HAP. X. — TÉLÉGRAPHES ÉLECTRIQUES
du fer de rarmaturc, de la tension' du ressort et de la masse totale du levier- qui doit exécuter res mouvements. Il ne suffit pas que la décomposition du magnétisme se fasse rapidement, U faut aussi que la recomposition se fasse, sinon avec la même rapidité , du moins avec une rapidité très-grande ; or, il j a des fers qui ne jouissent pas de cette dernière propriété , ce sont ceux qui ont une force coercitive trop marquée , ils sont tout à fait impropres à la construction des électro-aimants télégraphiques; l'armature resterait adhérente pendant la durée de la rupture du circuit et Ton n'aurait pas de vibrations, ou du moins elles seraient lentes et incertaines.
Quant à la tension du ressort et à la masse du levier ; on comprend sans peine leur influence , une masse double exigeant une force double pour prendre la même vitesse, on voit qu^un levier l^er pourra vibrer beaucoup plus vite qu'un levier trop pesant ; car, en augmentant la force de la pile et les quantités de magnétisme développées on augmente dans une grande proportion les lenteurs de la décomposition et surtout de la recomposition; le ressort devra lui-même se régler sur la force de la pile. S^il est trop tendu les faibles courants ne pourront pas abaisser le levier qui restera pressé contre son arrêt supérieur ^'; et si le ressort n'est pas assez tendu il sera incapable de relever le levier assez vite pendant la rupture du circuit, le fer de Tarmature restant alors attiré par les restes de fluide qui ne sont pas instantanément recomposés.
Il y a donc des précautions à prendre , des conditions délicates à remplir lorsqu'on veut obtenir des vibrations rapides ; mais il anive ici, conmie dans toutes les actions mécaniques, que l'on gagne du côté de la masse ce que Ton perd du côté du temps; et , si l'on opère avec lenteur on pourra mettre en mouvement des masses beaucoup plus grandes.
On se rappelle que les électro-aimants peuvent avoir des degrés de force très-différents , les uns étant construits pour porter des milliers de kilogrammes, les autres plus petits et plus faibles pour porter seulement quelques grammes; ceux-ci sont destinés aux mouvements rapides ; on ne met en leur présence que de petites armatures et des leviers légers ; les premiers sont destinés aux mouvements trè»-Ients , il faut mettre en leur présence de grosses armatures et des leviers pesants, mais les uns et les autres
CBAP. X. — TÉLÉGRAPHES ÉLECTRIQUES. 7S3
à-dire de 40 idloiiiètres, sans rien changer à la force du courant; aîmî «a mojen du fil de 1 millimètre pour faire les communica* tîoDS de rafler et do retour, réIectro«-aimant pourra déjà fonotiomier arec la même énergieà 40 kilomètres de distance; remphçoBS le fil de 1 millimètre, par du fil de 5 milKmètres de dîiimètre, sa section étant S5 fois plus grande, on pourra encore pcfficr râectro-aimant 25 fois plus loin, c'est-à-dn« à 1000 Ulomèlres, sans lui rien faire perdre de sa force. Voilà commeni les lois si simples de Tintensité des courants, permettent de cal* cnler aTec certitude, d'après tme petite expérience de laboratoire, lesdiTerses conditions qu'il y a à remplir pour frandiir les distances, pour porter rélectro-aimant où l'on veut, pour fiûre parler le télégraphe et transmettre tous les signes de la pensée, à 1000 kilomètres, comme à quelques pas.
Tel est le principe fondamental de la télégraphie électrique. On comprend qu'à y a diverses manières d'établir la fe^eture et la rupture du circuit ; on Toit , par exemple , dans la figure 3, une di^osition un peu différente de celle de la figure 1 ; la roue dn manipulateur est toujours de métal avec un axe pareillement métallique, mais le pourtour a des dents saillantes qui viennest, pour produire la fermeture, toucher le plan incliné d'une eipèoede dent que porte le ressort un peu rigide x; le ride qui sépare les dents de la roue, produit la rupture.
On comprend de même que le lerier de l'électro-aimant puisse receiroir des arrangements très-différents : on Toit, dans la figure 4, une disposition qui est assez généralement adoptée; le lerier de bois se prolonge par un ressort d'acier assez flexible, dont la tension se règle au moyen d'une ris if. Quant à Félectro-aimant, qui est représenté vertical, il peut être horizontal, ou oblique, il peut être aussi complètement supprimé , et remplacé par une petite âiguiBe aimantée , comme nous le verrons dans le télégraphe anglais.
Ces principes posés, nous allons entrer maintenant dans les détails pratiques et examiner successivement les divers systèmes télégraphiques en les rapportant aux titres suivants :
Télégraphe à cadran;
Télégraphe à signaux com^ntionnels ;
Tél^praphe écrivant»
764 LIVRE III. — MAGtfÉTISME ET ËLECTRIGITË.
340. Tëlégraplie * eadrliB. — Nous compreadrons sous ce titre les divers télégraphes dans lesquels le récepteur est un cadran portant les lettres de Falphabet et une aiguille centrale qui en fait le tour, avec plus ou moins de vitesse , s^arrétant successivement, pendant un instant très-<court, |, i^u^ de seconde devant les lettres qui composent chaque mot de la dépèdie; les ûgnalant ainsi à Tattention du stationnaire qui est proposé là pour la recevoir. Les appareils de cette espèce , tous semblaUes pour le résultat , peuvent offrir cependant de très-grandes différences, soit dans le mécanisme qui fait mouvoir Faiguille , soit dans la disposition plus ou moins avantageuse du manipulateur. Nous allons décrii*e quatre de ces appareils : le tél^raphe à cadran ordinaire, celui de M. Breguet, celui de M. Froment et celui de M. Siemens de Berlin.
Télégrmplie * eadrmn ordinaire. — Le manipulateur est représenté HPl. 23 B, FiG. 5) et le récepteur (Fig. 6); indiquons d'abord comment Taiguille du récepteur a<xx>mplit son mouvement de rotation plus ou moins rapide , il nous sera tàdie de comprendre ensuite comment elle s'arrête pendant le ten^ voulu , sur la lettre qu'elle doit signaler. Cette aiguille est montée sur une roue a qui porte treize dents, taillées en plan incliné par rapport au rayon et par rapport aux deux chevilles b et dit Tancre bcd^ qui reçoit un mouvement de pa^et-vient de droite à gauche et de gauche à droite ^ quand l'ancre va à droite, h cheville b frappe sur le milieu du plan incliné de la dent qu'eOe rencontre, et, par la pression , fait avancer la roue d'une dénudent; quand elle revient de gauche à droite, la chevillasse dégage , et la cheville d frappant en son milieu la dent qo'dle rencontre, fait encore avancer la roue d'une demi-dent et dans le même sens. C'est ainsi que le mouvement alternatif de Taiicre imprime à la roue et à T aiguille qui est fixée sur elle un mouvement de rotation continu ; chaque demi-dent qui passe emporte l'aiguille d'une lettre à la suivante , et pour que sa rcrolution complète s'accomplisse en 1" il suffit que Tancre exécute dans cet intervalle treize mouvements vers la droite et treize mouvements vers la gauche ; ces mouvements lui sont imprimés p«r l'extrémité g du levier gh de l'électro-aimant hoiizoï^tal r; ce k* vier agit sur l'ancre par la tige e, et il la fait aller et venir auloar de l'axe /*qui la porte ; il suffit donc que dans 1" il y ait treitf
fermetures et treize ruptures du circuit, qui impriment au levier les Tingt-sîx mouyements nécessaires.
Voici maintenant comment le manipulateur (Fig. 5) produit cet effet : 0 porte aussi un cadran pareil au précédent où les lettres sont disposées dans le même ordre; seulement son aiguille, plus forte, se meut à la main, et entraîne dans son mouvement la roue sur laquelle elle est montée ; celle-ci porte treize dents pareilles à celles de la figure 3, avec treize intervalles vides ; deux ressorts arrivent à sou pourtour, l'un y fait Toffice du cliquet de la roue à rochet; il touche toujours la roue et empêche qu'on ne la tourne à rebours; l'autre x ne la touche que par une saillie terminale et à Tinstant où la dent passe; il ne la toudie pas quand cette saiUie se trouve vis-à-vis le vide qui sépare deux dents consécutives. Deux fils de communication, Tun supérieur, Tautre inférieur, dont chacun est lié à Tune des extrémités du fil des bobines dé Télectro-aimant, viennent du coté du manipulateur s'attacher, le premier au pôle positif de la pile, et le second, au ressort /, tandis que le ressort x communique au pôle négatif; alors, quand on tourne avec la main Taiguille du manipijdateur, d'un mouvement régulier et continu, à raison d*un tour par seconde, on entraîne la roue et Ton détermine par seconde treize fermetures et treize ruptures dé circuit, qui font ainsi faire une révolution juste à Taiguille du récepteur. Par conséquent, si les deux aiguilles sont d'accord, si, par exemple, elles partent ensemble du signe + qui est inscrit en haut des deux cadrans et qu'on appelle le filial^ elles passeront ensemble sur la lettre A, sur B, sur C, etc., et se retrouveront ensemble sur le final après la révolution achevée. Une fois mises d'accord, elles doivent rester d'accord, à moins que le levier de l'électroaimant du récepteur ne soit mal réglé et ne laisse passer une fermeture ou une mpture sans exécuter son mouvement.
