fait général que ''otis examinerons les phénomènes dans le système des ondula-

rions, sauf à chercher des caractms distinctife pour constater, s'a est possible, le sens dans lequel les vibrations s'exécutent en réalité.

130. ExiiéHcMee de Fremel mt les f^asge/preMtes f» 1» MneemtFe des rayens réfléeUs. — Deux miroîre métalKqaes plans sont disposés Terdcalement à coté l'un de Tautre (à peu I»«s comme les feuillets d'un livre ouvert), de manière quik fassent entre eux un angle très-obtus. Une coupe horizontale des miroirs et du faisceau de lumière qui sert à rexpériencc est r^wésentée (Pc. 32, Fig, 12). Au.-d€vant de ces mirofes, ràe lentille c^Undrique d'un court foyer a concentre en f\m faisceau de lumière homogène qui vient ensuite tomb^ en partie sur le miroir /r* et en partie sur le miroir m' ; les rayons, après s'être réfléchis, loin de VintersectUm des miroirs, et loin de km ierdsj viennent se répandre dans l'espace, et là îb forment des franges y c'est-à-dire de petites bandes alternativement sombres et bnllantes , que l'on peut observer avec une loupe ou avec un micromètre que nous décrirons un peu plus loin. Ces franges présentem les caractères suivants :

l'* EUes sont parallèles à la cmnmune intersection des mirons;

y Elles sont symétiîqaes de part et d'autre du plan IcF, (fà

passe par cette intersection commune et par le milieu de lalip»

pp' qui joint les images du point f sur chacun des mirtriis; h

frange centrale qui est sur ce plan est toujours une frange bd^

3^* Les axes de diacnne d'elles se trouvent sur des bypeAoks dont les foyen sont en p etp\ et dont le centre common e^ en /;

i"" Si l'on couvre Pun des mirws, ou si Ton arrête avec un écran la lumière qui tombe sur sa surface , tùuies les franges disparaissent;

6" Si le faisceau réfléchi par l'un des nnroirs traverte une taie tonsparente à faces parallèles, soit avant, soit après la reflexian, toutes les franges sont déplacées à droite ou à gauche; loisq* dàBcaa des &isoeaux traverse une lame de même substance, ce n^est pUis en raisoa desépaisseuisabsohies, mais cnraison dch

diflferenoedesépaisseurede ces kuMs que-le d^bcement a Ken-

Cette expérience est l'«ne des -plus importantes de l'optiqoej

pan» qu'elle démontie de la mamèm Iji t.1» A^A^m^ cette réA»

Page 1