‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 98 sur 240 · CHAP. VIL -^ BES PLAQUES ÉPAISSES · texte numérisé non relu

CHAP. VIL -^ BES PLAQUES ÉPAISSES

est rimage directe, est Tive et sans couleurs ; les autres, qui sont plus ou moins déviées, sont faibles et sillonnées de bandes plus ou moins laides qui présentent toutes les couleurs des anneaux.

On voit (Fi6. 25 ) un petit appareil qui est destiné à régulariser ce phénomène. A Tune des extrémités d'un tube de 85 à 30 centimètres de longueur est une fente d'environ ) centimètre de laideur qui laisse passer la lumière des nuées, et à Vautre extrémité est le système des deux plaques à faces parallèles, dont Tune est fixe, tandis que Tautre, mobile à chamiètv, se presse, au moyen du bouton &, de manière à faire avec la première un angle de plus en plus petit; pendant que cet angle dimiQue, les franges deviennent plus larges et moins nombreuses : on a indiqué la marche des rayons pour faire voir ceux qui interfèrent.

163. Ériométre du doetewr TovB|p. — Lorsqu'on regarde la flanmie d'une bougie au travers d'une petite houppe de fibres déliées et entre-croisées de mille manières, on voit autour de la flamme des anneaux colorés imitant à peu près les couronnes que Von observe autour du soleil oa de la lune. Des brins de laine, ie soie ou de coton, des poils d'animaux, des fils de toute espèce, produisent ce phénomène avec beaucoup d'éclat. Il en est de même encore des poussières fines qui sont étalées sur une lame de verre en couches très-minces. Le docteur Young, qui a le premier observé ces phénomènes avec nréthode, s'en est. in^élûeusement servi pour construire un instrument destiné à mesurer les épais&eurs des fibres déliées ou les diamètres des glol>ules très-petits, comme les globules du sang, du lait ou ^le la fécule. C'est cet instrument qu'il a appelé ériomètre.

L momètre se compose d'un tube dans lequel se meut une plaque circulaire de carton ou de métal noirci, ayant à son centre une ouverture ronde d'environ un demi-millimètre : autour de cette ouverture , à la distance de huit ou dix millimètres , on perce un certain nombre de trous aussi fins qu'il est possible. En plaçant l'œil derrière cette plaque , pour regarder une flamme vive , comme celle d'une lampe de Carcel , on distinguera nettement l'ouverture centrale et les petits troits trèsfins; rangés sur une même circonférence, ceux-ci forment le vipère sur lequel on doit amener en coïncidence l'un des anneaux des corps déliés soumis à l'expérience. Pour cela on dis-

pose ces corps à l'extrémité du tube du coté de Toefl , et , au travere de leur tissu , l'on regarde l'onrerture centrale qui paraît environnée d'un halo. Si l'anneau que l'on a choisi pour servir à la comparaison des mesures enveloppe la circonférence des i-epères, on rapproche la plaque , et on l'éloigné dans le cas contraire; puis enfin, quand la coïncidence est bien établie entre les repères et l'anneau , on lit sur le tube la distance de la plaque. Le docteur Young admet que les diamètres des corps déliés sont en raison inverse de ces distances. Il suffit, par conséquent, d'après cette règle, d'avoir la grandeur de l'un de ces corps pour en déduire celle de tous les autres.

SECONDE PARTIE

LUUIÈRE POLARISÉE.

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