l.eTi«r. — On anpfllf levier une Icirre droiie ou courbe
CHAP. m. — LEVIER. 3ÎJ
^j et fq celui de la force tic. Ces deux forces étant supposées
dans le mâme plan , on voit qu'elles tendent à faire tourner en
sens contraire et qu'elles remplissent la première condition;
mais, pour qu'elles remplissent aus» la seconde, il faut que la
première fwce contienne la seconde autant de fois que le bras
de levier de la seconde contient le bras de levier de la première.
Si^ par exemple, ab est double de cr/, il faudra que fq sôit
double de /p'j si ab était mille fois cd^ il faudrait que fq f&t
mille fois fp. Ces conditions dVquilibre s'appliquent à un grand
Boaibre de nsachines, qui ne sont, en dernier résultat, que de$
sjslànes de lerier {^s ou moins compliqués : dans le treuil et
le cabestan, par exemple (Fig. 19 et 20), la résistance r et la
puissance tangentielle p qui tend* à la vaincre sont entre elles
en Taôson inverse de leurs bras de levier, ou du rayon ab du
cjiîodre et dm rayon cd de la roue.
24. Wrmamifmm. mmr le pelât 4»»pv«i. — Dans l'équilibre du levier, le point fixe supporte une certaine pression qu'il est utile de connaître. Pour cela, il suffit de transporter les forces ao point de rencontre de leurs directions prolongées (Fig. 23), et de cbercfaer teur résidtante par la règle du parallélogramme des forces ; cette résultante passe par le point d'appui , et exprime par conséquent la grandeur et la direction de la pression qu'il supporte. Si les forces étaient parallèles (Fie. 24), on sait que la résultante serait parallèle aux composantes et égale à leur somme.
S5. Ikins l'usage (ordinaire, on emploie le levier à soulever des fisutleanx : alors l'une des deux forces s'appelle la résistance^ c'est le Éwdean que l'on vetit soulever; l'autre s'appelle IsLpuis" sance^ c'est la force quelconque qui est mise en jeu pour soulever le fardeau. Dans. ce cas, la condition d'équilibre s'exprime en ces terflaes : La puissance et la résistance sont en raison inverse de leurs bras de levier^
On dislîiBgne aussi trois sortes de leviers, suivant les positions rektÎTes du point d'appui a et des points d'application de la pdssance /? et de la résistance r (Fig. 21 ) : dans le levier du premier genre ^ le point d'appui est entre la puissance et la résHtanœ : la balance est un levier de cette espèce; dans celui du deuxième genre , la résistance est entre le point d'appui et la poisHince; Am celui du troisième genre ^ la puissance^ au contraire, tooAe entre la rèàmtmiût et le point d'appui*
U NOTIONS PRËLiniiAlRES.
SG. ■■•■Tcmeat ■■IfAt-He. — Le mouTement .uniforme e»t celui dans lequel le mobile parcourt des espaces ^[>ûx en temps égaux. Ain^, concevons un mobile qui parcourt une ligne droite, et nne hoi-loge qui mesure le temps : si, dans chaque minute, te mobile avance de la même longueur, de 60 mètres par exemple, et dans chaque demi-minute de 30 mètres, de SO dans chaque tiers de minute , il se mouvra d'un mouTement uniforme. Puisque les espaces sont égaux pour des tnnps égaux, il en résulte que le rapport de l'e^ce au temps est nue quanùté c-onstante : c'est ce rapport qui 5' appelle la vitesse du mouvement uniforme. Quand on prend un temps double ou triple, Tespace est double ou triple , et le rapport ne change pas. Le nombre qui représente la vitesse dépend des unités qu'on a choisie» pour l'espace et pour le temps , et ce serait mal exprimer la vitesse que de Texprimer par un nombre, sans désigner les unités qui ont servi à trouver ce nombre. Les mouvements uniformes sont plus lents ou plus rapides, suivant que leur vitesse est plus petite ou plus grande : le vent ordinaire ne parcourt que 60 mètres en une minute , le vent des orages panxturt jusqu'à 2700 mètres; ce dernier mouvement est donc 45 fois plus rapide que le premier.
87. Puisque la matière est inerte, un corps qui est animé d'un mouvement uniforme doit se mouvoir perpétuellement dans la même direction et avec la même vitesse, à moins qu'une autre force ne vienne agir sur lui, soit pour changer sa direction scuk-nn'iil , ^<»i pour < lians«-'r à la fois sa direction et