‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 113 sur 232 · ÛHAP. I. — POLE» D'UN AIMANT · texte numérisé non relu

ÛHAP. I. — POLE» D'UN AIMANT

■oitMft pour obierver les modifications qu'elles ont épron- ■ouft trouverons, avec quelque surprise, que chacune est un ahnanttout entier, ayant ses deux pôles et sa ligne le au milieu. En les brisant de nouveau , les moitiés de itics présenteront les mêmes phénomènes ^ et Ton poumi * 066 subdivisions aussi loin que Ton voudra, sans jamais 'de limite à cette propriété : les derniers fragments se- » aimants entiers, ofTrant, comme Faimant primitif, une loyenne et deux pôles. Nous verrons plus tard la raison Iak; mais il était bon de l'indiquer ici, pour faire come toute la généralité du principe dont il s'agit, et pour r ainsi l'impossibilité absolue où nous sommes de former ant qui n'ait «pi'un seul pôle.

.Xea péles ée aièaie bobi se veponssAut et eeax de mobis Ipbb 8*a(tlreHt. — La fig. 7 représente un aimant suspendu ilalement au moyen d'une chape de papier ou de métal et D06 fil de soie plate sans torsion : à chacun de ses pôles m présente successivement le même pôle d'un autre aimant le pôle a est attiré, le pôle b repoussé; et l'on dit que ces i^es a et b sont de noms contraires^ parce qu'ils agissent » contraire sur le même pôle qui leur est présenté. Si les lâles de ce premier aimant sont de noms contraires, il est 1 de supposer que ceux du deuxième aimant sont pareilde noms contraires , et qu'il en est de même de tous les 5 possibles. En effet, si Ton retourne ce deuxième aimant s &ire agir par son autre pôle sur Taimant suspendu , on ait de suite que les pôles a et b éprouvent maintenant des x>ntraires : a est repoussé, et b attiré ; donc les deux pôles mant libre que Ton tient à la main sont aussi de noms ires , puisque l'un attire ce que l'autre repousse , et t^ice Tout aimant libre présente le même phénomène. Nous rrons pôles de même nom les pôles de différents aimants isaent de la même manière , soit sur le pôle a , soit sur le de l'aimant suspendu. Ces pôles une fois marqués sw* irs aimants afin de les bien reconnaître , que Ton suspende e ces aimants pour faire agir les autres sur lui , et l'on cpie tous les pôles de même nom se repoussent , tandis que » autres qui sont de noms contraires s'attirent, isi, de part et d'autre de la ligne, moyenne , dans les deux

38S UVHE III. — MAGNËTISHE ET ËLECTBICITË.

HioUiés d'un aimant résident deux forces, qui d'abord nous semblaient identicjues , parce qu'elles agissaient de la même majùère sur le fer, et qui sont en réalité deux forces opposées, puisqu'elles agissent en sens contraire sur les aimante, l'une attirant ce que l'autre repousse. La ligne moyenne est la limite de ces deux forces antagonistes; elle est le passage de l'une a l'autre, et c'est là ce qui rend raison de la neutralité qu'elle

170-. !<«■ ■«(■»■■ ^kgaétlqaem penveal «Ire «ttrlba^cB * mm ■■Me f*rUe«lIer. — Lorsqu'on cherche à remonter à l'origine desJorces qui produisent les phénomènes magnétiques, on reconnaît bientôt qu'elles ne sont pas, comme la pesanteur , une propriété inhérente h la matière pondérable. L'analyse chimique a démontré que les aimants naturels ne sont que des oxydes de fer ou des mélanges d'oxyde de Tel- à différents degrés de saturation; l'oxygène et le fer sont donc les seuls éléments pondérables qui entrent dans la composition de ces corps singuLera. Or ni l'un ni l'autre de ces éléments n'ayant la propriété permanente d'exercer des actions pareilles aux actions magnétiques, il est peu probable que leurs molécules prennent en se combinant des propriétés essentielles qu'elles n'avaient pas avant leur combinaison; car, duns la matière pondérable, on n'observe jamais que la forme, l'arrangement ou la disposition des mole- ' cules donne naissance à des forces nouvelles qui puissent s'exercer ; à des distances sensibles. D'une autre part, les forces inhérenta à la matière pondérable peuvent bien tftre augmentées, ou dimi-

Page 1