CHAP. V. — MOUVEMENT DES CORPS ÉLECTRISÉS
le le fluide exerce contre Tair, ou, en général, contre les cnïlc^pes imperméables qui limitent leurs surfaces; car on peut ojours as&imiler Tair qui touche un corps conducteur à une ifeloppe imperméable qui ferait corps avec lui. Cela posé, si Ml imagine des sphères conductrices, il est visible que, chargées une même électricité, elles se repoussent, surtout par les régions fleurs surfaces les plus éloignées Tune de l'autre; tandis que, argées d* électricités contraires , elles s'attirent , surtout par les gions les plus voisines ; et ce n'est pas toutefois que les moléile$ de la surface libre n'aient aucune part au phénomène, car les sont maintenues au lieu qu'elles occupent par des forces ou ss répulsions contraires qui prennent leur appui contre la couche tir environnante.
Un corps conducteur, à l'état naturel, est toujours attiré par H corps électrisé, parce que ses fluides étant séparés par influence, t celui de nom contraire étant toujours appelé dans la région plus voisine, l'attraction qui s'exerce sur lui est toujours plus Bcace que la répulsion qui s'exerce sur Tautre à mie distance ni grande.
93S. MemreoieBts produits par l'éconleHient de l*éleelrieité* - Sur un pivot conducteur cp , communiquant à la machine i. 16, FiG. 35), on pose en équilibre une petite tige de mé- I tiy dont les deux bouts sont aiguisés et recourbés en sens ntraire, et, dès qu'on tourne la macliine, cet appareil, que m appelle le tourniquet électrique , prend un mouvement de tstion très-rapide, comme si les extrémités des pointes étaient lement repoussées. Le même phénomène se produit sur les oniiquets à plusieurs tiges, et lorsqu'on est dans les ténèbres I observe, pendant le mouvement, des aigrettes de feu qui 3ancent de chaque pointe. L'électricité résineuse et la vitrée réientent une différence à l'égard de la lumière, mais elles n'en ncKntent aucune à l'égard du mouvement. Cette rotation cueuse s'explique de la manière suivante :
Le fluide électrique, répandu partout sur la surface des tiges I tourniquet, exerce partout une pression sur l'air environnant, ■une l'eau et les autres fluides pondérables pressent, dans tous I points, les parois des vases qui les contiennent. Si le fluide NUique ne trouvait point d'issue, les pressions opposées scient toujours égales, et Pappareil resterait au repos : mais, dès
Bie IITU m. — IIAGIIËTISIIE ET ËLECTRICITS.
qu'3 «'ëande par une pointe, U n'exerce plus de presùon tu rorifioe de l'ÀJOulement, et la pression intérieure qui s'exem an piniit opposé détermine le mouvement par un véritalile rwuJ, tout à fàt paml à celui qui s'exerce dans le tourniquet à gai ou dam le toatniqaet hydraulique.
9S3.'Ma«TBMCat« pr«d«lta par a^e Me«Mp«dtlm ImImiTiMfr — Goocerons une sphère conductrice , de cuivre pn iœnf le, communiquant au sol par un fil très-6n, et posée na un plan non conducteur iudéfini, où elle n'est retenue que pu mit pends ; ima^nons qu'au-dessus d'elle, à une certaine distance, on diiy<>f on corps capable de recevoir ou de conserver les pha tdltet -diatgCB électiiques. 11 est évident que , si la sphère est très-petite, elle sera emportée pur l'attraction qu'elfe éprouve, et TÎmârA de bas en haut, malgré son poids, se préâpittr wr le ccqps qm la sollicite par influence. Mois il est évident anss qa^ scjn diamètre 'et son poids augmentant, il arrivera une cxrtaioe liante on la puissance électrique sera tout à fidt insufiHiile pour la spolever : l'étincelle parUra entre elle et le oot|sdcctriaé qui la sollicite sans qu'elle eu reçoive le moindre noof^ ment, i peu près comme l'étincelle part des conducieun de h machine sans qu'ils soient eiitraîuéâ et arrachés de \cun supports.
Cependant, ou observe des effets de la foudre qui semblât contraires à ce principe : on a vu soui'ent de grandes nanti tFansportées à plusieurs centaines de pas, et surtout des pim de métal arrachées de leurs scellements par un efl'ort étniivalort
.UTRE m. — HACNÉTISME ET ËLECTRICITÉ. SU