‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 86 sur 240 · CHAP. VII. — EXPÉRIENCE BE FRESNEL · texte numérisé non relu

CHAP. VII. — EXPÉRIENCE BE FRESNEL

fondamentale, savoir, que, sous certaines conditions, de la lu^ mière ajoutée a de la lumière produit les ténèbres. En effet, il est évident, par exem|)le, que la première frange sombre, qui est à côté db la firange brillante centrale, reçoit de la lumière des deux miroirs comme la firange centrale elle-même , et que c^est le coDCOors de ces deux lumières qui produit les ténèbres, puisqu'en couvrant l'un des nûroirs, cette bande prend un éclat beaucoup plus vif. €'estGrimaldi qui a le premier constaté cette action mutuelle de deux rayons de lumière {Phystco^mathesis de luminej celer ibus et iride. Bologne, 1665. Prop. 22, p. 187); phis tard, le docteur Young Ta démontrée de nouveau par d'autrès iBoyeas, et il en a déduit le principe général des interfé^ reneesy qui exprime, à la fois oette action elle-même et les conditions sous lesquelles. elle s'exerce. Ce noiot interférence^ introduit dans la science par le docteiur Young , signifie donc en général racdon mutuelle que deux rayons de lumière exercent Tun sur l'aotie.

140. Frfate^e jdes laterféMBees. — Ce principe général peut ètie énoncé de la manière suivante :

Deux rayons homogènes, émanés d'une même source, ajoutent leur éclat quand ils se rencontrent sous une petite obliquité, après avoir parcoimi des chemins dont la différence

est 0 ■— , —, —, c'est-ànlire un nombre pair de demi-valeurs

2 2 2 de i : au contraire , ils se détruisent et produisent l'obscurité ,

quand îls se rencontrent après avoir parcouru des chemins dont la différence est 1 ^, ^ etc., c'est-à-dire un nombre inipair

de demi-indeurs de ^*

La valeur de d est un nombre différent pour les diverses couleuB, et même pour les diverses nuances du spectre.

Voici le taWeau des valeurs de rf, déterminées par FresneJ avec le dernier degré d'exactitude, comme nous le verrons dans im instant.

Tableau des valeurs de d qui déterminent les périodes d'addition ou de

destruction de lumière.

Limites VaUnrs extrêmes Limites ▼«leurs mojcnnas

des conlews de J en miUioni^mes des coolews de tf en mJUjnnièmijs

principales. de millimètre. principales. de milUoiètfv. ^ ,

Violet extrême.. 406 Violet 423

Violet indigo 439 Indigo 449

Indigo bien 469 Bleu.. 475

Bleu vert 492 Vert 621

Vert jaune &32 Jaune 551

Jaune orangé 671 Orangé 583

Orangé ronge 690 Bougto OSO

Bobge extrême 645

Ainsi, deux rayons appartenant au rouge moyen du spectre se détruisent, et font du noir, quand ils se rencontrent après avoir parcouru des chemins dont la difîérence est un nombre impair

de fois -3- ou 310 millionièmes de millimètre; pour deux rayons violets, la différence des chemins parcourus doit être seulement un nombre impair de fois^— - ou Î12 millionièknes de millimètre.

Reprenons maintenant Texpérience des miroirs , et essayons d'en déduire les preuves da principe que nous venons d^énoncer, et la déterminatio[n des valeurs de d.

Le point /? (Fig. 12) étant l'image du point f sur le premier miroir, on a fn= np ei cp = cf.

Par la même raison, à Tégard du second miroir, on a /h':= n'p' et cp' = cf.

Donc, cp=cp'.

D'où il suit que la ligne Ict a tous ses points à ^ale distance desdeuximag<»/,et/.

Mais, la lumière qui se réfléchit sur le premier miroir se trouve, pour sa direction et pour le chemin qu'elle f^t, exactement comme si elle partait du point je?; celle qui se réflédiit siur le second miroir est exactement aussi comme si elle partait du point j»'.

