‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 29 sur 232 · DéTbtiOB d« n à vl«Mb p»F l*»t(r»eUoa <«• moMtoyaM · texte numérisé non relu

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— Toutes les portions de la matière étant attirées l'une vers l'autre, on ne voit pas d'abord pourquoi de grandes masses, telles que des montagnes, n'exercent pas d'action sensible sur les corps qui les environnent; pourquoi, par exemple, quand on laisse tomber une pierre du haut d'un sommet élevé, cette pierre, «n tombant, ne se dirige pas vers te centre de la montagne qui est très-près, plutôt que vei's le centre de la terre qui est trèsloin. On peut même s'étonner que les murs d'un édifice ne produisent pas cet eifet, et que, dans un appaitement, un corps qui est suspendu en liant ne tombe pas sur le plafond plutôt que de tomber sur le plancher : à peu près comme aux antipodes les corps tombent en remontant vers nous. Mais, dès qu'on prend garde que la plus grosse montagne n'est qu'un grain de sable quand on la compare à la terre, on ne s'étonne plus que les montagnes ordinaires ne puissent pas attirer à elles les corps que la terre attire elle-même. L'effet qu'elles pourraient produire serait tout au plus de les dévier un peu dans leur chute. Béciproquement, si elles peuvent produire quelques déviations, on pourra être assuré que la pesanteur est, comme nous l'avons dit, une force universelle qui a^t sur toute la matière, et qu'il n'y a ni tourbillon autour de la terre, ni vertu particulière vers son centre, par quoi les corps soient poussés ou sympathiquement précipités.

Bougner est le premier qui eut l'idée de chercher, dans l'attraction des montagnes, une preuve de l'attraction universelle

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