‹ Elémens des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 22 sur 55 · DES CORPS INERTES. AIR ATMOSPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

DES CORPS INERTES. AIR ATMOSPHÉRIQUE

posent notre atmosphère , dans la proportion de quatre cinquièmes d’azote sur un d’oxigène, ils peuvent cependant, dans quelques cas , se combiner entre eux et changer alors de qualités et de propriétés. Il faut pour cela que leurs quantités relatives soient déterminées, et un concours de circonstances qui nous échappent souvent, mais dont la chimie ou l’observation nous font connoître quelques unes , comme les grandes commotions électriques, le dégagement pour ainsi dire naissant de l’azote qui se sépare^ des matières organisées quand elles se corrompent et se putréfient, etc. Nous traiterons de ces composés, en parlant des combinaisons des corps simples entre eux , en particulier en faisant connoître l’ammoniaque (i66) et l’acide nitrique.(i77)

ll5.

U air atmosphérique étant, comme nous l’avons dit (i ii), un simple mélange des gazs azote et oxigène dans des proportions à peu près constantes, auxquels s’unissent un ou deux centièmes d’autres matières gazeüses ou dans un^'état dë'division extrême, nous croyons devoir l’étudièr-^ici^ Il jouit de toutes les propriétés des gazs (53), il est incolore, insipide, inodore, pesant, élastique, compressible, ou suscéptiMe d’être condensé, resserré par l’effet du froid ou de lâ pression', et raréûable, ce qui signifie qu’il peut être’ dilaté par la chaleur, par la diminution de la pesanteur et de la compression. On prouve que l’air atmosphérique, comme tous les autres gazs, contient du calorique au moyen du briquet pneumatique ou à air. C’est un tuyau , ou un petit corps de pompe de laiton bien calibré , dans lequel on fait entrer brusquement un piston terminé par une cavité dans laquelle on a introduit un petit morceau d’amadou bien sec, qui se trouve enflammé par cette forte et rapide compression.

Il4.

On a reconnu , par des essais comparatifs, que l’air, à quinze

6*4 des corps inertes, air atmosphérique.

degrés de température , était huit cent fois plus léger que Feau distillée élevée au même degré de chaleur. On s’est servi de cette pesanteur de l’air comme moyen de comparaison pour désigner, sous pareils volume, pression et température, la pesanteur des autres gazs, comme d’une unité de poids ou de pesanteur spécifique. La pesanteur de l’air sur la surface de la ■terre et des liquides produit un grand nombre de phénomènes qui deviennent surtout manifestes quand elle cesse de s’exercer; on estime en physique les variations de la pesanteur de l’atmosphère et la hauteur des lieux au-dessus du niveau de la. mer, à l’aide d’un instrument qui donne la mesure de ce poids; c’est pourquoi on le nomme baromètre. C’est un tube de verre d’à peu près trois pieds de longueur, dans lequel on introduit du mercure de manière à ce que l’air ne puisse y pénétrer. On le renverse dans le même but, et avec les précautions convenables, dans une cuvette qui contient et reçoit ce métal liquide : on voit alors la colonne de mercure descendre à peu près à vingt-huit pouces dans les temps sereins, et sur un ppint de la surface de la terre correspondant à peu près au niveau de la mer. Car à mesure que l’on s’élève sur les moMagnes , la colonne de mercure diminue ; elle s’élève ou s’alonge au co.ntraire quand on en descend. Ou connoît même par ce procédé et l’on estime les élévations ou la hauteur des grands édifices et surtout celle des montagnes, la sérénité de l’atmostihère; l’approche des orages et des tempêtes est aussi indiquée par cet instrument dont la colonne de mercure s’aionge lorsqu’il doit faire beau temps, et descend lorsqu’il doit pleuvoir. On estime la chaleur de l’air à l’aide du thermomètre (5 i) ; son humidité ou sa séchere.sse, au moyen de \ hygromètre ou de V hygroscope ; la direction des vents ou les mouvemens de translations qui poussent les couches de l’air d’un lieu dans un autre sont indiqués par les anémomètres , vulgairement appelés des girouettes; toutes ces manières d’étudier les

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