Donc, tous les rayons tels que fgb et fhby qui viennent se rencontrer sur la ligne //', sont des rayons qui ont parcouru des chemins égaux; et réciproquement la ligne /cf, étant à ^;ale distance des points /i etp\ se trouve être le lieu des rencontres

CHAP. VII. — INTBEFtBENGES. 80$

de tous fes rayons qui ont parcouru des diemins égaux. Qr. comme il j a partout sur cette ligne une frange centrale brillante, ayant une fois autant d'éclat que la lumière réfléchie fÊT un seul miroir, il en résulte. que les rayons ajoutent leur édat lorsqu'ils se rencontrent après avoir parcouru des chemins

Considérons actuellement la première frange sombre i^ soit i droite, soit à gauche de la frange centrale , et joignons son mi* ieu aux deux points p etp' qm sont censés être les deux points nyoniiaiits. Il est évident que les rayons pi et p's qui arrivent en ce point se rencontrent après avoir parcouru des chemins inégprax d<mt la différence est ip — sp' pour la frange sombre de gaudie, sp' — sp pour celle de droite. Donc, on ne fait autre diûse qu'exprimer un fait en disant : Les rayons se détruisent qaand ils se rencontrent après avoir parcouru des chemins dont Va ibSèKooe est sp — sp*. Or, Fresnel ayant déterminé les positions des points 'p et p' et mesuré exactement la distance ssy il ea B pa conclure aisément la différence des chemins parcourus } et c'est ainâ qu'il a -constaté que les rayons des différentes cou* leurs se détruisent lorsqu'ils ont parcouru des chemins dont la diffîrenoe est 310 milhonièmes de millimètre pour les rayons roQges, et 212 millioniènies pour les violets, etc., conformément aa tableau précédent.

Fresnd a mesuré de même la distance // des franges sombres du deuxième ordre, puis celle des franges du troisième ordre, etc.; puis celle des franges, brillantes du premier, du deuxième, du troisième ordre.... Comparaison faite de ces me* sures, il en est résulté le principe fondamental que nous avons énoncé plus haut, savoir, que les rayons s'ajoutent quand la dif-

feeuœ des chemins parcourus est 0, y, ^f ^^n et qu'As se détruisent quand cette différence est ^, -^^ -^f etc«

La marche hyperbolique des franges est une conséquence immédiate de ce principe : car il est facile de voir que la série des pobtts pour lesquels la différence sp — sp' des distances aux points /> et p' reste constante, forme une branche d'hyperbole ajant ses foyers en /r et y ; que la série des points pour lesquels la différence s'p — /p' reste constante, forme une autre hyper- II. 20

bole ayant les mêmes foyers; de même pour la série <Ies pcnnts dont la différence s'p — s^p* reste constante, etc.

Considérons, en général, la firange brillante correspondante à «ne différence de n ondulations, on à une différence de che— BÛns parcoorus égale à nd-^ représentons par âa et %b \t premier et le second axe de l'hyperbole correspondante, et par 2c la . distance connue des deux images p et fl ou des- deux

foyers. On aura pour caractères de cette hyperbole a = —,

h = ^à — a^ ; si Ton suppose que les &anges soient refues sur m tableau perpendiculaire à la Hgne Ich et placé à une distaïK^e m de la ligne />/?', la firange dont il s*agit sera éloignée de la

frange centrale d'une quantité ;p = «i/^+ 1. Si le taUeaaegI assez loin pour que m spît très-grand par rapport à £^ on peut négliger 1 par rapport à t^ et l'on a seulement x = -^,

ou;r = — fl — ^J oua:= — ^l 4- j en s'arrêtant aux

deux premiers termes du développement, parce que c est plus g^rand que a^ ou enfin^ en mettant pour a sa valeur.