Cela posé, tout le mystère du télégraphe est éclairci. Veut-on, par exemple, écrire FRANCE, il est convenu que l'on part toujours du final ; le stationnaire qui parle prend donc son aiguille au final, et d'un mouvement uniforme, non saccadé, il la conduit siir F, où il fait une ^tite pause de 1 de seconde ; il passe à R où il fait la même pause, à A, à N, à C, à E, en faisant toujours une pause égale; puis il termine le mot en revenant au final, pour passer ensuite- au mot suivant; pendant ce temps^là,
766 LIYR£ Ul. — MAGNÉTISME ET ÉLECTftlClTÉ.
raiguiUe du Kcepleur, par Feffet de Fâeciro-râiianicaBiiiie par une invincible sympathie, répète ei reproduit à rînstant mène tous les mouyemenis de la preaiière, se metuiiten mardie atec eUe, passaol en même temps devant ks mêmes lettres, s'arrècant «piand elle s* arrête, juste pendant la même firadkm de seconde, reprenant sa route comme die, au même iastanti po« s'arrêter de nouveau avec elle pendant { de seconde^ et aimi de suite, avec la plus infaiUiUe £dëUté, tant qu'elle est soumÎK à Vinfluence du courant. On peut dire que l'aigmlle dn réœpcev est comme une plume merveilleuse qui écrit à cent lieues k pensée de celui ,qui envoie la dépédie et qui récrit plus vile qu'il n'est donné à la main de le £ûre avec une 'plume oidînaîre.
Chaque station doit avcnr une file^ un mampulafteur et m récepteur; le stationnaire qui reçoit la dépèdie tient sa pde et son maniq»ulateur en repos au dehors du circtùt; il n'*a qnW seule ciiose à £aii*e : suivre des jeux l'aiguille de soa réoepteor pour lire ce qu'elle écrit, ou plutôt pour voir ce ^'elle dÎL Lorsqu'à son tour il doit prendre la parole, Aôte'soii léoeptev du circuit au moyen d'un commutateur; il y met do même ecmf sa pile et son manipidateur ; il fait sonner Valarmej c'c*>4«dive la cloche de la station à laquelle il veut parier; il la £ût mnoer de nouyeau jusqu'à ce qu'on lui réponde; alors son rnrrripnidant est prêt à l'entendre; il a aussi, lui, au moyen d'uncoanvtateur, fidt une manœuvre inverse; il a oté du circuôt sa pile et son manipulateur pour y introduire son récepteur; il a Ûêl toat cela en poussant uu bouton, ce qui lui a pris moins de teaps ci coûté moins de peine que s'il avait en à fidre on signe de la main pour dire : « Parlez, je vous écoute. »
C'est ainsi que Ton fait la conversation cooime si Ton étsit en présence assis à la même taUe.
Cet appareil est l'un des premiers qui aient été employn- Nous l'avons décrit sous la ferme que M* Fromeot )nk avat donnée il y a qudques années dans le modèle qo*il avait fait pour le cabinet de la Faculté des sciences. On est parvcoa itpuis à des formes qui donnent encore plus de vitease et plas <le sûreté dans la transmission des dépêdies; les déraogemeots fû se présentent quelquefois ici résultent :
1* De ce que l'ancre d'édia{^ement du réœptaor donne os^
GMàF. X. — TÊLfiGRAPHES A CADRAM. 767
uêex Sotie acoouse à ki^roue qu'elle frappe alternaciveiiieiit de àroÊÈe et de gauche, et qu'elle peut quelquefois laisser passerune dent au lieu d'une demi-dent^ à cause de la vitesse d'impulsion ;
2* De ce que la nudn de celui qui fait tourner l'aiguille du manipulateur n'a lîen pour se guider et surtout nen pour s'ar* rélcr au point précis où elle doit faire sa pause* Alors la motndie incertitude qu'elle éprouve ou en avant ou en arrière peut ptoduire quelque désaccord entre les aiguilles.
'ïïéÊég^mpkm A eaArmt ém M. Mwa^immU — D est repr^enté (Pl. 23 n,FiG. 10, 11, 11 bis). La figure 11 ^montre le cadran on kl vue de face du récepteur; on voit que ce cadran est double; fl 7 en a un pour les lettres et un pour les chiffres ; c'est par un signal convenu que celui qui reçoit la dépêche est averti qu'il £sut passer du ca^an des diifires à celui des lettres ou Mce persa.
La figure 11 montre le récepteur vu par derrière et hors de sa botte, afin que l'on puisse en bien comprendre le mécanisme.
Enfin la figure 10 représente le manipulateur vu de face sur la]{gauclie de la plandie.
Cet appardi, qui est digne de la réputation de M. Areguet, et qui a été accueilli avec une grande faveur, se distingue surtout par deux choses importantes :
1* Par un petit mouvement d'horlogerie qui tend «ans cesse à Saiie mouvoir la roue a (Fio. 11), sur laquelle est montée f ai* guiUe du cadran du récepteur; ainsi l'électro-aimant cesse d'être le moteur; il n'est {^us qu'on interrupteur, permettant au mouvement d'horlogerie de faire passer une demi-dent de la roue, et l'anétant juste au moment où elle est passée, lui permettant de'fiùre passer la demi-dent suivante pour l'arrêter encore et ainsi de suite;
2* Par l'édiappement particulier que M. Breguet a mis sous la dépendance de Félectro-aimant pour qu'il remplisse bieih sa (onction^ c'est-à-dire pour qu'il laisse bien échapper juste une demi-dent k diaque vibration d'dler et une demi-dent k chaque vibration de retoiv.
Essayons de faire comprendre ce mécanisme qui fonctionne avec tant de régularité.
Deux petites palettes s et y sont montées sur tm axe ed^ qui est seulement un axe d*osciUation ; elles sont k une dktancé
Si Duintenant roscillatioii de l'axe »< U palette x et la dégage , le haut di imeité en avaat; elle entre en prise < min de la dent qui vient la frapper rooe a donc avancé d'une demi-dcnl ÔUmtioii contraire de cd fait repassej la dégageant, et en même temps ran qui airéte la dent suivante et ainsi d octàllatioiu alternatives de l'axe cd à tour miu en prise ou dégagée et qoenoe, i chaque fuis, passer une de doit agir sur cd pour lui imprimer ffonwnut entre, les limites prescrites tiôiuie avec régularité ? Tout le mo dérola mi levier de l' électro-aimant :
liiontal; on ne voit que ses deux ex bant de l'appareil; l'armature^, moli m Inieri fourchette gi qui vient pr bra* « de Taxe cd. Ainsi, à chaque TOti l'électrO-^ïmant, gt vient en avai i diaqiw mouvement de l'armature r^pdle,^ paaee en arrière; il engag ici la certitude qu'un seul mouvi qu'âne deninlent, et qu'il k fait pa
peut bouton b qu'il suffit de presser pour remettre l'aiguille du cadran sur le final sans rintervention du courant, lorsqu'elle se trouve en désaccord par suite de quelques dérangements ou de quelques réparations; ce bouton imprime à Tarmature les mou- Yements d'osciUation qui font marcher Taiguille.
Les deux fils de communication et arrivent à deux boutons (Fig. 11) qui sont eux-mêmes en rapport électrique chacun avec un bouton pareil, recevant l'une des extrémités du fil dl" rélectro-aimant, comme l'indique la figure.
Le manipulateur de M. Breguet est aussi disposé d'une manière ingénieuse (Fig. 10) : sous le cadran se trouve, dans une pièce de métal, qui est Uée avec l'aiguille, une rainure circulaire et sinueuse, dont une portion r a été rendue visible en déchirant la partie correspondante du cadran ; un levier ahc^ mobile autour du point b , va par nn appendice et un galet s'engager dans cette rainure, qui fait ainsi, pendant qu'elle tourne, avancer ou reculer le petit bras aby tandis que le grand bras bc éprouve un mouvement coiTCspondant et opposé; de telle sorte que l'extrémité c vient successivement presser ou le ressort qui est lié à l'arrêt /*, ou le ressort qui est lié à l'arrêt </; dans le premier cas, il y a fermeture du circuit; dans le second cas, il y a rupture; Il faut remarquer que dans cette rainure sinueuse, les parties les plus voisines du centre correspondent aux lettres de rang pair et les plus éloignées aux lettres de rang impair; ainsi, pour a il y a rupture, pour b fermeture, pour c rupture, etc., etc.; par conséquent lorsqu'on fait tourner l'aiguille g avec une manette convenablement disposée, on fait tourner en même temps la rainure sinueuse , et l'on détermine ces fermetures et ruptures ahematives du circuit. L'aiguille g du manipulateiu: et l'aiguille du récepteur (Fig. 11 et 11 bis) ayant été mises d'accord, on voit que celle-ci fera tous les mouvements de la première comme dans l'appareil à cadran ordinaire , avec cette différence qu'il y a ici beaucoup moins de chances de dérangements.
On voit de plus, sur le pourtour du cadran du manipulateur (Fig. 10), des crans marqués dans le métal et correspondant à cliaque lettre; ces crans sont destinés à empêcher toute espèce d'incertitude dans les mouvements de l'aiguille g\ parce que la manette qui la fait tourner se relève un peu pendant le inouvement, et porte une cheville qui vient s'engager dans I. 49
■éUgnphes à cadnn, et b
)A >Gcèai que M. Froment ■
l»it 1 W Société â'cncouragi
i-f^nr à un très-tuM àegn
im tél^aphes de cette
)e Bulletin de
), ^|[|irfa un rapport que
ftln figures qui me seml
■ïà\b pnncipe de cette
à cadraQ de M.
pnfeclioa du aumipa
Éi wi|mlrti m et dnTéo
CVAP. X. ^ TÉLÉGKAPHES A CAmAH. 771
corrcspoiulrp, poor que le marteau donne Téveil par ses'fibnh» dons répétées.
