CHAPITRE lY
De l'Élecniciic dûiioiulco.
S9S. »0 Im «iMbuMlKtlMt de l'«leetrl«lté, et d« sa imi fmUtam iemt» et ■■Uie. — Concevons deux disques conduo teima, a' (Fl. 17, Fig, 1 ), mis en prcseuce et séparés par une lame non conductrice n de verre ou de résine ; quand le dÊsçie <t r^pit, par'exempl», de rélectricité vitrée, et le disque o^ de la véûœaae, ces deux électricités s'nttirent au travers de la lame noa aiwtdnclTice n, et en pressent les deux faces exposées par l'efiKnt qu'elles font pour se rejoindre : on dit alors que ces éle^ triàtéa aont dUgimulèes. Et, en effet, quand les disques sool diargÀ, on peut les toucher l'un ou l'autre sans que leur fluicie s'écoule dam le sol, mais il faut les toucher aéparémeiU et dod pas timultaiiémerU;lc fluide de celui qui est touché n'obët pu à ta force répulùve qui lui est propre, parce qu'il est attirée retenu par le âuidp~de l'antre. Ainsi, les plus fortes AuffS électriques s'accumulent sur les disques, se pressent sur les bott opposées de la lame non conductrice, et restent dissîmuWet l'ope pur l'itulre tant que l'on n'offre d'issue dans le sol qu'à /'un An deux lliiidi.>s. Supposons que les deux disques soietil mathrnia-
CKàF. rr. — DISSIMULATION DE L'ÉLECTRICITÉ. 4«7
sappiimant la communication des fils fetf sans les laisser toiidicr aa sol, il arrive toujours que la dissimulation est incomplète^ c'est-à-dîre qu'il n'existe aucun point sur les disques ni sur les fis oà la tension âectrique soit tout à fait nulle. Cette tension est très-grande sur les faces intérieures / et i' ; et là, quand les HU faces ont assez d'étendue, les fluides peuvent presser la lanie n avec tant de force qu'ils s'ouvrent un passage au travers de sa substance et la percent pour se rejoindre : si cette lame est de lésine ou de soufre, il se fait alors une multitude de petites fissores knpcrceptibles ; mais si elle est de verre mince, les fluides Be faut qu'un seul trou, par lequel ils se précipitent avec éclat pour «e recomposer. Sur les faces extérieures ^, <?, et sur les fik/i /*î ^ tension électrique qui s'exerce contre F air est trèsen comparaison de la tension intérieure ; mais elle existe, on peut s'en assurer avec le plan d'épreuve, ou même en int la jointure du doigt successivement à chaque disque i chaque fil, car on en tire de petites étincelles. La dissimuklîon ne peut pas être complète, parce que les fluides accu- » pour la plus grande partie sur les faces intérieures / et î' encore séparés par l'épaisseur de la lame non conducn, et que c'est au contact seulement qu'ils peuvent être neutralisés en totalité Tun par Vautre. Ainsi, la dissimulation est f ratant plus parfaite que la lame non conductrice est plus mince ; BU même temps, plus la lame est mince, et moins elle offre de rénstance à la pression électrique. (Vest là, comme nous le verfuns tout à l'heure, ce qui limite Faccumulation cpic nous poumas donner à l'électricité.
L'appareil étant chargé comme nous venons de le dire, les flectiiiités dissimulées peuvent se recomposer subitement ou len- Mnwnt.
\m recmnposition subite se détermine de la manière suivante : 0B prend par ses manches isolants m^m\ V excitateur bcb' (Pig. 2), AoBt les deux arcs en cuivre Ac, ch* sont mobiles autour de la dumnère c; on touche l'un des disques avec la boule ft, et on ipproche de l'antre disque la boule ^ à 4 ou 5 centimètres de dstmoe; l'étincelle jaillit avec beaucoup d'éclat et de bruit, et rappareil est déchargé. Par la tension électrique qui esta» point ie oonlact i, une partie du fiuide vitré se répand sur tout Fexci- ^>tov; alors, le fluide réâneux est moins attiré qu'il n'était, son
CHAPl IV. — DISSIMULATION DE L'ÉLECTRICITÉ. 489
!s an espace que Ton vernit pour augmenter son inconduo»
te (FiG. 4 ).