Quand n ne seipa pas excessivement grand, on pourra n^jl^ger le second terme et prendre seulement

ndm

Alors rintCTValle z entre deux franges consécutives, qui est ce qUe Ton appelle la largeur dune frange y sera donné en uomîbre par cette formule simple :

Ce qui permet de déduire la valetir de «T ou la longneur d*on«» dnlatioB, qoMid par des mesures précises [on a obceaa ieaTTa-» knr» de c^ de X ci de m»

On peut aussi déterminer qud e^ Tsuiglé des miroirs coKxe»* fiHidanI i de» fiouiges d'une buqgeur donnée^ et reconuakie que cet aB|^e s'âèive à phisiettr» degrés avant que lesfrangesj d'être visibles^

CHAP. YU. ~ INTIRFÉftENCES. 3Q7

Qa conçoit maintenant pourquoi les firangftn fjiflpamiflaent Ion ■ (pi'aa si^rime la lumière réfléchie par Tua des Biiixiân) car il ne peut fias alors y aToir d'interfàrences : les ra7<His du miroir décoorert suivent leur route sans être partiellement détruits, et il en résulte une lumiàce de teinte uaiferme dans toute l'étendue du faisceau réfléchi.

(kir caBçoit.paseillement poucquoi Les franges sont dépkoées

far Finterposîtion d'une lame transparente dans le fiûsceau de

Tua de» miroks ', car, la vitesse de la lumière âant difiPércnte

dans les dîfiEérents milieuit, le» rayons ne ^ni^P^^ pas le même

temps pouE travener l'épaisseur de la lame inj^rposée et pour

trasoser une même épaisseur d'air» S'ils mettent phis de tnaps

daasla lame, ils -sont comme &ila a^aien^ plus de diemin à taie

dias Tair. Il en. lésulte par conséquent une yésitable inégalité

dans les chemins parcourus, bien que les kmgneurs de. ces che-

inb iment géomérrkpicment égales^ De là le déplacement des

Aangies, et ccumnc le sens de oe déplacement, obserré pour la

pÊOÊÎm ibis. par M. Arago, smnonce toujours im retard dansh

lumiàe ipiL tca^Ferse la. lame de verre^ il en résulte d'une nm-

lioe îneontestaUe que la lumière se mesaft. plus lenteoKnt- dans

le veiB& que dans l'air.

14i« KwyHeatfc— dm pflAaelye éas isieviéraneen 4ane le araièeae dtoa. — Jelatlaea — Conee^cma une ligne indéfinie. «at (PL»33,Jie%.ft), suivant lacpidle se propage de la lumière sinqple d'âne nnaner quelcosiqnc Admettons d'abord, pour cendre TeipliBatftiN» plus facile,; qoe les mouvements de Tihration s'acegmpKsscaU. dana le sena^ du rayon^ c!es^-d^^"que sur la £fpt& €UB «ne mcdéeule donnée d'étber re^ve aiiccesaivement deioL wteasea contraires : par exemple, des titesaes positives qui la poussent dans le sensr ox de la propagatiou, et ensuite des ûesae» négatives- cpii la rappdent dana le sens a» vers 1'^gine àa naowvemeat que no«s supposerons quelque part à gaudie du point a. Les vitesses positives passent nécessairement par dî* ~ degréa d'inbansité : elles sont nullea d'abord, elles deviencBoissantea, atteignent un maximum^ et décrdosent ensuite jnqalk. redefenxr léio* & en est de même des vitesses négatciras, etL'oi» admet de plus que cellesi^i passent eiactement par les »tn» M péiîodea qae lespremiàres»^ Par conséquent, é- Ton. conlidiiTT au.aaèDe instaftt toutes ks molécules de la ligne ax^ oti