Quant à l'électro-aiinant qui fait moirroir Taiguinedn cadh^n, il est ajusté à peu près comme celui du rupteur de la plan» che 23 B (FiG. 6) , que nous ayons décrit pk» haut ; mais par les formes , les dimensions et le parfait ajustement des pièees, M. Froment a pu donner à Téchappement un degré deprécirion et de s^eté qu*il n^avait pas.
Essayons maintenant de faire comprendre le mécanisme si babilement combiné du manipulateur , et dVxpIiquer comment la main de celui qui enroie la dép^he, en se promenant sur son davier avec la pltis grande prestesse, fstit marcher Fai* guilte du récepteur de la station qui la reçoit, de telle sorte qo*efle signale infailliblement toutes les lettres qui ont été toudiees.
Dans la caisse du clarier , à Feictrémité de droite , se trouve un mourement d'horlogerie h (Fie. 1), destiné à faire tourner sur lui-même un arbre d'acier aa , mince , droit et très^rigide qui Ta d'une extrémité à l'autre de la caisse. Au bout de cet arbre, à droite, est montée une roue à rochet r, qui se voit de fi^e dans la coup* transversale (Fie. 2); c'est la dernière roue du mouvement d'horlogerie; elle tend k tourner avec une grande vitesse, par exemple, 1 ^ 2 ou 3 tours par seconde, et par con* séquent à imprimer cette vitesse de rotation à l'arbre d^ader aa qui la porte ; mais il y a un cliquet qui l'arrête, dont le prolongement est un peu saillant en avant, et par conséquent un peu saillant k droite dans la coupe (Fie. 2); il faut presser sur ce prolongement c pour dégager le cliquet et permettre à la roue de tourner. Or, il se trouve une longue règle zz (Fie. 1), droite, mince et légère, ingénieusement suspendue et équilibrée par une sorte |de parallélogramme, qui descend parallèlement k ellemême, pour peu qu'on la presse en un pœnt quelconque de sa longueur; c'est elle qui rient presser à son tour le prolongement du cliquet , et qui donne ainsi à l'arbre d'acier la Kbôté de tottmer; mais, aussitôt que Ton cesse d'agir sur cette règle jîjî, eDe reprend sa place, le diquet la sienne, et tout mouvement s*arrête.' On derine que les touches sont précisément destinées à produire cette pression et par conséquent le mouvement dç rsladbn qui eti est la suite ; en effet, la règle zz est suspendue
) d'une hélice , dont une n ' la coupe transversale ( e ((FiG. 3, 3), porte , au milî b poîot .convenable de sa longueur, liqndle le bras correspondant de 1 ment qund la touche est dans sa poi laqgdle il vient heurter et s'arrêter ( fat pfewjée par le doigt. On vient, p tbm Wf k l'instant l'arbre tourne jus) pf*Hh»* à cette lettre vienne renconi le.Mumiimil de rotation cesse, et j lève, le doigt, parce que le cliquet s' pane àJa toudie a , nouvelle rotatii vallaq«'2.j a entre p et a , c'est-à-< pgar.ohafM lettre, et par conséquei pde ■anrit-urtt, et ainsi de suite.
Il ne reste plus qu'une question ; ■'omineiit In main en {tassant d'une t It' nombre voulu de fermetures et d ijuc Tniguillo du récepteur marque to '{uelqiie sorte dictés par les mouvi i|UL-stian Mt réfioluo de la manière la hlarbre d'nclcr, celle de gauc des manipulateurs (Pi
CHAP. X. — TËLÉGRAPHES A CADRAN. 773
pour que le clavier soit d'accord, que le bras de l'arbre d'acier qui correspond à la touche marquée du final + , soit précisément sous sa cheville d'arrêt; les bras correspondant aux lettres a, b^ Cj d^ etc., se trouvent ainsi respectivement à des dis* tances de leur arrêt de yg , ^^^ , ^, etc. de circonférence; donc, si l'on presse une touche quelconque, on déterminera juste la rotation voulue pour que l'aiguille du récepteur vienne s'arrêter sur la lettre correspondant à cette touche, et le même accord se soutient ainsi indéfiniment. On peut l'éprouver par une expérience curieuse : passez la main d'un bout du clavier à l'autre d'une manière quelconque , autant de fois que vous voudrez , aussi vite que vous voudrez, sans ordre ni attention aucune, pressant même plusieurs touches à la fois , le récepteur et le clavier n'auront pas perdu leur accord ; en mettant le doigt sur une touche, vous verrez l'aiguille du récepteur marquer cette lettre , comme si l'on venait de régler l'appareil.
n y avait cependant quelques difficultés, soit pour les lettres doubles, soit pour d'autres détails; mais M. Froment a trouvé des solutions simples à toutes ces petites difficultés, et son appareil à clavier tel qu'il est aujourd'hui , est^ dans le système des télégraphes à cadran, celui qui me paraît mériter le plus de confiance.
Télé^rai^he * eadran de M. Sleneiui. — Pour Claire connaître cet appareil dont je n'sii pas pu reproduire ici les dessins, j'emprunterai quelques pages du rapport que j'ai été chargé d'eu faire à l'Académie des sciences en 1850 [Comptes rendus des séances de V Académie des sciences ^ t. XXX, p. ÔOO).
« Tous les télégraphes alphabétiques construits antérieurement à M. Siemens ressemblent à celui que nous venons de décrire » (c'est-à-dire au télégraphe à cadran ordinaire qui commence t*et article, Fig. ô , 6); « on peut les caractériser d'une manière générale en disant qu'ils ont nécessairement un manipulateur qui se meut à la main par celui qui envoie la dépêche, et que, par suite, celui qui reçoit la dépêche est obligé de se taire et de rester passif jusqu'à ce que son correspondant lui laisse la liberté de parler à son tour; que si les divers appareils dont on a fait usage présentent entre eux (juclques différences, elles ne portent pas sur ces deux points, mais seulement sur le mécanisme qui sert à transformer le mouvement de va-et-vient v\\
la Ȏne des sigu
i ordînatre refuse i ^ait 1k dépêche ; car, s'il 1^ il en icaultenit à coup sùi B à sorbr. S'il voit soa ap| àifmrfèmr vn antre et rrpéter toul Ù ^kt A m'* ^'im seul moyeo à sa tt.MnHI^ c'fl*4-dire de couper la ] AliM«» m'ot ^'après des pourpai nmâiifMwiymiU dépêche peut è . > Pkr It méthode de M. Siemens fHUpKfOi^HMtàdiaque insUnt ( ÉMhà^k ki donne, ûgnaler ui répétition d'uu sigite niul &it ou ma " i'our réaliser cei avantage, qui M. Siemens supprime tout à fait l'in piuV, rt il dispose son appareil à es lutuc^t de \a même manière, soit q [mV:!)», soit qu'il doive la recevoir. £ ce n>èeauiMiie ingénieux qui fooclî uiie ^aude vitesse et avec une réguL •■ L'unnatnre de réluctro-wmaBl 1 " ' ' de langueur qui dcne a
CIAP. X. — TÊLfiGlAPHES A CÀlRAH. m
dont il m, luî-imètM reçu le moinrement; mais il ne l^airéle qn'au monent oà il est Ini-mène «irécé par un buttoîr dans soû ememiùxm d'allé ^ e'est-4-dire quand larniature, attirée par TriecCioHâmaot, est Ternie aussi près des pôles qu'elle doi^e le faène ; idor» le drcnlt étant rompu, Tarmature cesse d'être attirée, et se troorant immédiatement rappelée par son ressort, le levier acoumpiit son reiaur, A peine CoudieU-il à cette antre Umîte de son excursion, qu'il c<llnplète de nouveau le drtmit, rétablit le courant, et à Tinsunt se trouve de nouveau emporté par l'armature pour acoovnplir son deuxième aller, qui, par la Mèaae cause, est suivi d'un deuxième retour. Ces vibrations iaocfarones s'accompliraient ainsi indéfiniment tant que la pile feornirak un courant de même intenuté ; puis, elles deviendraient plus lentes quand la piie s'allaibiirait, et enfin elles cesseraient après un temps plus ou moins long quand Taction du courant aerak devenue trop 6ible pour que la force atb:*aotive de Téleotro-«imant pût vaincre l'inertie de Tarmature et la tension du resBortqui la retient éloignée des pôles*.
« Deux appareils semblables introduits dans le drcnit , l'un à Beriin, Tautre à Paris, marcheraient de pair et aTcc un sjncfaronisme parfait, sauf la Titesse de rélecdricité cpii peut ici être négligue; et s'ils étaient d'accord au premier instant, c'est-à-dire m. les aiguilles correspondaient au même signe, elles feraient des nilfiers de tours et marcheraient pendant des journées ou des amiées entières en se trouyant toujours d'accord, c^est-à-dire tmqeurs au même instant vis-à-vis des mêmes signes.
« Auccm opérateur n'est nécessaire ; la pile se charge de tout.
