‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 93 sur 240 · CHAP. VIL — RÉSEAUX A MAILLES RONDES · texte numérisé non relu

CHAP. VIL — RÉSEAUX A MAILLES RONDES

ment rimage qae Ton obtient en plaçant devant l'objectif de la lunette un écran percé de deux trous ronds ^ de 0"''",60â8 de diamètre, et dont la distance des centres est 1™™,0371. Cette image est représentée dans la figure 7.

Qiacun des petits compartiments indiqués sur la figure indi<qœ le lieu d'un spectre dont les couleurs sont en général vives et très-étalées.

Quand les trous sont plus multipliés, le nombre des spectres derient plus grand; mais leur distribution et Tordre toujours sjmétrique suivant lequel ils se groupent, dépendent de la grandeur des trous, de leur intervalle et de leur arrapgement.

1S4. Apparemees an foyer des limettes. — Lorsqu^on .regarde une étoile avec une lunette ou un télescope ayant ui| pouroir amplifiant qui surpasse 200, on voit au foyer de Tinstru-t ment une image très-nette de Tétoile , offirant un disquç rond à bords bien trancbés, puis Ton distingue autour du disque une série d'anneaux alternativement brillants et sombres, dont les limites sont légèrement colorées. 11 paraît que cette observation a été faite pour la première fois par W. Herschel au moyen de ses puissants télescopes, avec lesquels il fit de si belles découvertes dans le ciel.

En plaçant un diaphragme au-devant de TobjectiP, pour ea réduire l^ouverture, Timage de Fétoile augmenté de largeur, sans cesser pour cela d'être parfaitement ronde et nettement terminée ; on peut même, par ce moyen , lui donner toutes les apparences d'une planète : il suffit, par exemple, de réduire le diaphragme à n'avoir plus que 2 ou 3 centimètres d^quverture, ou à peu près, pour une lunette de 2 mètres de distancé focale; en même temps les anneaux qui entourent le disque s'élargissent et se colorent; ils offrent successivement des nuances de blanc, de rouge, de noir et de bleu plus ou moins pâle.

H. Arago a fait de plus cette observation curieuse, qu'en partant du foyer où l'on voit nettement le disque et les anneaux, si Ton enfonce graduellement l'oculaire, le disque devient sombre au milieu, puis tout à fait noir; bientôt cette tache noire s'élargit de plus en ^lus ; un point lumineux reparaît en son centre , qui s'élargit à son tour, pour donner naissance à une autre tache noire, et l'on peut ainsi compter au centre de l'image plusieurs alternatives d'ombre et de lumièrç. Mais, si l'on arrête l'oculaire

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dans l'une de ces poâtîoiis pour lesquelles le milieu de limage est obscur, on vcMt de temps à autre un point brillant paraître un instant vers le milieu de la tadie noire ; te pbénomène se produit seulement sur les étoiles qui scintillent^ et jamais sur celles qui sont tranquilles ou qui ne présentent pas à Toeil nu ces changements rapides de coideurs qui constituent la sanm-

lation.

Sir J. Herschel a fait un grand nombre d'expériences intéressantes sur les effets que Ton obtient en plaçant, devant Tobjectif des grandes lunettes, des diaphragmes de difiërentes formes, amples ou multiples, c'est-à-dire composés d'une seule ouverture ronde, carrée, triangulaire, annuiaîre^ ^., ou composés d'un grand nombre de petites cavertures é^es, sjmA^ triquement arrangées autour de Taxe.

V ÂTec une ouverture formant le triangle éqûiktâral, l'imaige ofifre l'apparence représentée dans la figure S, c'est le disqqe de l'étoile, entouré d*iln tfnneau noir, et orné de six rayons minces, droits et assez vivement éclairés. Trob de ces rxjons correspondent aux angles du triangle, et trœs au milieu des cotés; les uns sont <x>mposés de petites firanges longittuUfuiles j et les autres de petites firanges transversales; c'est ce qui devient évident quand on enfonce un peu l'oculaire, car on <^ tient alors l'effet indiqué dans la figmie 9.

2^ Avec une ouverture annulaire on obtient les apparo^oes représentées dans les figures 10 et 11. La prenûère est Timage da la Chèvre^ et la seconde celle de la double étoile de Castor.

y Avec une ouverture formée par l'intervale compris entre deux carrés concentriques on obtient la figure 12. Les quatre rayons qui forment la croix sont composés de tadies alternativemeût briUantes et sombres; les premières paraissent

msees.

4** Avec un assemblage de petits triangles équilatéraux, r^[u- Kèrement arrangés, on obtient la figtue 13 : c'est une série de disques drculaires, rangés sur ax rayons égaux et ^;alement espacés, qui offi"ent, à partir du disque central, les vives couleurs du spectre.

