CLASSES
Campani-
formes.
Infundibuli-
formes.
Personnées.
Labiées.
Cruciformes.
Rosacées.
Ombcllifères.
Caryopbyllées.
Liliacées.
Papilionacées.
Anomales.
FJosculeuses.
Demi-üoscu-
leuses.
Radiées.
A étamines Sans fleurs.
Sans fleurs , ni graines.
Sans pétales.
A /'ViSitnnc-
. Monopétales.
. Rosacées.
. Papilionacées.
On voit par ce tableau que les classes qui correspondent à la division des arbres et arbustes pourroient être rapportées naturellement aux précédentes; que la quinzième, par exemple, doit réclamer la dix-huitième et la dix-neuvième; que les arbres de la vingtième appartiennent aux deux premières; que ceux de la vingt-unième sont de la sixième; et qu’enfin ceux de la vingt-deuxième sont de la dixième. Voilà pourquoi nous ne sommes pas entrés dans plus de détails sur ces dernières classes.
Supposons maintenant qu’on veuille connoître le piedd’alouette, et le rapporter à. sa classe et à son genre d’après la marche indiquée par Tournefort. Il s’agit de savoir d’abord si cette fleur provient d’une herbe ou d’un arbre. Elle vient
2o6 système
d’une herbe. Y a-t-il des pétales ou non ? Il y en a. Les fleurs sont-elles simples , ou y en a-t-il plusieurs réunies dans un même calice ? Elles sont simples. La corolle est-elle d’une seule pièce ou de plusieurs? Il y en a plusieurs. Sont-elles régulières on non ? Elles ne le sont pas. Est-ce une papilionacée ? jNon. Donc c’est une anomale. Au bout de ces six questions je suis parvenu à connoître la classe , qui est la onzième. Je vois bientôt que la capsule est séparée du calice. Ce n’est donc pas une orchidée. Il y a plusieurs pistils. Elle appartient donc à la seconde section de la classe. Il y a six genres de plantes dans cette section ; mais ceux de la fraxinelle et de l’aconit n’ont pas, à la fleur, d’éperons ou de partie saillante et pointue , tandis qu’il y en a cinq dans l’ancolie , et un seul dans les autres. Parmi les trois derniers genres, le mélianthe n’a que quatre pétales, les den\: autres en ont au moins cinq; mais dans la capucine , l’enveloppe extérieure de la fleur est d’une seule pièce : elle est de plusieurs dans la dauphinelle. Donc la plante que j’examine est une dauphinelle,
J’étudie alors le genre dauphinelle. J’en reconnois tous les caractères. Je range la plante que j’ai observée parmi les espèces qui n’ont qu’une seule capsule , et j’apprends que c’est celle qu’on nomme fleur d’Ajax, parce qu’elle a la tige simple et non divisée, et qu’on remarque sur le plus grand de ses pétales des lignes de couleur plus ou moins foncée, représentant à peu près les lettres A I A. J’apprends aussi que la fleur que j’ai sous les yeux est celle dans laquelle on dit qu’Ajax fut transformé après s’être donné la mort (i). Je sais donc que le pied-d’alouette est la dauphinelle d’Ajax; qu’elle est com-
(i) Die quihus in terris inscripti nomina Regmn
JYascantur Jiores Vikgil. Eclog. iii , y. io5.
Ecce suos gemitus foliis inscripsit et AI A,