« Cependant, jusque4à, l'aiguille indicatrice du cadran n'aurait qu'un mouvement régulier et saccadé anak^e à celui de rnguille à secondes d'une pendule; seulement il serait bien pins rapide, car l'aiguifie indicatrice poufrait îxtre une révidu-
* En 1843, M. de La Riye augmentait Paction chimique cl*un simple élémenty en introduîtant dans le circuit un électro-aimant dont 1*armature, par •et TibnirioiBs letfles, déterrainiit an mptores «uroetsiTe*. En I8M, M. Froapylimaat ée aiéme principe asm une astie fonae, faàsak ^'àmet Twd*«a«feclro-atmaAtairetf une wkeMe assez grande pour produire des sons et mémo des sons très-«gu<« [Coit^tes remius^ U XXIV, p. 428) ; à la même époque, M. Froment employait ces vibrations comme moteur, après avoir ajouté à son appareil im mécanisme qui se réglait à volonté et opérait la mp-
è «ne période qwdcoayie de IVxoaxwon.
I également, et fait t p.K die D'en montrait aucti I&||rik«||l pont rien diadiiguer, riei B frit à peu près comme i » fi^ de iuite, d'une I lîire sentir aucune I r il NTUtlneii imposable de dém< ■ n bot donc ajouter quelque au mKMM im pivler; il faut ai-i^r 1' PM liiifiniii, mail pendant une de oaml0 fM pnil-étre un quart de sec< I de celui qui enTOÎe la I prompt de celui qu , ou, li l'on veut, prt i l'opérateur doi r obtemr eu résultat, lÛMMHtijntoiir de son cadran au d%«gMi^«t nr dwque touche est f.')a.MgOB auquel elle corn , (m abaisse une p< SjriilWimide diamètre, qui vie —riaiiiT IwriMiital parallèle k l'aigv Ctpt.'ilhMÉMeat conmie à l'on ai I est caché au-de
c^est-à-dire vers le milieu de Texciirsion qu'il fait sous Tinfluence du ressort qui le rappelle. On comprend, en effet, qu'à cet instant le circuit étant rompu depuis un certain temps, et les effets du courant ayant cessé, il y a moins de chance pour que Tarmature contracte une polarité magnétique capable de troubler la mardie régulière de Tappareil. Ces conditions sont trèshabilement rempUes par M. Siemens.
« Celui qui envoie la dépêche n'a donc qu^une seule opéra* tion à faire : poser le doigt successivement sur toutes les touches qui correspondent à la série des signes qu'il veut transmettre, n abaisse une touche, et l'aiguille indicatrice de son apparefl, emportée par le mouvement régulier qui Tanime, n'éprouve rieu encore; elle continue sa marche jusqu'à Tinstant où elle anrive au signe dont la touche est abaissée ; là elle s'arrête. L'aiguille de Tautre station, mue par la même force et soumise au synchronisme, ne peut pas cependant s'arrêter mathématiquement au même instant, car le levier qui la fait mouvoir, rappelé aussi par son ressort, achève forcément son retour, puisqu'il ne ren* contre pas, comme son homologue de la première station, un obstacle matériel qui l'arrête; il achève donc son retoiur, et prend la position où, pour sa part, il complète le circuit et rétablit le courant. Cependant ce qu'il fait là ne peut pas avoir à l'instant même son efficacité, puisque son homologue de la première station est alors retenu en un point où il rompt le circuit. C'est ainsi que l'opérateur qui envoie la dépêche, posant le doigt sur une touche pendant une certaine fraction de seconde, détermine un instant d'arrêt pareil dans l'aiguille de la seconde station ; mais, il faut bien le remarquer, les deux aiguilles ne peuvent pas s'arrêter au même instant : la seconde ne s'arrête qu'après un temps qui équivaut à peu près au quart de la durée d'une vibration complète. Cette circonstance est importante par l'influence qu'elle exerce sur le nombre des sigties qui peuvent être transmis dans un temps donné.
« Quand celui qui envoie la dépêche lève le doigt qu'il avait posé sur la |H*emière touche pour le porter sur la seconde et faire le deuxième signe, les phénomènes suivants s'accomplissent. Le levier de son appareil, obéissant à l'action du ressort qui le tire, est libre afin d'achever son retour, et il l'achève en effet. Akmt ^ circuit étant partout fermé, le courant se réta-
rrs LIVRE m. — kàgnétisb; et Éuscmorfi.
Uit; les armatures des deux stations sont attirées sinnitouiLtut, et les aiguilles reprennent leur marche oonocnrdanije juKpi*à râiitaiit où celle de la première statioa manjoe le second signe; l'aiguille de la seconde station le répète à son tour, et les mèniei pbÀiomènes se reproduisent jusqu'à la fin de la dëpécbe.
« Si tout se paâse bien, l'opérateur de la seconde station n'a rien autre chose à faire qu'à suivre d'un cal attentif les montements de son aiguille indicatrice, et à écrire ou à dicter les signas qu'elle lui a désignés; si, au oontraire, ily m un doute, oe s'il est siterenu quelqiie dérangement, il pose le doigt sur me tMidie; alcMTS l'aiguille de la première station s*arrèDeà ce signe, et celiii qui envoie la dépêche est prévenu par là cpie son correspondant veut parler : l'entretien s'engage, les ezplicatioiii s'échangent, et bientôt le travail primitif reprend son couis. On peut dire q^e c'est une conversation bien ordonnée, eotie deux personnes qui veulent s'entendre, diacune ayant «ne égale liberté de placer son mot à propos.
« L'appareil dont nous venons de donner une idée se sdflit àlui-mé^ne; il n'a besoin d'aucun auxilianne, lorsqu'on vm s'en raj^rter au manuscrit de l'opérateur, et <x>urir la cfaoee des erreurs qu'il a pu commettre y soit en lisant les moufements de l'aiguUle, soit en écrivant les signes après les avoir hs.
« Mais, pour éviter jusqu'à la possibilité des erreors de ortie espèce, M. Siemens joint au besoin, à son appareil, une imprimerie magnétique qui donne la dépêche aussi bien imfHÎiBfe qu'elle pourrait Tétre pai* la presse ordinaire. Alors le stabonnaire n*a pas à s'en mêler; il peut se promener pendant quesoa appareil travaille, et s'il revient au bout de quelques minutes, îi trouve une bande de papier sur laquelle sont imprimées avec me grande perfection toutes les lettres de la dépêche ; elles ne sont pas seulement mises à la suite Tune de l'antre, nuds les Uaao sont observés avec soin, petits entre les lettres et grands entre les mots. Rien n'empêcherait d'y mettre la ponctuation la pis correcte, si elle devenait nécessaire à l'inteUigenoe du teite; mais, en général, ce serait perdre un temps précieux à faire do signes inutiles.
K Essayons de donner une idée de cet appareil, qui est trisbien conçu et par&itement exécuté.
« Un axe vei-tical, en tout sonblahle à cebn qui porte Tsi*
CHAP. X. — TÉLCGEAPHES A CADRAN. 779
goQle indicatrice du cadran, et recevant un mouvement de rotation par un mécanisme absolument pareil, reçoit, à sa partie supoieure, trente rayons horizontaux disposés dans le même plan et espacés également : chacun de ces rayons, vers sou extrémité la plus éloignée de Taxe, c'est-à-dire à 4 ou 5 centimètres de distance, porte en relief assez saillant, et sur sa faoe supérieure, Tune des lettres du cadran ; ces rayons étant flexibles et faisant ressort, il sufEra d'en pousser un de bas en haut contre la bande de papier qui se trouve un peu au-dessus pour qu*il vienne la presser avec plus ou moins de force. Cette bande de papier embrasse, sur un arc d'environ une demi-circonférence, un rouleau à imprimer couvert d'une encre assez ferme. Là où le papier est fortement pressé par le relief de la lettre, il s'imprime nettement ; ailleurs il ne reçoit pas même de taches.
« Mais il reste bien des mouvements à combiner pour remplir fidèlement les deux conditions suivantes, savoir :
< 1® Pour que le rouleau à imprimer, qui doit être immobile au moment où il imprime, tourne d'une quantité convenable et emporte avec lui le papier pour faire un blanc, aussitôt qu'il a reçu la pression d'une lettre , et un blanc plus grand quand il termine un mot ;
« V Pour que le marteau qui vient en dessous frapper la lettre, vienne juste au moment où elle s'arrête elle-même, pendant peut-être un tiers ou un quart de seconde, pour recevoir le
coup.
« Tîous avons déjà dit que les rayons qui portent les lettres en relief se meuvent comme l'aiguille du cadran , c'est-à-dire qu'ils forment eux-mêmes une espèce de cadran tournant , de telle sorte que toutes les lettres en relief viennent tour à tour passer au-dessus du marteau, qui est disposé pour agir de bas en haut, et toujours au même point. Or, à la station qui envoie la dépêdie, l'opérateur, mettant le doigt sur une touche, arrête un instant la lettre en reUef de la deuxième station, comme il y arrête l'aiguille du cadran, lorsqu'on se sert de l'appareil à cadran; il ne i?este donc qu'à faire jouer le marteau pendant cet instant très-court, pour que l'impression soit accomplie.
