‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 151 sur 232 · CHAP. I. — EXPÉRIENCES DE VOLTA · texte numérisé non relu

CHAP. I. — EXPÉRIENCES DE VOLTA

chimiques. En attendant qiie nous puissions aborder cette discussion, comme nous le ferons plus loin ( Klectro-chimie^ chap. vu), nous devons nous borner à accepter simplement les résultats des expériences, conformément aux vrais principes de la méthode expérimentale, qui consiste à bien établir les faits et leurs conséquences, avant de diercher les explications et les causes premières.

Nous admettrons donc comme un fait fondamental découverl par Volta, que certains métaux, et surtout les métaux oxydables, dégagent de Télectricité, et chargent le condensat(»ur , lorsqu'ils sont placés dans les conditions dont nous avons parlé.

A ce premier fait, Volta en a ajouté un second bien plus fécond encore et bien plus important. Il est vrai que, dans son esprit, il était une conséquence nécessaire du premier; mais nous laissons de coté pour un moment la liaison qu'ils peuvent avoir, afin de rester strictement dans les limites des données expérimentales. Voici ce second fait : Vir une plaque de verfe on pose un disque de cuivre (^i., 22, Fig. 3), sur celui-ci un disque de zinc^ et sur le zinc une rondelle humide; puis sur cette première rondelle humide on continue à poser dans le même ordre, cuivre, ztDC, rondelle humide; et Ton continue ainsi, toujours dans le même ordre. Alors on a un appareil, une pile de Volta ^ qui présente le» caractères suivants : 1® si, après avoir touché le premier cuivre, pour le mettre en contact avec le sol, on vient présenter au sommet de la pile le condensateur à taffetas (Pl. 17, Fig. 5), dès qu'il touche le sommet, il prend ime forte charge d'électricité vitrée; 2® si Ton procède en sens inverse, c*est-àifirc, si, en mettant le sommet de la pile en contact avec le sol, on vient en toucher la base avec le condensateur. Ton y prend une forte charge d'électricité résineuse. Et ces expériences peuvent se rc*péter et se renouveler indéfiniment, même quand il y a plusieurs heures que la pile est montée, pourvu que les rondeiles ne soient pas desséchées , 3® les effets électriques que Ton obtient de la sorte sont d*autant plus intenses que Ton accumuler Hii plus grand nombre d'éléments.

La rondelle humide est un disque de papier, ou de carton, ou de drap, etc., humecté avec de Teau dans laquelle on a fait doBoudre un sel, ou que l'on a aiguisée avec -^ ou -^ d'acide flilfbriqne, ou azotique, ou hydrochloriqtie, etc.

SSft LIVRE lU. — HAGNËTISHE ET ÊLECTBICIlA.

Les àeax. di^es de zinc et de cuivre qui ae «oocfaent peuvenl iue iamàét ensemble ; îb forment ce qu'on appcAe ime pain, on H eo¥pte^ ou un élément de la pile.

Aa lieu de une et de cuivre on peut employer pour Eûn m âérneat de* méuux quelconques , pourvu que l'un d'eux soit attaqué di»niqu«nent par le liquide qui humecte la rondeBe; maÎB il ne faudrait pas qu'ils le fussent tous deux paiement.

Celle de* extrémités de la pile qui charge le condeosalevi d'électiiàté vitrée, s'appelle le pôle potittf de la pile, et celle qui le duu^ d'électricité résineuse s'appelle le pôîe négatif. Lorsque cei extrémités ont été nùsesen communication avec des Gis «a conducteurs d'une longueur quelconque, ces conducteurs pflcnnent eux-mcmcs le nom de palet. Tellec tout les «mditions générales d'après lesciuellçs se construit la pile io- Tentée {Mr.V<Jt^ .tels 'sont les caraclèi-cs qu'elle présaile. On peut oonteMer aujourd'hui l'exacte justesse des idées tbéorii]» par lesquelles le génie de Volta s'est laissé conduire, mais personne «iiurément ne peut contester que cette invention ne ioit l'une des pins «dmiraMes et d^ plws ftwjHdes dont la witme se »oit ciincliic.

250. EVfels de la pll«. — La pîle dont nous vcuons d'tuct qwer la con&ti-uction s'appelle pile à ailoitiup. Pour obserïw les divers efft-ts qu'elle peut produire, on lui donne, en génàal, la dîi^position tpi est représeutée ( Pl, 22, Fis. 4); W dis^utf sont maintenus entre tiois tubes de verre, qui s'élèvent de 11 base et qui supportent la pit'ce supérieure.

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