CHAP. II. — LIQUÉFACTION DES GAZ
tre à rexpérience. On enlève d*abord le tube cde et le m a du générateur; on y verse de Teau et du bicarboï soude ; on y suspend dans un tube de laiton mipce , la i voulue d'acide sulfurique pour opérer la décomposition, remet le bouchon à vis. Ensuite on fait tourner le gênésur ses deux pivots, pour opérer le mélange ; le sulfate de ie forme, Tacide carbonique se dégage, d'abord à Tétat j se comprime de plus en plus , sature l'espace , acquiert Lximum de tension pour cette température et se liquéfie. »rte pression d'environ 50 ou 60 atmosphères n'empêche ;don chimique de s'exercer jusqu'à ce que tout le bicarboît décomposé. Alors on remet le tube cde^ on ouvre les ro- ( et /*; la vapeur d'acide afflue avec violence dans le réci- ]u*il est bon de refroidir avec de la glace afin de dépouiller Tateur de la plus grande partie de son acide carbonique. Il on enlève le tube cde ^ après avoir fermé les robinets, adapte l'ajutage qui doit donner issue au gaz. Quand il pe dans l'air, il produit une foule de flocons blancs qui ent ceux que donne le zinc chauffé au rouge blanc , au Lt où Ton ouvre le creuset; quand on veut le recueillir on e le récepteur de Thilorier (Fig. 11 ), que l'on tient par nches //i, à double enveloppe; les deux parties de ce •ur se réunissent à baïonnette; l'une d'elles porte une n qui reçoit le bout de Tajutage, et une lame courbe /, laquelle frappe le gaz au moment où il pénètre à l'inté» il prend ainsi un mouvement très-rapide de rotation, qui nne en boule de la grosseur d'un œuf. On le jette dans psule de porcelaine, on verse à l'instant de Téther qui avec lui la pâte dont nous avons parlé; il faut souvent î quinze ou vingt opérations pour en avoir un demi-litre. on peut congeler presque subitement plusieurs kiloes de mercure , et faire toute la série des expériences qui t une température de 79* au-dessous de zéro. P'araday a publié récemment {Ann, de Chim. et de Phys,^ nov. 1845) une nouvelle série de recherches importantes liquéfaction des gaz et leur solidification. Il s'est appliqué i a soumettre ces corps en même temps à une forte com- •n et à un refroidissement considérable. La compression roduite par un système de deux pompes de diamètres dif- I. 2^
fërents, et le froid le plus inteiue était obtenu en mettant sous la dodie d'une bonne macliine pneumatique la pâte d'acide carbonique et d'édicr dont nous venons de parler, et qui, exposée imtoreDement à l'air, donne déjà une urapérature de 79 à 80* au-dessous de zéro. Les degrés de froid que l'on peut produire aînù dépendent de t'activité que l'on donne à la machine^ puisqu'en réduisant de plus en plus la pression, l'on favorise l'éraporation et par conséquent le refroidissement. Voici les températures en degrés centigrades et les pressions con'»pondantes sous la cloche de la machine pneumatique , exprimé» en millimétrée :