Tous ces phénomènes sont certainement des phénomènes d^înterférence. La lumière est diffi*actée par les bords des diaphragmes qui rétrédssent bu qui modifient l'ouverture de Tob-

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jectif; et si, dans ce cas, les franges intérieures peirrent être fHt>diiites par des corps beaucoup moins tooits ou par des ou- Totures beaucoup plus larges , c'est parce que la lumière încîdênte est plus ou moins conçergènte^ au lieu d'être divergente wx parallèle y comme nous l'avons supposé pour expliquer les pnncq>es de dffîraction. Il suffira donc de recourir à ces principes lorsqu'on voudra se rendre compte des effets produits par un diaphragme quelconque, placé dans une position donnée, soît à Yégard de l'objectif d'une lunette, soit à l'égard du miroir d'un tâescope; seulement, dans ces expériences, s'il arrive qoeTimage change d'aspect d'un instant à l'autre, on pourra condloore que la scintillation ajoute ses effets aux effets di£^geots du diaphragme*

Explication des anneaux colorés, produits par les lames minces

et par les plaques épaisses»

ISS. FormatloB des anmcAUX eolorés tensles lanies nUsees*

— Tous les corps diaphanes paraissent colorés ^des plus vives nuances lorsqu'ib sont réduits en lames assez minces : cette poposîtion générale peut être démontrée par une foule d'exempks, entre lesquels nous choisirons seulement les suivants :

Des boules de verre soufQées à la lampe,, et gonflées jusqu'au point où elles éclatent, présentent dans tous leurs fîàgments des couleurs très-vives et qui sont changeantes comme celles du phnnage de certains oiseaux. H en est de n^éme des lames cris* tallines cliuées en feuillets assez minces. Les diverses nuances que {nennent les métaux polis, comme le fer et l'acier, par TeSn de la chaleur et du contact de l'air, sont dues à la rn^kne cause : ce sont des pellicules d'oxyde qui ne sont colorées que parce qu'elles sont très-peu épaisses. Les liquides prennent aussi de brillantes couleurs, comme on le voit dans les bulles de sa* von, ou dans les gouttes d'hiiile qui s'étalent sur de l'eau. Enfin, Tair, les vapeurs et les gaz donnent naissance aux mêmes phé* noBifTie^ : on le démontre en posant un plan de verre sur tme surface convexe, par exemple sur une lentille de 15 ou 20 mètres de rayon ; alors, autour du point de contact, on voit paraître des anneaux concentriques, de diverses couleurs, par- Êdtement réguliers, et ces anneaux se montrent seulement là où la lame d'aâr comprise entre les verres a très-peu d'épaisseur.

Cet appareil mis sous une cloche dans un gaz quelconque présente les mêmes couleurs ; il y a plus, il les présente encore dans le vide; d'où il suit qu'une lame mince de vide donne des couleurs, comme les lames minces des dififérents corp^.

1S6. Lois expérlmeatmles des aMmeavx.eslorés étalilles ^ar

l'* LOI. Daîis chaque substance y les couleurs changent avec Vépais^ seur de la lame et avec Vobliquité sous laquelle on la re^ garde; mais. dans tous les caSj elles disparaissent quand la lame est trop mince oit trop épaisse.

Pour faire varier l'épaisseur de la lame qui produit les anneaux , il suffit de poser légèrement la plaque supérieure sur la lentUle inférieure , et de presser ensuite avec plus ou moins de force; alors, dans la première portion, l'on distinguera une tache centrale blanche ou colorée autour de laquelle se grouperont des anneaux de diverses couleurs : puis, en regardant toujours sous la même obliquité , on verra cette tache centrale changer de couleur à mesure que la pression deviendra plus forte, et par conséquent la lame d'air plus mince. A un certain degré de pression , la tache centrale paraîtra noire et plus ou moins large : il est facile dé reconnaître que sa largeur augmente à mesure qu'on la regarde sous une obliquité plus grande; ce qui Suffit pour montrer que ce n'est pas seidement au contact des- deux verres que les couleurs disparaissent, mais que près du contact, et jusqu'à une certaine distance, la lame d'air n a plqs assez d'épaisseur pour être colorée. C'est d'ailleurs ce qui se monti>e aussi dans les bulles de savon : par l'effet de la pesanteur, elles sont toiyours plus minces vers leur soiùmet, et après im certain temps elles y sont assez minces pour qu'on n*y voie plus de couleurs.

8* LOI. Les couleurs simples donnent des anneaux qui sont alter^ nativement brillants et sombres : dans les différentes couleurs^ les anneaux du même ordre ont des diamètres d^autant plus grands que les couleurs qui les forment sont moins réfran^ gibles»

Le système des verres étant di^osé convenablement et édairé

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