« C'est un électro-aimant puissant qui est chargé de cet office ; il est mis en jeu par une pile particulière ou pile auxiliaire, dont le courant n'entre pas dans le circuit télégraphique. Chaque
lang^ poitf que sa lourde armatui ~ lia ce mouvement elle ' Par UD levier un peu Ion] nu' le coup de marteau à la let I S^ Ptr un second leviei- qui a nna roue à rochet, elle fait tou r et la bande de papier cj t pciies pour que le rouleau s Iqagîtadîiul, et puisse imprimer ai
* 1* Par an troisième levier, c eott 3* 1a {ùle auxiliaire, et anéaat itKÏréBj à l'instant, cette lourde a tBiaâni Mn rôle, reprend elle-mé tion du ressort qui la sollicite, t nante ;
• 4° Par un quatrième levier qi rlinque mot, l'armature de l'élccti sonner un timbre, et le stationnai appareib conservent leur accord ; disposition ingénieuse : chaque m blanche, et celui des trente ra^oni
^ aucun relief; alors le mi Mr, n'éprouvant pas
CHÂP. X. — TÉLÉGRAPHES A CADRAN. 781
n Enfin, M. Siemens joint encore aux appareils précédents, un appareil nouveau, qu'il appelle tratismetteur^ et qui est exclusÎTement destiné à transmettre les dépêches entre deux stations très-éloignées l'une de Vautre. Ce troisième appareil repose encore sur le même principe ; mais, de plus, il présente une application intéressante de la théorie des courants dérivés. Le courant qui circule entre les stations, le courant télégraphique proprement dit, peut être très-faible, parce qu'on ne lui demande presque aucun service ; sa seule fonction est d'ouvrir et de fermer le circuit en temps opportun. Alors les courants des piles de chaque station passant presque exclusivement dans les appareils à signaux, ont toujours assez de puissance pour les faire marcher; puis, quand leur rôle est fini, le faible courant télégraphique agit à son tour pour préparer l'appareil à exécuter le signe suivant.
« La commission a examiné avec un très-vif intérêt les divers appareils de M. Siemens; elle y a trouvé partout une^parfiûte intelligence de la théorie , et , en habUe observateur , M. Siemens a su tenir compte de tous les phénomènes si complexes qui se manifestent dans les conducteurs et dans les électroaimants, surtout quand les actions doivent être d'une très-courte durée.
« Son système, médiocrement exécuté, donnerait sans doute des résultats très-médiocres ; mais bien exécuté, comme il Test par M. Halske, il nous paraît avoir une incontestable supériorité sur les appareils du même genre , c* est-à-dire sur les appareils alphabétiques ordinaires, en ce que ceux-ci ne fonctionnent pas avec le même degré de sûreté et de précision. Quant à la vitesse, nous sommes portés à croire que l'appareil de M. Siemens ne le cède non plus à aucun appareil alphabétique; nous regardons même comme probable que les perfectionnements ingénieux , que M. Siemens a apportés dans la construction des électro-aimants, sont propres à lui assurer de l'avantage, surtout lorsqu'on a soin de ne mettre en rapport que des appareils ayant à peu près la même sensibilité relative, et de ne jamais associer deux électroaimants, dont l'un serait vif, et l'autre paresseux. »
341 . Télégrai^hes * signaux coiiTeiitloiuiels. — Nous comprendrons sous ce titre les télégraphes dans lesquels les signaux résultent ou des diverses positions de Taiguille du récepteur, ou
78« LIVRE m. — MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ.
d'nne série de mouvements successifs dont Tensemble ne compose qu'un seul sîgne convenu d'avance, une lettre ou une idée. Nous ne trouvons que deux télégraphes dans ce genre , celui de BfM. Foy et Breguet qui est exclusivement employé en France, par Tadministration , et celui qui est le plus répandu en Angleterre, que nous appellerons télégraphe anglais.
Télépaphe de MM. Foy et Bre^vet. — Lorsqu*on fit en France les premiers essais de télégraphie électrique sur le chemin de fer de Paris à Rouen, M. Foy, directeur des télégraphes, demanda avec raison que les signes électriques fussent les mânes que ceux du télégraphe aérien auquel son personnel était fadiitué ; la commission ne vit que des avantages à cette identité dans les signes dont F usage était consacré depuis un demi-siècle, tf dont les vocabulaires étaient arrêtés depuis longtemps ; M. Bre* guet ne tarda pas à trouver une solution très-satisfaisante de ee problème : c'est cette solution que nous allons faire connaître, avec tous les perfectionnements que M. Breguet y a introduis et qu'il a bien voulu me communiquer.
Le télégraphe aérien emploie 49 signaux qui se produisent de la manière suivante : aux deux extrémités d^une longue pièoe horizontale ab (Vj., 23 b, Fi«. 15), que Ton appelle régHlatOÊr^ se meuvent circulairement deux rayons bien équilibrés ac ^H que Ton appelle indicateurs ; chacun de ces indicateurs preoJ 8 positions , savoir : 2 sur le régulateur. Tune en se repfiant st lui , Tautre en se développant sur son prolongement ; 3 ao-dcssus , la position verticale en haut et les deux positions de 45' â droite et k gauche de cette verticale supérieure ; 3 au-dessoVi la position verticale en bas , et les deux positions de 45* à àrok et à gauche de cette verticale inférieure. Que Tun des incficaieas reste [immobile, tandis que l'autre prend successÎTement SB 8 positions , il en résulte 8 signes différents ; et en ajuiLiMt chacune des 8 positions de Tun avec les 8 positions de TaiiBr, on obtient en somme 64 signes. Cependant, comme en Tfg*^ dant de loin avec une lunette on aurait pu confondre TlmBclM repKé sur le régulateur, avec Hudicateur développé sar son jf^ longement , il avait été nécessaire de supprimer une de ces poi* tions, ce qui réduisait Tensenlble des sign^'à 7 fois 7 oo ^* f^
Dans la télégraphie électrique on donne à cfaaqae inScOBt Tf ses 8 positions, ce qui s'obtient avec une sAreté parfiûte » '^
CIAP. X. — TÉLÉGRAPHES A SIGNAUX. 783
mojen de TëdiappeiDeiit de M. Breguet, que nous ttwom décrit en parlant de son tëlëgrapbe à cadran. En eflet, il y ars»! là 26 poMtkxis k donner à raignilie dif réceptenr, et Ton avait pris mie roue à 13 dents; puisqa il nj a ici que ê positions k hn donner, il snfiBra de prendre une rooe à 4 dents , et d'employer exactement le même mécanisme. C'est ce qui est icpidscirté dans la figure 1 5 , où Ton ycnt pour chaque indicateur les deux palettes xetjr^ une portion de Tarbre oscillant qui les porte et la roue à 4 dents qui fait passer juste une deraUdent ou | de circonférence quand Toscillation do levier dégage une des palette» pour mettre Fautre en prise. Seulement le système est dimUe; comme il y a deux indicateors qui doîrent se mouvoir, d'une manière par&itement distincte et indépendante , cfaacmp a son mouvement d'horlogerie, son échappement, son étectro» aimant et son cornant séparé.
Lr'ensemble de ce récepteur est représenté dans les figures 12 et 13; sur la figui^ 12 on voit l'apparence extérieure, la tcnne de la boite, et celle de ces faces qui est toorilée vers r<^>éraleur, portant en haut, à drcMte et à gauche, deux petits caArsnrs qui servent à régler la tension du ressort de TannataFe de eha* qoe.âectro-aimant; puis, un peu plus bas, le régulateur fixe et les deisx indicateurs, dont chacun est monté sur Taxe de la rone k 4 dents des figures 16 et 13, afin de se mouvoir «tec elïe.
Dans la figure 13, qui est sur une plus grande échelle, la hotle est enlevée, et l'on a la perspective de tout le mèc»^ rnsme intérieur; le spectateur est supposé regarder obhqoement et par derrière. Dans le système de gauche , on voit t'éleeiro» aîmnvt horizontal, disposé de manière à pouvoir être facilement enleva et lempbcé; l'armature ^ est en grande partie cachée; son levier gi s'élève verticalement pom* Tenir rà i inipri* le petit mouvement d'osciUation à Taxe qui porte les ftt^ leltc» d'édnppenient x, 7 ; ces palettes sont elle^^mémes cachera pat W ptatîne qai reste en place pour montrer rensemMé du momoDenf d'horlogerie destiné à faire metreiier fa roue d'échappement.
DiBs le système de drrâie, TéleemK'aîmuift est enlevé' pour laisser voir la place* qu'il occupe et di^erseff pièces importantes; hi phiinc du movvemem d'horlogerie esc pareiflemenf enl4?vée, afin de mmUww à daeoovwt les rouages qui le composent; ici Ton
784 LIVRE 111. — MAGiNÉTlSME ET ÉLECTRICITÉ.
distingue tous les détails de la roue d^échappemeat à 4 dents, et de ses rapports avec les deux palettes or, y^ avec Taxe osc3lant qui les porte , enfin avec le levier gi de F armature mobile tàe rélectro-aimant ; ou voit de plus Teusemble des conununicalions électriques , dont il sera facile de se rendre compte diaprés les développements que nous avons déjà donnés.
Tel est le récepteur de M. Breguet; c^est une véritable pièce d'horlogerie , composée avec cet art dont il a le secret au plus haut degré et exécutée avec les derniers soins de prédsioo, comme tout ce qui sort de ses ateliers.
Arrivons maintenant au manipulateur, qui doit évidemment être double comme le récepteur ; il est représenté dans son ensemble et dans sa position (Fig. 12); Tune des manettes est représentée plus en grand et vue de face (Fig. 14); on voit id, sur le cercle fixe ^x, les huit encoches con'espondant aux huit positions de l'indicateur. Que Ton prenne d'une main la manette m qui est articulée à son extrémité , qu'on l'éloigné un pea du cercle a, et qu*on la tourne pour la porter dans Tune des huit encoches où elle s'arrête par une cheville qu'elle porte, Tindicateor qu'elle fait marcher tourne comme elle et s'arrête avec elle dans la même position. Ce que nous venons, de dire de la manette de droite s'applique à celle de gauche, qui agit de son coté de h même manière sur Tindicateur qui est sous son influence. Ainsi les deux mains sont à l'œuvre ; mais après quelque temps d'exe^ <»ce , elles acquièrent une habileté merveilleuse dans ce genre d'opération , où elles doivent perdre toute habitude de moavt» ments symétriques.
