‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 129 sur 232 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Dn Actioni élcclriqnef .

IMM. n f » âe* iiBbslanees qol prenacHt, par le fï«M« |»ff flIWé d'Kntr«r lea corps légen. — Il est facile de j'fe que tea dÏTetaes substances, prïses dans leur état naturd, aneunement la propriété d'attirer les petits fragments de ft d'or oa de clinquant, ni la sciure de-boîs ou de moeOeî CVMI, ni les bart>es de plumes, ni d'autres corps légnt, ^'îb acnent ; mais lorsque, avec une étotTe de laine ou <k oo frotte un tube de verre , un bâton de soufre ou de M nn morceau d'ambre ou de succin, ces différents coips pC è l'iiMtuit cette propriété remarquable ; ils attirent i en lea, 4lM^ légers qu'on leur présente , et cette attru^ioa. forte que ii-.s iniiirts fLtiillcs <lc nii-i;il, [irtr exemple, son

CaUP. I. — ACTIONS ÉLECTRIQUES. 451

aaqaoa Teut éprouver un corps, on l'approclie de la baUe, ts'il ne peut pas Tattirer à lui d'une quantité sensible, on est ssoré qu'il n'a point d'électricité, ou plutôt qu'il n'en peut avoir o'ane très-faible (iiarge.

Vaiguille électrique (Fig. 2) est un autre électroscope un peu In sensible que le pendule : elle se compose d'un fil de cuivre, ternné par deux boules métalliques b et b\ qui doivent être creuses tour être plus légères; au milieu de la longueur du fil est une iitpe en acier ou en agate, que l'on pose sur un pivot. Une trèsnUe action électrique suffit pour mettre l'aiguille en moument.

Vélectrosc^e de Coulomb (Fig. A) est l'appareil le plus sensiile et le plus délicat pour indiquer la prince des forces élecnpies. On le construit avec un fil de cocon /*, une aiguille de jornne laque g^^ et un petit cercle de clinquant e. Le fil est fixé m treuil /, qui sert à l'enrouler ou à le dérouler pour élever ou littiaser Faiguille. Une cage de verre iV préserve l'aiguille des fitationft de l'air, elle porte une circonférence divisée dit ^ et B ooigrercle ce' percé d'une ot^erture o : c'est par cette ourolve que Ton fait descendre lentement les corps électrisés qui iomnt attirer l'extrémité de l'aiguille pour la faire tourner, à ■oins tootefcMS qu'ils ne soient assez puissants pour agir du khors à travers l'épaisseur du verre.

Au moyen de ces appareils , on peut facilement soumettre à 'ègnxswe tous les corps, et voir s'ils sont tous capables de proidre b Fâectricité par le firottement. L'expérience en est curieuse , ir l'extrême variété des résultats qu'elle donne : on trouve en let que la gomme laque et la résine , l'ambre , le soufre et le ene sont des corps éminemment électriques ; qu'il en est de iltoie da diamant, de la topaze, de rémeiaude et de la plupart a pierres précieuses ; que la terre cuite , le bois et le cliarbon ooMot rarement des signes d'attraction, même quand ils ont été tittés longtemps et à plusieurs reprises; enfin, que les métaux, t d'autres corps encore, ne prennent jamais la moindre appaatlractive, quelque soin que l'on apporte à répéter ou à les frictions. Voilà donc tous les corps de la nature séés en deux grandes classes : ceux qui prennent de l'électriâlé par le frottement, que l'on appelle idio-électriques ; et ceux ip n'en prennent pas, que l'on appelle (mélectriques.

4n UVRE III. ~ HAGNËTISHE ET ÉLECTRICITe.

S07. Bea ear]^ CABdaeteara et des carps aaa éaHdNetenva. — S les corps anélectriques ne prennent pas d'électricité quand oit lea fîy)tte, ils peuvent cependant en prendre d'une autre manière. C'est Gray, physicien anglais, qui fit cette découverte en 1717. Gray , après avoir électrisé un tube de verre ouvert par les deux bouts, voulut voir s'il obtiendrait les mêmes résultats en foinaiit le tube ayec un bouchon de liège ; car, à cette époque, la scâence était encore si pcu'dvancée, que l'on essayait de tout au hasard ; on n'avait rien pour se conduire , pas même un système. Or, en faisant l'expérience, Gray s'aperçut avec un grand étonnement que le bouchon lui-même était devenu électrique, tandis qu'il ne l'est jamais lorsqu'on le frotte directement. Une tige de métal, plantée dans le bouchon, devint électrique comme lui; une tige pUis longue le devint pareillement, et l'habile observateur ne se lassait pas de répéter des expérience aussi curieuses. Voyant qu'il ne pouvait pas, dans son cabinet, ajuster au bouchon des tiges assez longues , îlûnagine de monter au premier étage, et de susperidrc à son tube électri- <fae un fil de métal qui descende Jusqu'au sol ; il frotte If tube, et un de ses amis présente des corps légers à l'extrémité du fil : chose siu^renante ! les corps légers y st>nt vivement attires. Ob i-épète l'expérience au second et ou troisième étage, et toujoun avec le même succès. Donc, le métal a la propriété de tnmmettre l'électricité ; et, puisqu'il la transmet instaulanémenl, il faut tms rélectricité soit une espèce de fluide qui passe du Tum iiu métal et qui se répande instant am-nieui sur toute sa «urfaM.

Page 1