CHAP. II. ^ ACTION DE LA TERRE
ivre sa boussole, «t à sa place il substitue celle du vaisseau, I la posant , au même point , sur une esptVe de cage en bois , lî peut faireune révolution complète autour de la verticale du rot de Taiguille. .Cette cage est représentée (Pl. 15, Fie. 18). irTuii des cotés on voit, de distance en distance, des trous li sont destinés à recevoir le compensateur magnétique ; nous ipellerons ainsi l'appareil qui doit corriger ou faire connaître déviation produite par le fer du vaisseau. Le compensateur magnétique se compose d'une tige t^ en livre rouge , de 1 pouce et ^ de diamètre , et de deux plaies de fer ff^ de 12 ou 13 pouces de diani<Hre (mesures anaises), d'une épaisseur telle que le pied carré pèse 3 livres. Ces MX plaques sont séparées par une feuille de carton, et pressées une contre Tautre au centre, par l'écrou extérieur de la tige e cuivre; et sur les bords, par trois petits écrous en fer; voilà Mit l'appareil : on le dispose comme il est représenté* dans la jure 18. Alors, la cage en bois emportant le compensateur dans n mouvement de rotation, Taiguille de la boussole en est lectée diversement dans les différents azimuts, et, par des tonnements , on arrive enfin k lui faire éprouver de la sorte ute la série des déviations qu'elle éprouvait sur le vaisseau, ela fait, on marque soigneusement la position du centre de la aque par rapport à l'aiguille de la boussole, et quand celle-ci repris sa place sur le vaisseau, on ajuste le compensateur sur le ied qui la porte (Fig. 17), de manière qu'il ait à son égard caciement la même position.
Par ce moyen , la déviation semble doublée , et non pas Nrrigée, puisque le compensateur produit un effet justement >al à celui que produit le fer du vaisseau , et dans le même us. Elle est doublée, en effet, et c'est là ce qui donne le loyen de la trouver. D*abord on enlève le compensateur pour lire une première observation de déclinaison , et Ton trouve , 9r exemple, 36* à l'ouest. Ensuite, on place le compensateur our faire ime seconde observation , et Ton trouve , par exemfc, 40* à l'ouest. Ce second résultat étant plus fort que « premier, c'est ime preuve que les actions locales augmentait la déclinaison. La différence 40 — 36 = 4 fait voir que W compensateur , pour sa part, l'augmente de 4®; donc le fer du vaisseau l'augmente d'autant ; ainsi , la vraie déclinaison
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«Bt 66* — 4*:=32°. Au contraire, si l'obsemitioD faite tnec le eon^teiuateiir donnait un moindre rnultat, ce serait une pretne que les actions locales diminuent la déclinaison , et la ■différence des deux observations devrait s'ajouter à la premine pour avoir la déclinaison du lieu. Il fiiut donc dans tous les eu «oirre cette règle générale : faire deux observations , l'une hib compensateur, l'antre avec le compensateur', retrancher h seconde de la première ; et, cette différence, prire avec son tigK, éunt ijioutée à k première observation, le résultat sera la déclinaison cbenâiée.
Cet ingénieux procède n'est pas sans «Ufficulté dans la pn- -ttque.
US. *■« l'IaSacaee dn n*gBétlai»e aar Ik Hareb« étm «fer*- M««dtsea. — Plusieurs marins, habiles observatenrs, ont remarqué que leurs chronomètres n'avaient pas la même marchel bord et snr le rivage. Les différences s'élèvent quelquefois de fi* i 10* par Jour. On conçoit de quelle importance est ce phénomène, puisque toute l'exactitude des observations nantiqnet et géographiques que l'on peut faire à la mer est dépendante de l'elactiUikle avec laquelle on mesure le temps. Les chronomèMi ayant dans leur construction placeurs pièces d'acier, et sartaMI des pièces mobiles qui sont emportées par le balancier, fl«lt naturel de si^poser qu'ils sont par là soumis aux hlfluencesa^ fnétiqnes. En effet, la proximité d'wn aimant sufBt pour aM* fleur miircbe ; de nombreuses expériences en ont donné la pretnt, el l'on a reconnu aussi que des niasses de fer ào'
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