Pourquoi l'aiguille de Tindicateur est-elle obUgée d'obéir à b manette qui la commande , et de la suivre sans cesse dam s& mouvements , dans ses pauses , dans ses vitesses , comme si db ne faisaient qu'une seule pièce ou comme si elles étaient euAtir nées par des liens invis'd>les? Elles sont liées, en effet, par l'ictioi du courant et par les fermetures et ruptures que la manette dào^ mine : on voit (Fig. 12) un disque métallique d qui est monté sir Textrémité de Taxe horizontal de chaque manette m. et qui toontf avec elle; il porte une rainure quadrangulagire à angles arroodt> qui est vue en projection derrière le disque a (Fig. 14);» levier horizontal z^ placé au-dessous de l'axe de la manetir (ViG. 12), porte deux bras, l'un oblique et ascendant qui n
par un petit galet engager son extrémité dans la rainure, l'autre vertical et descendant a dont l'extrémité aboutit vers les detix conducteurs xetjr (Fig. 14); gouverné par la rainure, ce levier oscille pendant le mouvement de rotation de la manette les milieux des 4 côtés de la rainure portent c à gauche et les 4 angles le portent à droite; dans le premier cas il j a, par exemple, fermeture du circuit, dans le second cas rupture. Ge&t ainsi que les 8 mouvements de la manette donnent à Taiguille du récepteur ses 8 positions; et, que la manœuvre simultanée des 2 manettes de gauche et de droite fait marcher simultanément les 2 aiguilles de gauche et de droite du récepteur, tant k la station de celui qui envoie la dépêche qu'à la station de celui qui la reçoit; seulement, celui-ci est obligé de mettre et de maintenir son manipulateur hors du circuit pendant tout le temps qu'il écoute et qu'il laisse la parole à son interlocuteur.
Téléipraplie anglais. — Ce télégraphe ne fait que deux si-gnaux élémentaires, qu'il faut combiner entre eux pour obtenir autant de signaux composés que la correspondance l'exige { c'est une aiguille verticale g' (Pl. 23 c. Fie. IJ) qui oscille à droite et à gauche entre deux points d'arrêt , a , a% très-rapprochés. La plaque antérieure de la petite caisse qui contient l'appareil porte l'alphabet adopté. On voit que la lettre c se fait par 4 vibrations successives vers la gauche ; la lettre p par 4 vibrations vers la droite ; / se fait par 3 vibrations à droite, suivies d^une vibration à gauche, et w par 3 vibrations à gauche, suivies d'une vibration à droite. En général, les lettres de gauche finissent par un mouvement à gauche, et les lettres de droite par un mouvement à droite ; de plus, les petites lignes dans le signe de chaque lettre indiquent les mouvements qui se font les pre* miers. Ce système transmet jusqu'à 15 mots par minute, ou plus d'une lettre par seconde. On s'étonne que l'œil puisse saisir tant de mouvements si précipités et si peu différents , et qu'il parvienne , par l'usage, à démêler sans peine et sans faute ceux qu'il feut grouper ensemble pour composer une lettre; on ne s^étonne pas moins que la main puisse exécuter ces mouvements avec la mesure convenable , c'est-à-dire en y mêlant , à point , certaines pauses très-courtes j formant une sorte de cadence qui aide singulièrement la lecture.
Le même appareil sert à recevoir les dépêches et à les en- I. 90
786 LIVRfi m. ^ MAGNÉTISME ET ÉLECTRUHTÉ.
voyer.. Essayons de faire compiendre le mécaiiisine iogénieia par lequel il peut tour à tour remplir cette double Conctioii dfr récepteur et de manipulateur.
V Récepteur. L'aiguille extérieure qu'on regarde n est pofi celle qui reçoit Faction du courant^ mais elle est montée sur k même axe qu'une aiguille intérieure ab (Fig. 13), et obéit à ton» les ibouvements que celLe-ci est obligée de faire. UaiguiUe aimantée ab est dans un double multiplicateur (Fig. 12, 13) ^ dont le courant parcourt les fils dans le même sens ; de tellt ' sorte que la portion de droite et celle de gauche exercent des actions conspirantes pour &ire passer TexU^mité b de FaiguiUer soit à droite , soit à gauche, suirant que le courant est ascendant ou descendant dans la partie antérieure du multiplicateur. Mail les deux arrêts a, a! (Fig. 11) de Taiguille extérieure limitai Tamplitude des excursions; de plus, la portion du centre di gravité maintient le système des aiguilles dans la verticale, ifomi le courant ne passe pas. Il suffit donc, pour recevoir la dépêche, de mettre les deux extrémités du fil du multiplicateur en oonir munication avec les deux fils de la ligne télégrapldque conefrpoi>dante. Alors , quand on veut opérer très-vite , il £aiut deu
observa|;eurs , Tun pour lire, et dicter la dépêche , L'autre pov
1* # • écrire.
2° Manipulateur. Pour envoyer une dépêche, Topérateur meila main sur la clef /* (Fig. 11, 14), qu'il tourne un peu à droite oi un peu à gauche dans des Umites d'excursions moins restreintes qs celles de Taiguille, mais qui cependant ne dépassent pas 1 5 ou ifl^^ alors l'aiguille g et T aiguille semblable de la station qui leçdl la dépêche font à Tinstant le même mouvement que la dé» Ainsi, en tournant la main on fait toiurner les aiguilles; celle»^ ne font que reproduire instantanément avec fidélité et dans k* ordre tous les mouvements de la main ou de la clef.
Les figures 9, 10, 14 vont nous expliquer ce mécanifioie. b clef est montée sur un petit cylindre d'ivoire (Fig. 14^ qnif^ notre dans rintérietn: de la caisse où se trouve le multiplicMi^! là, il reçoit deux anneaux de métal , n etp^ séparés par tervalle d'ivoire de 4 ou ô millimètres : nous supposoas figure que tout l'appareil est vu d'en haut. L^anneaii n nique sans cesse avec le pôle négatif de la pile, qui vient s'«hr ter en j, parce que la bande de cuivre } se continue parui**'
sort oblique r qui frotte sur n par une légère pression ; Tanneaut/y communique sans cesse avec le pôle positif de la pile qui vâent s*adapter en a; , au moyen du ressort / pareil au précédent; ainsi , nou» pouvons dire que n etpsoal le pôle négatif et le pôle positif de la pilé. Deux chevilles d^acier v et cr sont fixées- Tune sur /i, Tautre sur/»; elles sont diamétralement opposées et jouent le rôle principal pour faire parler le télégraphe ; Faction de la première s'exerce sur les ressorts d'acier g et et ; celle de la seconde sur les ressorts d et gj d et et sont d'une seule pièce et toujours en communication électrique ; il en est de même de g et g\ Les figures 10 et 9 représentent les coupes verticales de l'appareil, l'une faite par les grands ressorts g et d^ l'autre pap les petits ressorts g' et et. On voit sur la figure 1 0 le cylindre d*ivoire, l'anneau p, la cheville d* acier o et les deux ressorts, celui de dniite dj celui de gauche g^ qui viennent en haut, quand ils sont libres, s'appuyer conti*e la pièce de métal c\ jamais ils ne touchent Tanncau p ; ils ne peuvent communiquer avec lui que par la cheville 17 , quand elle est dans une position convenable ; on voit de même sur la figure 9 le cylindre d'ivoire, l'anneau n^ la cheville v et les petits ressorts , celui de droite et et celui de gauche g. Jamais ils ne touchent à l'anneau n; ils ne peuvent communiquer avec lui que par la cheville v, quand elle est dans^ une position convenable.
Quand la clef est verticale , les chevilles cr et v sont Tune en haut, l'autre en bas; elles ne touchent point leurs ressorts; c'est la*position qu'elles doivent avoir quand on reçoit la dépêche; les deux fils de la station qui l'envoient arrivent l'un en a, l'autre* en 6; si le courant arrive par a, il passe au multipUcateur dont le fil communique en m et en u par ses deux extrémités; dfli » il passe en ^, en c, en rf et en A, ce qui complète le circnit;. il tniYerse le multiplicateur en sens contraire^quand il entre par &, puisque alors il va de & en ^, en c, en ^, en h dims le multi* plicateur , d'où il sort par m pour arriver en a et compléter le cmnutw
Quand la clef est tournée à droite, la cheville cr presse le ressort, de droite dj le détache de c (Fig. 10), ouvre le durouit en ce point, et en même temps met le ressort d en communication avec l'anneau p , c'est-à-dire avec le pôle positif de la pile de l'opérateur (Fig. 14); par le même mouvement la cheville v
788 LIVRE m. — MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ.
(FiG. 9) vient presser le ressort ^ et le mettre en communica« tion avec le pôle négatif de la pile; alors (Fig. 14) le courant passe de </ en & pour gagner le fil de la ligne , arriver au multiplicateur de la station <^ reçoit la dépêche, revenir en a, en w dans le multiplicateur de l'opérateur, d'où il sort en u pour passer en ^ dans la cheville v et dans Tanneau n , pour compléter le chxîuit.
