DES CORPS HNTERTES. AZOTE
l’effet de Télectricité. Dans ee météore les éclairs résulteroient du développement de la lumière, le bruit du tonnerre proviendroit de l’explosion, et enfin la pluie et la grêle seroient le résultat de cette transformation chimique.
De même que l’on a trouvé dans l’eau en la débrùlant un élément particulier ou un corps simple , on a reconnu que notre atmosphère terrestre , ou la masse d’air qui est autour du globe et qui s’étend à plus de , quinze lieues en hauteur, étoit composée d’abord du principe oxigène qui sert à la combustion dans la proportion de vingt et une parties sur soixantedix-neuf d’un gaz particulier, que nous allons faire connoître en indiquant comment on est arrivé à cette découverte. L’air que les hommes et les animaux respirent n’est plps le même lorsqu’il sort de leur corps que lorsqu’il y est entré. On a observé qu’il se passe dans cette circonstance (l’acte de la respiration) un phénomène analogue à celui de la combustion. Car quand on brûle dans un vase qui contient une certaine quantité d’air, un corps très susceptible de se combiner avecl’oxigène, un morceau de phosphore, par exemple, il arrive un moment où ce phosphore s’éteint et ne peut plus brûler. L’air dans lequel l’opération a eu lieu a diminué de poids et de volume , et ce qu’il en reste dans le Vase , après avoir été lavé de manière à le dépouiller de tous les corps qui peuvent se dissoudre , éteint les matières enflammées qu’on y plonge ; les animaux qu’on force de respirer dans cet air y meurent bientôt étouffés. Voilà pourquoi on désigne ce gaz sous le nom èè azoté y c’est-à-dire qui n’est pas propre à la vie des animaux, de sorte que l’air atmosphérique, celui que nous respirons habituellement , est un mélange de deux gazs , azote et oxigène.
C>uoique ces deux gazs restent ainsi mêlés, lorsqu’ils com-