‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 124 sur 232 · CHAP. II. — ACTION DE LA TERRE · texte numérisé non relu

CHAP. II. — ACTION DE LA TERRE

te des déplacements chimiques ou mécaniques qu'éprouvent lolécules. Pour m'en assurer par rexpcrience , il m'a suffi imparer les quantités de magnétisme que pretinenf les corps, Dt la position qu'on leur donne , par rapport à la direction Corée terrestre. Dans une position verticale , ils s'aimantent nent par l'oxydation ou par les actions mécaniques , et le austral est toujours en bas. Dans des positions plus obliques, t est moindre , mais toujours dans le sens voulu par le pôle d de la terre, qui est le pôle dominant dans nos climats, eut même , d'après cette donnée , fabriquer de toutes pièces imants très-puissants , soit avec du fil de fer , soit avec des s de fer ou d'acier. Pour aimanter des fils de fer sans ai- , il suffit d'en couper trente ou quarante bouts, de la lonr de 30 ou 40 centimètres par exemple , et , en les tenant calement , de les tordre sur eux-mêmes , un à un , jusqu'à endre roides et cassants : chacun d'eux devient fortement létique, et on les réunit ensuite pour en former des (àist j avec lesquels on aimante les plus gros barreaux par des sdes que nous ferons connaître. Pour aimanter sans aimant lorres de fer ou d'acier , il suffit de battre les premières en snant verticalement; et pour les secondes, il suffit de les T dans le même sens avec une barre de fer verticale, s aimants naturels n'étant que des oxydes de fer, il est pro- » qu'ils doivent leurs propriétés magnétiques à l'action de Te qui s'est exercée sur eux au moment de leur formation. es mines de fer qui existent de nos jours ne sont pas aussi nnes que le monde, et, sans admettre qu'à l'origine le fer ans son état pur et métallique , il est certain que les comsons dans lesquelles il est engagé à la surface du globe et toute l'étendue de la croûte que nous exploitons, ne furent XMijours ce qu'elles sont aujourd'hui. Le travail chimique 'accomplit sans cesse , et qui sans cesse se renouvelle depuis de siècles dans les entrailles de la terre , fait passer les moes les plus inertes par une foule de combinaisons difEérentes unge de mille manières leurs agrégations primitives. Les !S magnétiques sont soumises à des mutations perpétuelles me les autres éléments pondérables , et l'on peut dh'e avec tade qu'à chaque instant il y en a qui se décomposent, qu'à pie instant il y en a d'autres qui se forment et dont les pôles

UVIS. UI. — HACKÉTISHE ET fiLBOlUCITfi.

s.nÙTaut les lois voulues par le magnôdane ^énénl

XaUe 'Mt twuw doute k cause praoùàre qni « dévdappé 4u nrr^gT^lirr" i^firr I» aimants naturek , aoît dasB -ceux .que ps»- (■àdflBt Jm<(3ûuûb depuis plus de trois buUs-wM) soiLduis com ^fui fiiBeHt-abiSFvés fwr Pytliagore et Flatou, toh danc asnx ^ noiun|i((iaitQnt «ugourd'hui et qui aerveut à nos xedwrobes.

Hm'y* dma, à votre connaiasaiice , que du magnétiiiiH dô- Tà/méi!pi piiiou développer le maguétiAue.

Cette jooiïiùaàoa a été rigoureuse jusqu'à la déoeuferte de Jtt. -CBntad^ çpi a ouvert un uouveau ohamp dans les «cienon en ^d^autatant, tc«nrae nous le verrons àkvé l«we des ns- »,> ^e l'électricité ausû .peut déveli^per du jnt-

iM. Ael'MBtliM 4e U («m au le f«F «m «mImmkk. 4l -Ami «MV«n* ^te avrwig^r 1> d«Tl*U*B «mc !■ baaaaato «

^Mi— ; — De grandes masses de fer sont emjdoyées du» Mt i

vtiaieau».! Jw .unes font partie de sa construction -et aotoa «

£xeai lea AUtiaa font partie de l'aiinemeat et sont plue no nnni b

juolûles, cxunmc W cuuuiuâ «lu fi-i ou de fuiile, W aui:re»,lu ^

Xittles, les barriqueij et les oiiûls de toute espèce. TuusM» «

Cor{)8 magaétiquee , di&persés çù et là daus les diPTérenU» ptftiO ti

du liâiimeut, doivent l'xexœr sur la boussole et exerceat en effet ^

une action considérable. Les déviations produites par ccUr cuac n

meriteut toiiw Vatieiitiun di^s pliysiûeus ; elle» s'élèvent quelque- ^

•20°, et fusficiu-elles 15 ou 20 fois moindres, dl» '

CHAP. n. — ACTION DE LA TERRE. 483

'ourrage de M. fiarlow qui nous servira de guide dans ce que lous altonsdire.

