DES CORPS INERTES. DU DIAMANT OV CARBONE
propriétés de l’air atmosphérique sont du ressort de la physique proprement dite. Nous dirons seulement ici que les instrumens employés à indiquer les degrés de sécheresse ou d’humidité de l’air sont faits avec des matières qui s’enflent ou se raccourcissent; telles sont plusieurs matières animales ou végétales : les cordes à boyaux, le parchemin, les cheveux lessivés, le bois, les aigrettes de plusieurs graines, surtout dans la famille des composées ou synanthérées. Enfin, nous rappellerons que les anémomètres consistent en une ou plusieurs feuilles de métal mobiles sur un axe exposé dans un lieu élevé , comme le sommet des bâtimens , afin qu’elles puissent tourner au moindre vent, et indiquer ainsi la direction dans laquelle il souffle.
Les corps pondérables simples, c’est-à-dire qu’on n’a pas encore décomposés et qui sont naturellement à l’état solide, sont distingués en ceux qui peuvent s’unir à l’oxigène, de là nommés combustibles, et en ceux qui sont déjà brûlés. On a partagé en deux ordres les corps susceptibles d’étre brûlés ; les non-métalliques et les métaux qui réunissent un grand nombre de caractères communs , mais dont aucun n’est général et par conséquent essentiel; aussi la démarcation entre ces corps n’est-elle pas très évidente dans l’état actuel de la science; nous allons donc en exposer l’histoire , dans la série (8o) où nous les avons précédemment nommés.
Le diamant est du carbone dans le plus grand état de pureté ; c’est, comme on sait, une pierre précieuse dont on fait des bijoux d’ornement très recherchés à cause de leur éclat brillant, de leur admirable transparence, de leur dureté extrême qui les rend inaltérables, mais surtout, peut-être, à cause de leur rareté. C’est le corps qui résiste le plus au frottement, c’est le plus dur, car aucun ne peut le rayer ni l’user; aussi ne peut-on le pojir qu’avec sa propre poussière ; ne pou-