Quand la clef «st tournée à gauche , c^est le phénomène inverse qui se produit; alors (Fig. 10) , c'est le ressoit ^ qui est détaché de c et mis en conmiunication avec le pôle positif delà pile, tandis que la cheville v vient presser d ; le courant de h pile de l'opérateur va donc de ^ en u dans son multiplicateur, d*où il sort en m, gagne le fil de la ligne en a pour agir en sens contraire sur le multipUcateur de la station qui reçoit la dépèche, revient en & et «T et par la cheville v à l'anneau /i, c'est* à-dire avec le pôle négatif de la pile pour fermer le circuit.
Ainsi l'opérateur , par le mouvement de sa clef, fait passer le courant de sa pile dans un sens ou dans Tautre, pour produire, dans son propre multiplicateur et dans celui de la station qui reçoit la dépêche , la série des mouvements qui sont nécessaire» pour figurer , aux deux stations , les lettres , les mots et la dépêche tout entière.
L'appareil que nous venons de décrire est un appareil simple; mais, pour obtenir une plus grande rapidité qui va jusqu'à Tingt mots par minute , on emploie un appareil double , c'est-à-dirr composé de deux multiplicateurs, deux aiguilles extérieures toïsines l'une de l'autre , par conséquent quatre fils et deux clefe. Ces deux systèmes étant indépendants, le signe de chaque lettre se fait par la position relative des deux aiguilles. On a ainsi quatif signes élémentaires, au Ueu de deux, pour former tous les signe composés ; les mouvements sont moins nombreux pour chaqie lettre et la transmission plus rapide : au reste, le mécanisme est exactement le même. Cet appareil double devient alors tout à fait analogue au télégraphe de M. Breguct, que nous venons de décrire , avec cette différence , à l'avantage de celui-ci , qol offre incomparablement moins de chances d'erreur , à cause de positions mieux caractérisées des aiguilles de Tindicateur et dé mouvements plus assurés , moins incertains , des manettes di manipulateur.'
CHAP. X. — TÉLÉGRAPHES ÉCRIVANTS. 789
542. Télégraphes éerliraats. — Nous comprendrons sous ce titre les télégraphes dans lesquels l'action du courant laisse de son passage des traces ou des empreintes qui peuvent être groupées de manière à former tous les signes «u symboles nécessaires à l'expression de la pensée. Je n'ai pu représenter ici que le télégraphe de cette espèce,- que M. Froment a construit, il y a quelques années , sur mes indications , en y apportant des perfectionnements d'exécution qui en font un appareil dont la marche est à la fois très-sûre et très-rapide. J'essayerai , toutefois, de donner une idée des appareils de même genre de M. Morse, de M. Dujardin et de M. Bain.
Télégraphe éerlirant de M. Froment. — Il est représenté (Pl. 23 c , FiG. 5 et 6 ). Le récepteur d'une station écrit sous la dictée du manipulateur de la station qui envoie la dépêche, et la distance des stations peut ici, comme dans les autres télégraphes, être aussi grande que l'on voudra ; la plume qui écrit peut être à cent lieues de celui qui la tient , ou du moins de celui qui la fait agir et qui en gouverne tous les mouvements; elle trace, il est vrai, une écriture mécanique dont les lettres ne ressemblent pas aux lettres ordinaires ; mais, pour celui qui en a la clef, cette écriture n'est ni moins claire , ni moins correcte, ni moins iacile à lire. M. Froment l'a construit en 1845 d'après mes indications.
Après divers essais de plumes et de pinceaux de diverses espèces, j'ai reconnu que pour tracer les signes ce qu'il y a de meilleur est un crayon ordinaire de mine de plomb, tenu obliquement sur le papier comme on le tiendrait à la main pour bien écrire ; ce crayon doit recevoir deux mouvements, celui de liant en bas et de bas en haut ou le mouvement de va-et-vient qui forme le trait, et en outre, un mouvement de rotation autour de son axe, imitant celui qu'on lui donnerait en le tournant entre les doigts pour faire poser successivement tous les cotés de la pointe et pour la maintenir également fine et conique. C'est le levier ^ri de Tarmature de l'électro-aimant (Fig. 5) qui est chargé de cette double fonction : le crayon c est fixé sur son extrémité et fait avec lui toutes les vibrations qu'il exécute entre ses deux arrêts, à chaque fermeture et à chaque rupture du circuit ; ensuite, le porte-crayon qui est de métal est fileté en dehors et se trouve muni vers le haut d'une roue ayant sur sa tranche des dents fines et convenablement taillées pour qu'à chaque mouvement
790 UVBE m. — «AGHÉTISHE ET ÉLECTRICITÉ.
de retour qoe fait le levier par la tension do ressort, vu petit henrtoir fasse tourner cette roue d'une dent. Ainsi par le seul •effet de la vibration le crayon se "meut, -se taille et s'avance i à mesure qu'il s'use.
Il reste une condition à remplir : celle de donner au papier une vitesse convenable proportionnée à la vitesse de vitnntion de Tarmature ; car c'est dn rapport de oes vitesses q«e dépend la forme des signes ; la vitesse de vibration étant uniforme, psr exemple de -^ de seconde, si le papier se déplaçait perpendicalairement d'un décimètre dans le même 'temps, le 43rayon ne pourrait tracer qu'une longue courbe sinueuse dont la fonne se reproduirait périodiquement à chaque double décîmètpe ; si k ' d^acement du papier n'est au contraire que d^un demi-niSEmètre pendant le dixième de seconde d'une vibration sîrapif , ie «crayon tracera une courbe dentelée analogue à a (Fig. 7). Mais il faut distinguer ces dentelures et les grouper pour produire le nombre des signes nécessaires savoir : 26 si l'on veut écrire al* phabétiqaement, et 49 si Ton veut écrire d*après le vocabulaire de l'administration télégraphique. Or, rien n'est pAus facile que cette distinction d'après de petits intervalles de repos du mani- i pulateur, comme on le voit par les signes, 6, r, d, e (Fi€. 7\ i set coeoBie nous l'expliquerons dans un instant.
lie papier ^reçoit de diverses manières le mouvement dotf vous venons de parler : s'il est en ruban étroit on l'enroole sa im tambour animé d'un mouvement de rotation convenaUe; s*il- est en feuille, comme l'indique la figure 5, on T enroule sunm cylindre dont l'axe porte un pas de vis, tandis que l'un des supports porte un demi-écrou ; alors le mouvement d'horlogerie k qui fait tourner le 4amibour avec la vitesse voulue le fiut en même temps avancer, la hautem* du pas de vis réglant la gitndeur de l'interligne. La dépêche écrite peut être immédiatemeDl pliée, cachetée et envoyée à son adresse.
Ainsi, celui qui reçoit la dépêche n'a plus rien à faire qu'à iw 'le papier écrit pour le remplacer par du papier blanc ; toaies les erreurs de lecture et de transcription sont évitées. Ce système a de plus cet avantage très-grand qu'il n'y a plustk désaccord possible entre le manipulateur et le récepteur, rt i tous les appareils dont nous avons parlé il n'y a que le tAgraphe anglais qui jouisse aussi de cette propriété. Nous n'i^c*
CBkV. X. — TËLÉGRiLPHES ÉCRIVANTS. 794
lus qu^un met à 'dire pour expliquer le manipulateur qui jBt représenté en place (Fig. 5) et à part, \u en dessus FiG. 6).
C'est un disque tournant qui porte huit petits boutons que Ton peut aller prendre successivement avec la main pour les amener «n face d*un bouton fixe de repère b ; yis-à-vis la place qu'ils ïoeoupent , soit en dedans soit en dehors de leur cercle, sont écrits Iniit numéros fixes-etquine tournent pas, 0, 1,2, 3, 4, 5, G, 7; le boutcm n* 1 est toujours celui qui se trouve vis-à-vis le clùifre 1 , etc., etc.; sur l'axe ^de rotation du disque tournant est monté un autre disque dont le pourtour est divisé en huit parties égsiles, abematîvement conductrices et non conductrices; les quatre IxHitons qui correspondent au milieu des premières sont, par «lemple, d'ivoire, et ceux qui correspondent au milieu des der^ aières sont d*éJ)ène ; le ressort qui frotte sur la tranche du disque et qui fait la fermeture du circuit est placé vis-à-vis le bouton fise b ; alors il y a fermeture du circuit quand c*cst un bouton blanc qui est en face de b et rupture quand c*est un bouton noir ; le numéro qui correspond au repi're b est le numéro zéro, et les autres numéros se suivent en faisant le tour par la drcnte. U est bon de ne jamais laisser longtemps Farmature de Télectro» aimant en contact avec lui, on a donc soin de mettre unliouton noir au zéro et de ne jamais terminer un signe complet par mi'boo ton blanc ; c*est d ailleurs un moyen de leur donner plus de «ymétoie. Ainsi pour faire le signe b (Fig. 7) qui se prononce 3, 4, 8 il fliilBt d^aller prendre d'abord le bouton qui est vis-à-vis le n* 3 pour l'amener au zéro, puis le bouton n^ 4 pour Famener au zéro, pviifi enfin le bouton n** 3 ; puisque la somme est paire c^est un bou^n noir qui se retrouve au 0 pour recommencer le signe suivant. On voit marqué en ligne droite, sur ce signe, le temjte qu'on a mis pour porter la main au bouton n*^ 4 et ensuite au booton n** 3 ; on voit pareillement marqué en ligne droite, mais l'armature et le crayon étant sous riniluencc du ressort, le temps qui Vest écoulé pour passer au signe suivant e, qui est marqué 5, S, 1, etc.
