‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 112 sur 232 · I. — POLES D'UN AIMANT · texte numérisé non relu

I. — POLES D'UN AIMANT

r^kjl^ptroelles de fSsr et pour les attirer vers son centre. où pour cda un pendule magnétique, c'est-à-dire une pelalle ou un petit fil de fer suspendu à un fil de soie. En it l'aimant à la même distance du pendule , on reconnaît 6t que certains points de sa surface lui impriment une le dériation , tan£s que d'autres points ne produisent la déviation nulle ou insensible; il y a surtout deux réopposées qui montrent une action très-^ve , et c'est sur rradle qui les sépare que Ton aperçoit le moindre eflct. On jndtiit au même résultat en employant, pour cette cxpée, soit un aimant naturel avec sa forme irrégulière, soit un nt artificiel ayant la forme d'un cylindre ou d'un prisme gé. Dans ce dernier cas la différence est plus frappante , et voit sans peine que les sections transversales qui avoisinent iUeu de l'aimant n'agissent point sur le pendule, tandis que Mities extrêmes agissent avec une grande force. On peut ! sur la surface d'un aimant, et vers le milieu de sa longueur, r une ligne dont les points n'exercent aucune action attrac- : c'est cette ligne que nous appelons ligne neutre ou ligne mne; elle partage Taimant en deux parties, que nous appelés deux pôles de l'aimant. Ce même mot pôle sera pris re dans deux autres acceptions différentes : nous nous en rons pour désigner seulement les parties de la .surface les éloignées de la ligne moyenne , et sur lescjuelles l'attraction \ plus forte ; et nous nous en servirons aussi pour désigner oint idéal qui sera conçu dans l'intérieui* de Taimant, à peu comme le centre de gravité est conçu dans l'intérieur des (, ou dans la masse du globe terrestre qui les attire : car parcelle de fer n'est pas sollicitée seulement par le point de ant auquel elle vient s'attacher, elle est sollicitée par toute irtion qui est d'un même côté de la ligne moyenne , et la tante de toutes ces attractions est appliquée en un certain t que nous appellerons le pôle de cette portion de Taimant. ra toujours facile de distinguer celle de ces trois acceptions laquelle nous entendrons que le mot pôle soit employé. • tous les cas, on voit qu'un aimant a une ligne moyenne et pôles.

tte proposition fondamentale peut encore être démohpar d'autres expériences plus faciles et plus d<VÎ5ives. Si I. ^li

386 LIVRE 111. — UAGNETiSHE ET ËLECTUCITË.

Ton roule uii aimant duns la limaille de fer, il se couvre de lilaments plus ou niuiii» ullou^jctÀ qui mouteot à l'œil Viiu-guli' attraction de» différoiits points de sa surface. Cet orrangemi-ui est represeuté (Pl. 14, Fiu. 1) pour un aimant naturel, cl (i''iG. 2) pour un aimant urlif'uiel. Aux extrémités e et e lc5 filament6 de limaille sont trôs-loiigs et dressés perpendiculairement à la surface ; sur les sections moins extrêmes, ils dcvicuucui plus courts, et conimeticcnt à s'incliner comme s'ils fuyaicul li':. extrémités pour se rapprocher du milieu; enfin, sur la section moyenne mm', aucune parcelle de limaille ne reste attadiéc, 1» lilumonts qu'on y voit prennent naissance de pan et d'autre di' cette ligne , et semblent la frunclûr pour se joîiulre et s'appliquer sur la surface de l'aimant; ntm' est la ligiu^ moyenne; U» deux moitiés p et // sont les pôles de l'aimant : cette dcnuiuiiiation , conuDe il a été dit , s'applîtiiiant parfois aux deux eitnêinités « et e', où l'action est la plus forte ; et d'autres fuL^ aui deux points /> et/i', que l'on peut regarder comme les reulifa Jil'attractioui

On reproduit des elVcLs analogues en mettant sur un aîmaui une feuille de carton lisse sur laquelle ou laisse tomlter de tiiic> limailles avec un petit tamis; jiar des eliocs légers que l'on imprime au carton , la limaille s'arrange en courbes régulières qui sont représentées (I''ig. 3), et qui dessinent la forme de l'aimaut. Cette expérience fait voir, mieux encore que les précédentes, eomment les filets de limaille, partant des deux côtés de la ligu; moyenne mm\ passent sur celte ligne poiu- se rejoindre; ellt

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