‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 131 sur 232 · HAP. I. — DEUX ESPÈCES D'ÉLECTRICITË · texte numérisé non relu

HAP. I. — DEUX ESPÈCES D'ÉLECTRICITË

tanciis <jue deux pendules touchés avec le même corps électrique se repoussent mutuellement (Fig. 5). Donc, réloctrlcité du verre et celle de la résine ne sont pas identiques, puisque chacune attire ce qui est repoussé par l*autre.

Ces deux électricités , différentes dans leur origine et dans leurs effets, doivent porter aussi des noms différents : la première est appelée électricité {titrée , et la seconde électricité ré" sifieuse.

Ainsi, nous sonunes conduits à cette conséquence importante : ffiû y a deux électricités telles que chacune se repousse et attire Vautre»

Sans avoir éprouvé les autres corps, nous pouvons être assurés d'avance que leiu* électricité est résineuse ou vitrée, car s^ils agissent sur un pendule électrisé, il faut bien qu'ils le repoussent ou qu'ils l'attirent : c'est, au reste, ce cju'il est facile de vérifier sur tous les corps. Cette belle découverte des deux électricités a été fiite par Dufay, physicien français, en 1733 {^Mém. de 1* Académie des sciences^ 1733).

Quelques physiciens donnent à l'électricité vitrée le nom dVlectricité positii^e^ et à l'électricité résineuse celui X électricité négaUife. Il nous arrivera souvent d'employer ces dénominations, bien qu'elles tiennent à un système où Ton essaye d'expUquer tous les phénomènes par une seule électricité, qui serait tantôt oi excès ou en plus^ tantôt en défaut ou en moins,

209. Des fluides électriques et de l^état naturel des eorps. — De la rapidité avec laquelle rélectricité se répand sur toute rétendue des corps conducteurs, on conclut qu'elle est un fluide excessivement mobile 9 et de l'opposition qui existe entre les électricités du verre et de la résine, on conclut que ce fluide est double, c'est-à-dire qu'il y a deux fluides électriques, conune il 7 a deux fluides magnétiques. Ces deux fluides, combinés entre eux par leur attraction mutuelle , ou neutralisés l'un par l'autre, constituent Vétat naturel des corps ; mais viennent-ils à être décomposés ou séparés par une cause quelconque, les actions contraires qu'ils exercent au dehors ne peuvent plus se compenser exactement, et le corps dans lequel cette décomposition a eu lieu est un corps électrisé : il est électrisé ifitreusement si c'est le fluide vitré qui domine, et résineusement si c'est le fluide résineux. Quant au mode d'existence du fluide électrique dans l'in-

4» UVRK m. ->- HUAtTISME ET ËLEGTR1CIT£.

t^riéur-deBCOrps, tous les phénomènes semblent indiquer qu'il est répaodq àM.iu les intervalles qui séparent les atomes pondérable»,'et (fie là il peut être, de proche en proche, décompose et lecompaeif sonant les forces qui le sollicitent. Il y a tontefois ose difiérellce fondameotale entre le fluide électrique et le fluide magnétique : celui-ci est enfermé dans les éléments magnétiqnes, il peut s'y mouvoir, mais il n'en peut sortir; tandis que le fluide électrique est libre dans tous les corps, il peut tnvèrser dans tous les sens tonte l'étendue de leur masse, et même il peut en sortir pour se répandre et s'accumuler sur les coips TOÎsins. Cette Térité résulte évidemment de toutes les expériences que nous avons déjà rapportées, et nous la Terrons caofinnée par 'l'ensemble des phénomènes électriques.

Lorsque nous développons de l'électricité résineuse ou vitrée daq» un coips qui était d'abord à l'état naturel, il faut donc que l'électrïdté contraù-c se trouve pareillement développée, ou bien qu'elle soit détruite par-la cause décomposante. Or, la destruction d'im agent naturel ou d'une force n'étant pas mtnns impossible que la destruction de la matière elle-même, noui pouTons £tre assurés que jamais l'une de ces âectricités n'est développa sans l'autre. C'est au reste ce que l'on peut vânfiv par Vexpériience, en frottant l'un contre l'autre deux dnqBO iatiU» par des manches de verre (Ï'ig. 7) : lorsque après le frotp tenient od les tient unis, ils ne donnent aucun ùgne d'éleclB* dt^; maïs dès qu'on les sépare, il est facile de reconnaître qat l'un possède l'élcctncitc vitrée, c-t l'autre, la résineuse. Cc^

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