‹ Elémens des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 37 sur 55 · CORPS INERTES. GÉOGNOSIE · texte numérisé non relu

CORPS INERTES. GÉOGNOSIE

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qu’on observe des os fossiles. Dans les terrains superficiels, ou d’alluvions proprement dits, se rencontrent les galets ou cailloux roulés, les sables, les limons qui varient dans les différens lieux, suivant l’inclinaison de la superficie, la hauteur et la nature du sol, des montagnes et des collines d’où les eaux ramassées dans des lacs profonds, se sont ensuite creusé des lits, en entraînant avec plus ou moins de force et de violence les débris du terrain sur lesquels elles glissoient.

Enfin les terrains modifiés et produits par les volcans ou par l’action des feux souterrains, sont les basaltes*, les laves, les ponces , les obsidiennes, et quelques tufs dits volcaniques. On reconnoît la plupart des masses de roches produites par l’action des feux intérieurs de la terre à la présence de certains espaces vides qu’on observe dans la cassure de la masse qui les constitue. Ces vacuoles sont , le plus souvent, arrondies, et ressemblent à ces boursouflures , à ces cavités spongieuses qu’on remarque dans la mie du pain qu’on a mis au four quand il fermentoit. L’eau et les gazs, en se dilatant dans la matière, ont produit cette disposition. Les volcans ont reçu ce nom parce que, dans la mythologie , on les disoit entretenus par Vulcain, le dieu du feu. Les géologues distinguent deux sortes de terrains volcaniques. 1°. Ceux qu’ils nomment joviens, produits par des volcans en ignition ou en activité, soit encore actuellement, soit à des époques reculées, mais dont la date a été conservée dans la mémoire des hommes. C’est pour cela qu’on les a encore appelés post-diluviens . 2°. Les terrains volcaniques saturnins , antérieurs aux temps historiques, qu’on désigne aussi sous le nom de volcans éteints, anciens ou diluviens. On a reconnu l’existence de volcans dans toutes les parties du monde. Parmi les volcans actuels, nous citerons ceux qu’on nomme le Vésuve et l’Etna en Italie; car en France nous n’avons heureusement que des volcans éteints ou plutôt

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des terrains volcaniques, tels sont ceux de l’Auvergne, du Cantal, du Vivarais, des environs de Montpellier, etc. Dans les volcans en ignition , on nomme cratère l’ouverture principale par laquelle est établie sur la surface de la terre, la communication avec le foyer intérieur. C’est par cette issue que sont vomis les gazs , les vapeurs , les liquides aqueux et bitumineux, les cendres, les laves en état de fusion et d’incandescence, et que des pierres, des roches plus ou moins volumineuses, sont lancées dans l’air, souvent à de très grandes hauteurs. Ces éruptions sont ordinairement précédées de bruit, de mugissemens souterrains, et suivies de tremblemens de terre. Quelquefois le sol se fend, se crevasse, se soulève, s’affaisse , et par suite le niveau et la direction des eaux sont modifiés. Il s’opère encore beaucoup d’autres phénomènes météorologiques : des changemens brusques dans la pesanteur de l’atmosphère ont lieu ; des éclairs se succèdent rapidement; des coups de tonnerre répétés sont accompagnés d’éclats de foudre et de pluies destructives d’eaux chaudes, acides, bitumineuses, etc.

Ici se terminent les considérations qui appartiennent à la géognosie, et, par conséquent, d’après notre plan, nous devons nous livrer à l’étude des corps organisés.

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