<^and un signe se compose de deux moirvements, il est bon de 'les faire tiHis deux impairs, comme 1, t ; 1? 3; 1, 6; 1, 7-, 3, 1; 3, 3; 3, 6; 3, 7, etc., et quand il se compose de trois nuMmemeots, d'inlercalor au milieu un nombre toujours pair.
7Si LrVRE lU. — MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ,
comme 1,2, 1; 1, 2,3; 1, 2, 5; 1, 2,7; 1, 4, 1; 1, 4, 3, tic., par ce mode on évite les erreurs, el s'il arrive que Ton en commette on a mi moyen de les reconnaître et mèmi; le plus souvent de les corriger.
Télégraphe écrivant de M. ■«■««. — Cet appareil est fart employé aux Etats-Unis d'Amérique ; les signes qu'il produit se composent d' enfoncements successifs faits sur un ruban étroit Je papier mince; ces enfoncements ont la forme de traits plus ou moins allongés séparés par un ou plusieurs points; on groupe de diverses manières les traits et les points pour figurer le nombre des signes nécessaires. Le ruban de papier glisse avec une vitesse uniforme sur une substance molle et élastique, c'est là qu'il est fi-appé ou instantanément ou pendant un temps plus ou moins long par une sorte de marteau ou de poinçon que porte le levier de l'armature de rélectro-aimant. Toutes les dépècUes que j'ai eu l'occasion de voir portaient ce caractère, et d m'a semblé qu'il fallait avoir une bien grande babiiudc pour les déclûffrer correctement.
Télégraphe éérlvanl de H. DDjardla. — Le manipulateurde cet appareil est une simple touche sur laquelle oit pose le doigt et qui se relève dès qu'elle cesse d'être pressée ; pendant tûul le temps de la pression il y a fermeture du circuit, aussitôt que la pression cesse il y a rupture.
L'opérateur est ici et dans l'appareil de M. Morse à peu prcs (x>mme serait un musicien qui, n'ayant à faire parler qu'un seul tuyau d'orgue, voudrait cependant, avec ce son unique, faire
CHAP. X. — TÉLÉGRAPHES ÉCRIVANTS. 793
pinceau, la plume ou le poinçon qui marquent ces temps se trouvent placés à une très-grande distance.
Dans l'appareil de M. Dujardin, le papier est sur un tambour pareil à celui qui est représenté (Pl. 23 c, Fig. 5), la plume est un godet en forme de cône, rempli d'encre et portant, au point le plus bas, une fente étroite par laquelle Tencre s'échappe quand elle touche le papier; ce godet est attaché à l'extrémité du lerier de l'armature de l'électro-aimant, qui est ici vertical ; ainsi la plume marque seulement pendant que Tarmature est en prise, c'est-à-dire, pendant le passage du courant.
Télépaphe éeiivant de M. Bain* — Nous avons indiqué (295) le principe de cet appareil ; un grand cercle dé papier préparé et humide est posé sur un plateau de métal, une tige mince de fer se meut en spirale sur ce papier; si le courant passait toujours elle décrirait une spirale bleue et. continue , les ruptures du circuit donnent des intervalles ou des blancs qui , combinés avec les traits et les points bleus, forment la série des lettres dont se compose la dépêche. C'est là ce qui constitue le récepteur; tout y est disposé d'une manière très-ingénieuse.
Le tableau suivant contient la série des signes adoptés par M. Bain, on se figurera aisément l'effet qu'ils produisent lorsqu'ils sont rangés en spirale, le cercle intérieur de cette courbe ayant environ 15 centimètres de rayon et le cercle extérieur 30 ou 40 centimètres, les différents plis de la spire étant seulement à 3 ou 4 mille mètres de distance.
Alphabet télégraphique de M, Baim.
C, K, Qu, ... 3, ... —
F,V,Ph, 6, - • • •
■794 LIViœ IH. — KAGNÉnsnE ET ÉI£Cni]GITÉ.
Suite de Valphabet.
O, au, eau, • • R,
thm, âon,
ance, ence, — — - • —
ant, ent, • • — .
Le (manipulateur de M. Bain n'est pas une invenâon moins intéressaiite. La 'dépêche 'doit être préparée d'avance, elle est écrke kVemporte-pièce^ sur un long ruban de papier; c'est-àdire, que ce ruban passe avec une certaine vitesse sous un pohtf^n qui erilève de petits rectangles transversaux ; un seul coup du poinçon correspond à un point, trois ou quatre coups soccessHs correspondent à un trait, un intervalle plus ou moins i grand correspond au blanc qui doit rester entre les traits et les points. Ce ruban forme ainsi une sorte de galerie découpée à 1 jours qui est ensuite confiée au manipulateur. Le reste de T(^ J Tdtion est d'une simplicité parfaite : une petite languette de m»tâl, {aisant ressort, touche en haut un disque de bronze mobile autour d'un axe horizontal, ce contact ferme le circuit et laisse passer le courant; le ruban de la dépêche est appliqué sur le disque et passe sous la languette ; chaque endroit découpé permet le contact et produit une fermeture du circuit, chaque intervalle au contraire donne une rupture, tout se réduit donc à tourner avec une vitesse uniforme la manivelle qui fait cheminer le ruban entre la languette et la surface du disque : -sciflcineat cette vitesse doit être réglée sur celle qui à l'autre station fài mouvoir la plume de fer qui doit produire des traces correspondantes sur le papier cyanure.
Je dois ajouter qu'ayant eu l'occasion de déchiffrer une (t* pêche d'une page, transmise de Paris à Paris en passant p» Lille et transmise dans ce long circuit à raison de li€0 « 1200 signes par minute, je n'y ai pas trouvé une seule four.
Tels sont les divers systèmes télégrapliiques qui ont jusq«* présent mérité quelque attention.
CHAP. X. — ËTABLISSEMElfî DES GIRCUTM. 795
343. Ét»MlMi ete^t ées ciixe«its.-^-On peut dtôtingaer trois espèces de circuits : les circuits aériens^ les circuits souterrains et les circuits sous^marins; nous allons indiquer rapidement les priDC^)a1es conditions d'après lesquelles ils s'établissent.
CI»o«lt8 aéricM. ^— ^ Des poteaux de bois sdlidemem; -jpiantés mtr les bords du chemin de fer, à la distance de 20 ou 30 mètres, soutiennent et isolent le fil, à la hauteur de 2 ou 3 mètres audessus du sol, et à la hauteur de 7 mètres, sort quand le fil passe d'tm bord à Fautive de la voie, sort quand il traverse une route ordinale. Sur ces poteaux sont fixés des supports isolants , de povcelaine ou de terre cuite, faits en forme de cloches -et pror tégeeml ainsi contre la pluie une tige qui descend de leur som- «Mft, en se prolongeant un peu plus bas qae les bords et qui «st destinée à porter le fil. De 500 mètres en 500 mètres se tvouvent des poteaux plus forts, que l'on appelle poteaux de traction y sur lesquels on établit des espèces de treuils isolés, propres à tendre le fil et à prévenir les trop grandes 'flèfchcs qu*il poiiiTait faire entre deux poteaux ordinaires s'il était trop ilâche. lioreqne le circuit est tout entier métallique, il faut un fil d'aller tït «n fil de retour, et ces deux fils ne doivent ni se toucher ni ^oemmnniquer indirectement entre eux; ils sont portés par les mêmes poteaux, mais leurs supports isolants sont l'un au-dessus ide l'autre à une distamce de 20 ou 30 centimètres. Dans les appareils doubles il faut quatre fils pour composer les deux circuits distincts qui doivent faire marcher , l'un la portion de droite , Taultre la portion de gauche ; on ajoute souvent des fils supplémentaires ce qui donne en général sur nos lignes un système de m fils, convenablement espacés sur les poteaux, et dont chacun •doit être isolé de ses voisins, comme nous venons de le dire.
Dans la plupart des cas on peut cependant profiter de la conductibilité du sol, et faire la communication par la terre y c'està-'dÎFe, prendre la terre pour former Tune desmoitiés du circuit; c'est -ce que nous allons faire comprendre par un exemple. Supposons en effet qu'entre les deux stations p et r { Pl. 23 b, FiG. 7), qui représentent Paris et Rouen, on ait tendu un seul •fil aby qu'à Paris le pôle positif de la pile communique avec l'extrémité «, et que le pôle négatif plonge dans la Seine, qu*à Rouen l'électro-aimant communique d'une part avec Textrémité bj et de l'autre avec la Seine, il est évident que l'eau du
I à Bubstituer la Seine au secc Scône n'ett pas CDcaissée dans un can:
, le canal qui la contient, o qu'à de très-grandes disunct ir, ai bien que l'énorme se< 1 moindre conductibilité, i d'un fil et du sol donne Ati que. le circuit composé de deux I diquë par 1& théorie et ce qui a été An icMCi on comprend que c'est seu!
que. j'ai pazU de faire communiquer i et râflcbo-aimaat de Rouen; cela n 0 inffit que ces communications se f oa xmt ïwma d'ita puits, car l'électi liuaoB, indirecte et cachée pour n pniti d> 'ftouen et de Paris et le sol Seule.
Qndtpil pbjnclens, tout en admi je TÎBBa ds donner, conservent des d'etafalv par le sol plu^eurs communi nVfHt MW danger de confusion ; voici qtpll o;jMt apprécier dans quel ca Cf^^aos f9«l cas ils ne le sont pas.
aaijv dwses avec un seul 61,