DES CORPS INERTES. OXIGÈNE
simples de la matière ou de rélément uni au principe de la chaleur; c’est ce qui arrive pour Voxigène. Ce corps est très répandu dans la nature; on le retrouve dans l’air^ dans l’eau, et dans un très grand nombre de substances ; mais il n’y est pas isolé. Dans l’air de notre atmosphère il est mêlé avec d’autres gazs, et très souvent il est combiné avec beaucoup d’autres substances.
Le minium, par exemple, est du plomb combiné avec l’oxigène; c’est une matière rouge, friable, très pesante : si on lui enlève cet oxigène , et il y a plusieurs moyens pour cela , la couleur rouge disparoît , les parties se rapprochent , se confondent; on les voit se réunir en un globule liquide plus compacte, qui, lorsqu’il est refroidi, présente un corps solide, ductile, d’un éclat particulier et bleuâtre ; en un mot, c’est un métal , c’est du plomb dont la masse pèse moins que celle du minium qui le contenoit. La matière qui a été perdue pendant l’opération s’est échappée sous forme d’air. Si l’on dispose un appareil convenable pour le recueillir, on reconnoît, par les essais chimiques, que c’est un gaz provenant de la combinaison de l’oxigène avec le calorique. On obtient ce gaz artificiellement par l’action de la chaleur, en distillant dans des cornues de l’oxide de manganèse, du chlorate de potasse (muriate suroxigéné), ou de l’oxide rouge de mercure. On le retrouve en grande quantité dans l’air qne nous respirons ; il y est mélangé dans la proportion de vingt-une parties sur soixante-dix-neuf, comme on le démontre à l’aide de divers procédés, qu’on nomme euclio métrique s , c’est-à-dire propres à mesurer la pureté de l’air (177 et i lo). Au reste , ce n’est pas seulement avec la matière de la chaleur que l’oxigène peut se combiner ; il s’unit avec plusieurs autres corps , comme on vient de voir qu’il étoit combiné avec le minium.