CHAP. V. — LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
cjue Ton appelle ilectro^posUîfs ^ posséderaient primitivement le Âtiide positif ou vitré ; les autres ^ que Ton appelle électro-néga^ tifsj posséderaient primitivement le fluide négatif ou résineux : les premiers , enveloppés de iluide neutre , auraient attiré du fluide négatif^ tandis que les derniers, au contraire, auraient attiré du fluide positif; de telle sorte qu'ils seraient Tun et lautre à l'état naturel. Cela posé, imaginons une seule file d'atomes électro-positifs ou électro-négatifs, et Tun des fluides qui se présente pour la parcourir , il est évident qu'il se manifestera subitement autant de petites étincelles quHI y a d*atomes, à peu près comme il arrive à la chaîne des grains de métal dont nous avons parlé; pour plusieurs flles d'atomes le phénomène serait le-méme , et dans le vide du double baromètre , les atomes dispersés de la vapeur de mercure seraient la vraie cause de la lumière qu^on observe, enfln, dans le vide absolu, on ne sait (e qui arriverait, car le fluide neutre , s'il existe dans le vide , étaor liomogène et sans solutions de continuité , on ne peut rien dire des effets qu'il éprouverait, puiscju'on ne sait rien sur le mode d'agrégation des deux fluides qui le constituent.
Bien que cette hypothèse semble appuyée par tous les faits connus , il est bon cependant de la mettre à de nouvelles qveuves , et de la regarder plutôt comme un moyen de chercher la vérité que comme la vérité elle-même. •
830. Ca«se ém aïowenicttt des corp^i nen «•Hdaetenrs élee- Irisés. — - Il ne paraît pas qu'il existe aucune attraction à distance, ni même aucune aflinité entre le fluide élcctri({ue et la substance des corps non conducrteurs , car tous ces coi-ps perdem leur électricité dans le vide. D'après cela , si nous considérons deux balles de gomme laque, par exemple, chargées Tune et Tantre d'une même électricité et mises en présc^nce , la seule force qui les sollicite est la répulsion de toutes les molécules du fluide dont elles sont revêtues ; l'effet immédiat de cette force serait donc d'écarter ces molécules, et de les disperser de toutes parts , si elles pouvaient se mouvoir librement : par eiemple , si les deux balles étaient dans le vide , elles resteraient inasobiles, tandis que leur électricité, obéissant à sa répulsion propre, se disséminerait jusqu'aux limites de l'espace; mais, so^ndues au milieu de l'air qui est mauvais conducteur, le iluide qui les couvre est arrêté dans tous les sens , ou plutôt
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il ti^are une i^istance à vaincre. Celles de ces molécules qui s'ippatoit aor l'air ne peuvent se mouvoir sans JMiusBer l'air devant dlet) et celles qui s'appuient sur la substance des balla de gomme la^e ne peuvent se' mouvoir non plus sans les pouH ser comme un obstacle qui s'oppose à leur marche. C'est par ce double effet que les balles sont mises en mouvement et écaitécs l'une de l'autie.
Pour rendre le phénomène plus sensible , on pourrait concevmr que les balles de gomme laque, après avoir été électriiée*, oM ea leur lur&ce recouverte d'uue couche de substance imperméable à Eâectricité, de telle sorte que le fluide qui les charge K^ comme emprisonné entre ces deux matières non conductricba. Alors il est évident que toutes les actions répidiives qui ft*exercent eatre les molécules électriques se transmettent immédiatement aux molécules pondérables par le fait seul de b réaistanoe puôre qu'elles opposent. La couche d'air qoi enveloppe le* eoips fait précisément l'ofBce de cette coud» înptr> méable k l'âëctricité.
On prouve, de la même manière, que des balles dudtgée^de Auidet contraites doivent être entraînées et attirées par l'eSat qoa fpat lei molécules de ces fluides pour se rejoindre.
Lp tn^mr nfîsoTiTicment s'îippliqvie à \vfns W corps lïon e diicleurs, quelle que soit k-ur form*-; et il oat visible que li corps non conducteur, pris dans son état naturel, n'est jl attiré ni repousse par lui corps étectrisé, c'est simplement p i fluides n'étnnt point décomposés par influence e