308 LIVRE VI. — OPTIftCE,

en trouvera dans tous les états et avec tous les degrés possibles de vitesse. Au point 6, .par exemple, la vitesse sera nulle; puis les points précédents jusqu'au point d auront* des vitesses positives, qui sei'ont croissantes jusqu'en /?, puis ensuite décroissantes ; de c/ en c^ les vitesses seront négatives, ayant aussi leur maximum au point/;; de c en a se renouvelleront exactement les mêmes périodes, et ainsi de suite sur toute Tétendue de la ligne lumineuse. La longueur de la ligne, ec sur laquelle se troure une période complète des vitesses, dans leur ordre, est ce que l'on appelle la longueur de Vondulation. C'est cette longueur qui est de 620 millionièmes de millimètre pour les rayons rouges moyens, et de 423 millionièmes seulement pour Jes violets. Ainsi, en suspendant par la pensée la course rapide d'un rajon lumineux, et en l'observant tel qu'il est à cet instant , Ton trouverait pour la lumière rouge un million d'ondulations dans la longueur de 620 millimètres ou un million d'espaces teb que ae^ ce, etc.

Maintenant, pour mieux peindre aux yeux les divers états des molécules dans la longueur d'une ondulation, l'on peut, de chaque molécule, élever sur la ligne eue une perpendiculaire qui représente en longueur la vitesse correspondante; et comme la direction de cette vitesse est de a vers x pour les points compris entre e et dy et au contraire 4e x vers a pour les points compris entre d elc^û l'on élève ces perpendiculaires au-dessus de ax pour le premier cas , et au^-dessous pour le second, la ligne sinueuse cmdme^ formée par les extrémités de ces perpendieulaires, pourra donner une juste idée de la direction et de la grandeur des vitesses. Les lignes courbes des vitesses , formées 4*après ces principes et ees conventions, peuvent serfor ainsi à Qfti^ctériser les ondulations ; et comme on peut concevoir une infinité de courbes différentes, passant par \es points e, (^ et c, et remplissant les conditions voulues de grandeur et de symétrie, il est évident qu'il peut y avoir une infinité d'ondulations différentes, ayant toutes la même longueur.

Après avoir reconnu l'état dans lequel se trouvent les divers poinis de la ligne lumineuse or à irit instant donné ^ nous devons examiner encore l'état d'un même points considéré dsins plusieurs instants consécutifs* Le point e, par exemple , est en repos, sa vitesse est nulle; mais, dans les instants suivants, toutes les vitesses qui affectent présenianent les points précédents, jusqu'i c^

CHAP. Vn. *- INTERFËRENCES. 309

Tiendront affecter sucoessîvemerU le point e. Ainsi, dire qu'une onduiatioii passe par un point donné, c*est dire que ce point reçoit saocessiTement, et dans leur ordre, toutes les vitesses qui constituent Tondulation.

Cela posé, considérons une autre ligne ax (Fig. 9), et une autre ondulation identique à la précédente, qui se propage suivant cette ligne; supposons de plus que cette seconde ondulaioa se trouve d'accord avec la première , c'est-à-dire qu'à un instant donné les points de repos et de mouvement se correspondent exactement. Il est dair que s'il y a ainsi accord pariait à un instant, cet accord se soutiendra toujours. Quand le point e sera en repos sur la première ligne, il sera en repos sur la seconde; quand il aura le maximum de vitesse positive sur la pre* mière, il aura le maximum de vitesse positive sur la seconde, etc. Or, si Ton pouvait, par un moyen quelconque, amener le rayon lumineux àx de la figure 9 en coïncidence avec le rayon ax de la figure 8, sans rien clianger à l'accord où ils se trouvent, il est évident que toutes les vitesses seraient doublées par la superpoàtion des petits mouvements, et que l'intensité de la lumière en serait augmentée.

Le résultat serait le même encore si l'un des rayons était en retard ou en avance sur l'autre, d'une ou de plusieurs oiidulations entières, ou, ce qui est la même chose, d'un nombre pair de demi-ondulations.

Et enfin il serait encore le même si les deux rayons , au lieu de se superposer, venaient seulement concourir au même point et se rencontrer sous une petite obliquité.

