U. — ACTION DE LA TERRE
PStMir s'aMoreF que lé* fer est san» force coercitiTe, et que* c'est bifin ractkm terMstte qui- décompose son magnédsme , il suflftH db recoamer rapidement la barre, l'extrémitë e en haut et Tes* xakaàùk é en boa;- alevs' le pôle austral reste en bas, et le pôle beréal en haut-: le second est cette fois en e, et le premier en e' , i, lea fluides ont été instantanément recomposés par leur nmtueUe, et instantanément décomposés en sen» inpnr l'action terrestre.
Ce qui se manifeste d'une manière si frappante sur une barre dWe certaine longueur se manifeste avec moins d'intensité sur mm pièce plus courte dans le sens de Tinclinaison : c'est pourvu Tefiet semble à peu près nul lorsqu^on tient la barre hori*> MBtalement, et surtout dans une portion perpendiculaire au néridien' magnétique.
Sons rinfluaioe de l'aimant terrestre, tous les corps magné* tiques deviennent donc de véritables aimants , mais des aimants à pôles mobiles et changeants, de telle sorte qu'il suffit de les icioiBrner*de haut en bas pour que leurs pôles se renversent, et <k varier un peu leur position pour que leurs- pôles éprouvent y^lgm»* déplacements dans Tintérieiu- de leur substance. Ce nnltaC nous indique combien il y a de précautions à prendre lonqu'on veut faire avec les boussoles des observations exactes ; cor Le fer, qui entre dans la construction des édifices, agit de deoz manières sur les aiguilles aimantées : il agit par la décomfMtion magnétique qu^il éprouve de la part de l'aiguille elle— ■éme, et il agit surtout par les fluides libres que la terre y oaîntient dans un état permanent de séparation. Avec quelques soins. Ton peut aisément reconnaître les perturbations locales fii lésulteraient de cette cause , car dans un espace un peu couâdérable, dans une lieue carrée par exemple, l'action terrestre M pRxhrit en général que quelques minutes de différence , soit èms l'inclinaison, soit dans la déclinaison.
i90t Ve0 eAviies atéeanlqaes et elilmlqneii qui ont une In» lÉawM- WÊSW la ff»ree ««eFelcive. — Lorsqu'une barre de fer Aoox est soumise à l'action magnétique de la terre , il suffit de h frapper de quelques coups de marteau à l'une ou l'autre de tii extrémités , pour fixer au moins en partie les fluides décom*
fOKs par lesqueb elle agit siu* l'aiguillé. Après la percussion ,
^ est un- aimant à pôles fixes, et de quelque côté qu'on la re*-
MO UVBE m. — HACNËTISHE ET ÊLBCTUGITe.
toomei le même fluide se montre toujours i la même extrénût^, Aiiui> la percussion donne au fer doux de la force coeràtire } ntte force est sans doute locale et n'existe que dans les molécules qui ont reçu le choc , car en retournant la barre , et en la fin^^ant dans cette position inverse de la précédente, on parvient à Vaimanter en sens contraire. On peut ainsi renverser ses p«Ue> antant de fois que l'on veut; et, ce qui est encore digne de reoiarque , c'est qu'après quelques jours , ou quelque- £i^ même aprèa quelques heures , la force coercitive a disparu , et il but de nouveaux chocs pour la reproduire.
Cette expérience curieuse donne la clef d'un grand nombre de phénomènes, sur lesqueb j'în^sterai d'autant plus volontien que penOBoe, k ma connaissance, n'en a donné la véritable explication. Tout le monde sait que les substances magnétiques sont presque toujours dans un état d'aimantation plus ou nxûai marqué, G'ett un certain Jules Césai- , chirurgien de Rlmini, qui obseiTa le premier la transformation du fer en aimant; il £t cette remarque, vers 1590, sur une barre de fer qui avait sontenu quelqu; construction en brique sur le sommet d'une tour de r^^ise de Saint-Augustin. Plus tard, vers 1630, Gassendi fit la méioe observation sur la croix du clocher de Saint-Jeaa d'Aîx, qui était tombée frappée de la foudre ; il en trouva le piej consumé par la rouille et jouissant de toutes Im propriétét Je l'aimant. Depuis cette époque , Ips observations se sont multipliées , et l'on a reconnu qu'un morceau de fer un peu rouillé est presque toujours un aimunt plus ou moins fort j qu'il c