‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 59 sur 232 · LIVRE II. — DE LA CHALEUR · texte numérisé non relu

LIVRE II. — DE LA CHALEUR

températures par des nombres , à les comparer entre elles , et à

en déduire les lois du calorique.

Les principes de la graduation des thermomètres reposent SOT ce fait, qu'il y a des phénomènes qui se produisent toujours à la même température. Ainsi, en prenant dans la paume des i mains un des thermomètres précédents, on le verra monter plos ( ou moins, suivant que l'on aura les mains plus chaudes ou plus g froides. Mais sî l'on a la patience d'attendre et de tenir les , mains pressées jusqu'à ce qu'elles se soient rëchauflëes le plus ; possible, on verra le thennomètre qu'elles tiennent enlènné a monter lentement justju'à mie certaine limite, où il arrivera ton- ^ jours, et qu'il ne dépassera jamab. Dans toutes les saisons, sons . tous les climats et chez tous les individus, il s'arrêtera au mên'ie point ou à très-peu près. Ainsi la température du corps humain ^ est une température constante, et elle oOre un point fixr, que ^ l'on pouirait prendre pour point de départ dans l'évaluation nu- ^ mérique des températures. Cependant il y a d'autres phéno- ^ mènes qui sont plus mathématiquement constants, et auxqudsîl est plus simple de recourir ; tels sont, par exemple, les change- , ments d'état des corps.

123. CbaapiMBta d'étail. — La plupart des corps sdides peuvent passer à l'état liquide : ainsi la glace se fond et donne ^ naissance à de l'eau qui a la même composition chimique qoe la glace elle-même, c'est seulement un autre état d'agr^tion ,des molécules : il en est de même de la cire, du plomb, de l'or, ^ du liT, etc.; ces corps sont appeivs coips fusibles, parce i^k

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Pour produire ces changements d'état, c^est-à-dire pour fondre 00 pour i^poruer les corps, il faut leur donner une certaine tenopérature. Or, on a observé d'abord ce fait fondamental, fi'im même corps se fond toujours exactement à la même tem* pénture : ainsi, dans la glace fondante^ un thermomètre revient toujours exactement au même point, soit que cette glace ait été fixmée artificiellement, soit qu'elle ait été formée naturellement m-dessus des montagnes, sur les rivières ou sur les mers. Il en est de même de la dre, du plomb , etc. Chaque corps a son point de fusion qui est parfaitement fixe.

On a observé ensuite qu'il en est de même du point etébulll" Ûon; ainsi, quand l'eau bout avec force, en poussant le feu plus firement on arrive à la faire bouillir plus vite, mais non pas à k chauffer davantage; le thermomètre reste au même point parfiûtCBKnt innnobile : il en est de même des autres liquides, dacun a son point particulier d'ébullition. Nous devons ajouter, toutefois, que pour chaque liquide le point d'ébullition change avec la pression que supporte la surface du liquide, et qu'il diange par conséquent avec la hauteur du baromètre; mais, pour la même pression, le point d'ébullition est fixe.

G>ncevons maintenant que l'on prenne deux points fixes,- celui de la glace fondante, par exemple, et celui de l'eau bouillante, et que, les ayant marqués l'un et l'autre sur la tige du thermo- ■ctre, on divise en cent parties égales l'intervalle qui les sépare, et que Ton continue les divisions au-dessus et au-dessous des points extrêmes : on aura ainsi un thermomètre gradué ^ qui iwpfeWe thermomètre centésimal. Le zéro ou le conmiencement de l'échelle se met au point de la glace fondante, et les divisons qui sont au-dessous du zéro se distinguent par le signe moins : ainsi, — 10*, — 20* signifient dix. degrés, vingt degrés •■-dessous de la glace fondante.

124. Propagation du calorique. — Le calorique se propage dW corps à l'autre, soit au contact, soit à distance au travers de l'air et des différents autres milieux.

jlm contact^ il se répand de proche en proche, jusqu'aux mo- Imdes les plus intérieures des corps. Au feu de forge, par oemple, les pièces de fer sont d'abord écha^^*^^ ^ I^"^ surface, pois le calorique gagne peu à peu, et pénètre enfin toute l'étendue de la masse qui est enveloppée de feu. Cette propagation

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