‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 28 sur 232 · CHAP. IV. — FIGURE DE LA TERRE · texte numérisé non relu

CHAP. IV. — FIGURE DE LA TERRE

i qui correspond à la latitude de 45*; on le trouve de 6366745 mètres = 1 432,4 lieues. En combinant d'autres mesures, on trouve un autre rayon qui difiRère un peu du précédent , et qui est de 6366194. La différence est insensible dans la plupart des applications, puisque 500 mètres ne sont que la dixième partie de la hauteur du Mont-Blanc.

52. Les observations du pendule peuvent servir aussi à déterminer Taplatissement de la terre ; mais pour cela il faut avoir recours à ime formule de mécanique exprimant la relation qui existe entre les intensités de la pesanteur siu* deux points domiés du globe et les distances comparées de ces points au centre de la terre. C'est au moyen de cette formule que nous avons pu discuter Tensemble des observations rapportées dans le tableau qiâ termine ce chapitre ; mais, sans enti*er ici dans les détails de cette discussion , nous nous bornerons à indiquer les principales conséquences qui en résultent, savoir : 1*" que la nature du sol sur lequel on fait les observations a une influence sensible sur les osciUations du pendule ; V qu'elle a par conséquent une influence plus ou moins marquée sm* Téquilibre et sur le nivellement des eaux ; 3'' enfin, que par ces causes la surface, de la mer a très-probablement des inégalités plus ou moins grandes, des éminences et des affaissements, qui ne Tempèclieut pas d'être aplatie dans sa direction générale, à peu près comme l'indique la théorie, mais qui rempêcheiit d'être une surface géométrique et exactement pareille à celle d'un ellipsoïde de révolution. Ain^, quelles que soient les causes qui aient agi, à Torigine du monde, et quelles que soient celles qui aient pu se développer dans les catastrophes qui ont suivi, il arrive, comme on pouvait s y attendre, que dans le sein de la terre toutes les matières ont été confondues, et que, plus pesantes ou plus légères , elles sont à peu près uniformément réparties dans toute Tétendue de chacune des couches. Il fallait qu'il eu fôt ainsi pour la régularité des mouvements et pour Tordre des saisons, car les phénomènes se passeraient d'une tout autre manière, si l'un des hémisphères était, par exemple, léger comme du liège, et l'autre lourd conune du plomb. Cependant cette homogénéité générale n'empêche pas qu'il ne se rencontre, dans le globe de la terre, quelque hétérogénéité locale qui ait déformé sa surface , et qui ait produit , de distance en distance, quelque dépression ou quelque renflement»;

84 LIVKE PREMIER. — PESANTEUR.

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