Donc, premièrement, deux rayons homogènes ajoutent leur éclat quand ils se rencontrent sous une petite obliquité, et que l'un d'eux, est, à l'égard de l'autre, en avance ou en retard d'un nombre pair de demif-ondulations.

Hais, si l'un des rayons est en retard sur l'autre d'une demiondulation , comme le rayon a'af (Fie. 10) à l'égard du rayon ax (Fio. 9), les phénomènes changent complètement d'apparence: alors le point *, par exemple (Fie. 9), correspond au point f (FiG. 10). Le premier de ces points va être traversé par i'onde edc, et le deuxième par l'onde fe'dt'^ ainsi, l'un prendra des vitesses positives , tandis .que l'autre recevra des vitesses négatives ^[ales, et 9ice verêà.

3e10 livre TL — OPTIQUE.

Par conséquent^ ai Ton suppose que les deux rayons ax et a'x' soient amen& en colncidenoe ^ les Titesses se tlétruiroiit A. chaque instant par leur superposition, et tonsr les pomt^ seront en repos; il n'y aura plus de mouvement et plus de lumière;

Ainsi, la coïncidence de deux rayons homogènes peut produire les ténèbres complètes.

. Le résultat serait le niéme si Tun des rayons étaSt en retard ou en. avance sur l'autre, d'un nombre impair quelconque de demi-ondulations.

Il serait le même encore si les rayons se rencontraient sous une petite obliquité.

Donc, secondement, deux rayons homogènes se détruisent et produisent les ténèbres quand ils se rencontrent sous une petite obliquité, et que l'un est à legard de l'autre en retard on en avance d'un nombre impair de demi-<mdnlations.

L'analyse 'que nous venons de faire des mouvements oscilla:toires qui s'accomplissent dans le sens du rayon s'applique évidemment à ceux qui pourraient s'accomplir perpendiculairemeiit au rayon, pourvu qu'ils se trouvent dans le même plan, car s'ils se trouvent dans des plans différents , leur composition est soumise à d'autres Icûs.

C'est ainsi que le principe des interferem^es devient une t^onséquence nécessaire du système des ondulations. En se reportant maintenant à l'expérience des miroirs, on pourra ^Mnlemeiit en faire l'analyse, et reconnaître que Finégalité des diemins parooums par k. rayon, qui yien»em fomer les famge» sombres et brillantes , produit un retard dW noniire impair de demiondulations dai» le premier cas , et 'd'un nombre pair dans le second.

. i42. Peseriptiim de l*apparell géBéral de dlffflNMtiMi^ — Les figures 1 à 6 représentent les diverses pièces dans TappaieS complet de diffiracâon im banc de diffraction que fai fait construire pour la Faculté des sciences, par M. tScieil, qui appoite des soins minutieux et une ingénieuse habileté dam la constrwv aion des instrmnents d*optiqne.

« est un plateau de bois, supporté par desvis cakmes, il a un peu plus de d^ux mètres de longueur; b est une pièce de fonte très-solide, de deoK mètoes de longueur, aju^ée àla nanieie d'un banc de tour , c'est-à-dire que ses demt bor^ rôpériems

CHAP. TIL — AfPÀA£IL M BIFF1UCT10N« 311

pwfiûtement <lroits; Tun c est jAtt, et l'nitre d pnanati-

^œ ; «HT ce baae, Tiennent s adapter des «appiffla de cuiTre, tek

que s (Fig. 1), / (Fig. 2), s" (Fig. 3), ayant tous la même haïk-

imr et le même axe; onToit dans le support/' lespece de oou-

lîfse dbstinée à leceroir anocefisiTement les fidies w^ \ k v^ 17

(Fig. 4), sur lesquelles sont diqK>sés les appveils qui doLTent

agir sur la lumière. Panni ces appareils^ les deux premiers sont

iitsAnrs à être mis sur \d premier êuppariê^ ^ c^eat-à-dire à la tête

ânhaac; ils serTent seulement à disposer la lumière en feânceauK

de fofmes et de dimen^ons-convenables; les autres so«t destinés

à être mis sur le deuxième support s\ c'est-à-dire à une certsine

éâstanee déterminée derrière le premier aapport, pour recevoir

k kmière et produire les différents phénomènes d'inteiférenoe

00 de dififraction.