Bans un vaisseau , Taiguille de la boussole peut être déviée : * par les décompositions du fluide qu'elle excite elle-même ians les substances magnétiques ; 2® par Tétat magnétique peroanent que ces substances peuvent avoir en vertu de leur fcirce oercitive; 3" par Tétat magnétique passager qu'elles prennent DOS rinfluenœ de Taimant terrestre.

La première cause ne peut produire que de faibles effets; et on s'en garantit sûrement en plaçant \ habitacle à une distana* flsez grande de toutes les pièces de fer, ce qui est toujours posihle.

La seconde cause aurait un remède facile; car raiguille ailantée se trouvant placée, à Tégard des divers pôles ou centres oagnétiques du vaisseau, à une distance très^-grande par rnppoit

sa longueur, il en résulte que cliacun de ces centres agit sur Ile par un couple. Par la composition do tous ces couples parais, on aurait donc un couple résultant qui resterait toujours

même dans tous les climats et pour toutes les positions du ôaseau. Ce couple , à son tour, se composerait avec le couple creatre , et c'est là ce qui produirait la déviation de Taiguille. ûs dans le même lieu, quand le vaisseau tournerait sur luiâme autour d'un axe vertical, le couple terrestre conservant

même direction dans l'espace, et le couple du vaisseau touriBt avec lui, on Toit qu'il en résulterait une déviation va- ■ble , susceptible d'un maximum à droite du méridien magné- Tue , et d'un autre maximum égal à sa gauche ; de telle sorte le la moyenne entre ces deux positions extrêmes de l'aiguille nmerait sa vraie dii*ection. Pour d'autres latitudes , le couple nestre serait plus intense ou plus oblique ; mais la déclinaison Mrourverait encore de la même manière, par la rotation comlèle du vaisseau autour d'un axe vertical.

fiifin , la troisième cause est phis puissante que les deux prennes, et ses effets, sans cesse yariables, sont aussi plus difficiles

apprécier et à corriger. Nous allons pour un moment supposer [a'-rile agisse «eule pour dévier l'aiguille aimantée. Alors il est kir que tous les corps magnétiques du vaisseau deviennent des ttmants à pôles changeants; quand le vaisseau tourne sur luinème dans un sens ou dans l'autre , ces corps se présentent au-

"fyi LIVIiE III. — UAG.'1ËT1SH£ ET ËL£CTRICIT£.

.tUMPtiit à l'action de la terre , et c'prôitveat de sa part des domposïtions dilTétentes. Ce& phénomènes, déjà û compi tlana le même lieu, se compliquent encore, quaiid le vais ùllonnant les mers , ■passe successivement dans des contréi

■ le couple terrestre change de direction ou d'intensité. Tous a fetai diverb ne peuvent être ni prédits ni même indiqués p diécnie , et Ce n'est que par des essais plus ou moins ingéi que l'on peut les neutraliser. Voici les moyens que pn M. Barlow pour y. parvenir.

Ijfi bâtiment étant dans une rade tranquille où Ton pe virer de bord, on choisit à quelque distance sur le riraj lieu d'oii l'on puisse l'apercevoir dans toutes les positions preod en tournant sur lui-même. Là s'établit un obserr uec une boussole et un théodolite, ou quelque autre ii ment propre à mesurer les angles. Sur le vaisseau , près ' bouaoole déjà fixée dans l'habitacle , est un autre obsem ayant aussi uu instrument paml. A un signal donné, lesol valeurs visent l'un à l'autre , et chacun d'eux détermine l'i de son aiguille avec l'axe de sa lunette. Puisque les oba leurs se regardent, les axes des deux lunettes ne font q leule et même ligne , que nous appellerons la ligne centrai Or, la boussole du rivage n'éprouvant point de pertuiiN il est évident que, si ta boussole du vaisseau n'en éprounû le* deux aiguilles seraient parallèles et feraient le même avec. la ligne centrale, car la distance de quelques centaii mètres qui se trouve entre elles ne peut pas produire de i

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