fi* 1. LeotiUe cylkidrique pour la tète du bane;

"K* i. Appareil à biseaux, donnant une fente de grandeur varisUe , ï doit, pour plusieurs expérienœs, se substituer à la lenttOie rjrlmdrique ;

a* 3* Écran à biseau qui courre la moitié de rouvecture de lafidie;

lî* 4. Un fil fin de métal, un crin ou tm cheveu;

If 5. Une aiguille, ou une bande taillée ca pointe ;

N^ 6. Une tige d'environ un millimètre de diamètre* D y a de rfmqne côté vn écran mobile, Tun opaque pour rexpértence du docteur Yonng, Tautre tran^arent pour Texpérienoe dp M. Arago.

if* 7. Pedt cerde opaqne sur nœ lame de verre;

lî^ 7 Us. Ouverture circulaire plus petite que le corde opar fpà n^ 7; «Ue doit être ipise sur le premier support, quand on net le œrde n** 7 sur le -deuxième;

n* 8. Appareil à biseaux pour le deuxième support; la tèle de la vis dmt être 4irâée pom* qœ Ton puisse mesurer avae ciaftîtiufa la largeur de Touverture, ou la distance des biseaux;

N* 9. Ouverture droulaire d'environ ma millimètre pour les fcaogea drcubmes ; il en &ut deux pareilles, Tune pcHur le pre* ■ier support, Tautre pour le deuxième;

fi^ 10* Mîrmr de verre noir, pour les firanges, qui se produir sent par Tinfluence des bords sur la> réflexion; on «n y<àl It

312 LIVRE VI. — OPTIOUE.

N® 1 1 . Miroir semblable au précédent , mais assez étroit pour que les deux bords agissent à la manière de deux biseaux Toisins ', on en voit la coupe au-dessous ;

N® 12. Trois tiges de un à deux millimètres de diamètre; les deux tiges des bords ne servent qu'à produire des fentes de diaque côté de celle du milieu; dans cet état, elle sert à faire avec la lumière solaire Texpérience des fentes étroites, du docteur Young; il y a en outre un écran opaque pour fermer à volonté une des fentes, sur une partie de sa hauteur; de Tautrecoté, récran de verre de M. AragOj pour couvrir les deux fentes ou une seule;

N® 13. Appareil semblable au précédent, mais à tiges plus minces, poiur faire les mêmes expériences avec la lumière de la laibpe;

N® 14. Deux ouvertures circulaires très-petites pour Texpé- Tience de Grimaldi, avec des écrans semblables aux précédents;

N® 15. Disposition du bi-prisme de M.> Pouillet, représenté à part (FiG. 5);

N^ 16. Disposition des miroirs de Fresnel, représentés à part (FiG. 11).

N^ 17. Réseau^ formé par des traits aux diamants équidistants parallèles, soit sur du verre, soit sur des plaqués de métat; il y a de 20 à 100 traits au millimètre.

Pour fake les expériences avec la lumière solaire , ou ramène dans k chambre noire , au moyen de Théliostat , tin faisceau de lumière suivant Taxe optique du banc de difiractiqu, et cette lu- Oiière , préparée par la lentille n^ 1 ou par l'ouverture n^ 2 du premier support, vient tomber sur Tappareil du deuxième support. Si Ton veut agir sur la lumière homogène, on met un verre rouge derrière le premier support, ou bien Ton adapte un prisme au volet même de la diambre noire, et Ton projette succesàvcment ses diverses couleurs sur le banc de diffractiotr.

Lorsqu'on veut se servir de la lumière artificielle, on met en avant de la tête du banc une flamme d'alcool salé ou une lampe Carcel, portant, outre sa cheminée de verre, une chemmée de tôle percée, vis-à-vis la flamme, <i'une petite fenêtre par laqudle la lumière se dirige suivant la longueur de Tappareil, et Ton procède comme avec la lumière solaire.

Dans Tun et l'autre cas, les firanges produites viennent s'ob*

CHAP. VII. — AWAAEIL W DIFFRACTION. 3i3

5erfer près^ de Tautre extrémité du banc avec le micromitre de Fresnel qtd est mis en place dans la figure 1 . Cet appareil se compose d^me vis micrométrique p dont le pas est par exemple de i mÛlîmètre, et dont la tête t est divisée^ je suppose, en 500 par* des, en sorte qu'une division corresponde à un déplacement d'ua nullième de milUmètre.; la vis entraîne dans son moùvemoit une pièce de cuivre percée d'un trou dans lequel s^adapte tmeloiipe représentée & part en /, et au foyer de la loupe est tenda on fil vertical trè&-fin qui se déplace avec elle et avec la pièce de cuivre sur laquelle elle est montée. On comprend d'après cela que pour mesurer la distance absolue de deux franges sombres ou brillantes, il suffit d'observer sur la tete.de la vis de combien de divisions elle a dû tourner pour que le fil micrometrique passe du milieu de Tune des franges au milieu de lautre. Pour amener la loupe vers le point où tombent les franges, on fait mouvoir latéralement tout le système du micromètre sur la grande pièce /, au moyen d'un pignon denté z et d'une crémaillère tv. Les distances entre l'appareU agissant du deuxième support et le ' fil micrométrique de la loupe se mesurent avec une grande exactitude au moyen de la division du banc luÎHnéme.

Les mirioirs de Fresnel sont, comme nous Tavons dit, montés sur la ficbe n** 16, mais nous avons pensé qu'il était nécessaire de les représenter à part et plus en grand (Fie. 11). Le prenûer miroir m est fixé par trois vis; le deuxième m' est mobile sur les pointes des deux vis a et bj et ilsUncline plus ou moins , au moyen de la troisième vis c. La fiche qui les porte se met à environ 2 décimètres de la tète du banc, et Ton peut alors avancer le micromètre depuis Textrémité du bapc jusqu'auprès des miroirs, pour observer les franges dans diverses positions, soit qu'on les produise au moyen de la lumière du spectre, ou au moyen de la lampe Garcel et d'un verre rouge.

Ckimme cette expérience est assez délicate, j'avais imaginé autrefois d'y suppléer par le double prisme de la fiche n^ 15^ dont la section est représentée à part dans la figure 5 : l'iudinaison des faces a et & est tort exagérée, car elle doit être excessivement petite ; on comprend que les épaisseurs du verre traversées par la lumière étant très'-peu différentes , oh obtient ainsi des différenoes de chemins parcourus analogues à celles que

814 LIVRB M. — OPTlftlŒ,

donnent les miroirs , et par conséquent des firangcs cjui presen» tent les mêmes caractères.

Lorsqu'on fait ces expériences ainsi que les surrantes wnc ^ la lumière blanche, les phénomènes changent d'apparence : oi ti'obserye plus des (ranges altematiTement sombres et biîlkmlei, mais bien des franges dirertément colorées* £a efifet,les frai^ violettes étant toujours plus étroites que les rouges, et par cqb* séquent plus serrées, on voit que les difiEérents sysiènes db franges des diverses couleurs se superposent en etaçiàsM lei unes sur les autres , de manière à former des teintes oonposéei qui se succèdent dans un ordre parfaitement régulier. La figure 7 donne une idée de cette composition; elle représente serieBWt les franges rouges, vertes et violettes, et il est facile de JQgcri Tceil de ce que Ton obtiendrait en les superposant»

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