CL
fi
CJ9
fi
fi
fi
-fi
'Se
cor
fi
fi
fi
tr* fi
fi O
fi
fi
fi
fi
fi
fi
fi
cp
fi
fi
fi
cp
fi
fi
fi
-fi
fi
sufiaij
non-distinctes
Le n° I correspond à quelques espèces de plantes qui ont plus de cinq étamines, et dont plusieurs et quelquefois même le genre entier peuvent, à cause d’un grand nombre d’autres caractères, être placées dans d’autres familles. C’est toujours à cette section qu’appartiennent les Primulacées qui
ont une capsule à une loge, avec un placenta central, sur lequel les graines sont attachées; les Solanées (482), qui ont une baie on unq capsule à plusieurs loges, et les feuilles alternes ; les Borraginées (483) , dont les semences sont au fond du calice ; les Gentianées (486) , qui ont toujours une capsule et les feuilles opposées; les Apocynées (487), dont le fruit est toujours composé de deux follicules réunis.
Le n^ 1 mène , par une division très simple , aux plantes
dont les fleurs ont quatre étamines au moins, et dont les
graines sont tantôt dans une capsule, comme dans les Rhi- NANTHACÉES (478)? Personnées (48 i); tantôt à nu et au nombre de quatre au fond du calice, comme dans les Labiées (480). C’est dans les embranchemens successifs que se trouvent rangées plusieurs autres plantes à corolle irrégulière , qui ont cinq étamines comme la vipérine , la grassette , l’utriculaire, la gratiole, etc.
Le n° 3 ne conduit qu’à quelques espèces de plantes singulières dans leur genre , lesquelles se trouvent d’ailleurs indiquées chacune dans leurs familles respectives : telles sont quelques azalées, lédons, airelles, bruyères, rosages, arbousiers, etc. ' V
A l’aide du n® 4 ? on parvient aux plantes qui ont cinq étamines, comme les Campaxulacées (492), dont la corolle est insérée sur le calice, et les Ruriacées (5oo), qui ont
cette partie de la fleur placée sur le pistil et des feuilles en verticille. On arrive aussi aux Dipsacées (499) > dont les fleurs sont en outre agrégées ou réunies en tête, avec quatre étamines, et aux Valérianées, qui ont moins de quatre étamines. Il se trouve là aussi quelques plantes anomales , comme plusieurs espèces d’airelles, le cytinet, la linnée, etc.
Le n° 5 comprend les Crucifères (5o8), qui ont quatre pétales et six étamines; les Caryophyllées (52 i) , qui ont cinq pétales au moins et dix étamines , ainsi que plusieurs espèces de genres très différens, tels que le houx, le frêne, la buffonie, la sagine, le rossolis, le statice, la rue, la camérine , etc. Le 11° 6 fait arriver au pourpier, au pavot, à la chélidoine , aux euphorbes , à la salicaire et à quelques rosacées.
Avec le n° 7 on détermine plusieurs fleurs anomales, comme la capucine, la balsamine, la violette, le maronnier d’Inde , le réséda, les géranions, le polygala , la fumeterre et la famille des Légumineuses (533), qui offre de suite une division secondaire en espèces munies ou dépourvues de vrilles.
Le 11° 8 distingue les espèces qui , outre les caractères précédemment annoncés , offrent des stipules à la base des feuilles, au moins dans leur jeunesse. Ce sont, d’une part, les MalvacÉES (5 16), dont les étamines sont monadelphes, et de l’autre, des plantes qui ont des étamines libres, comme l’aigremoine, la sanguisorbe et quelques autres Rosacées (532). Les plantes qui n’ont pas de stipules sont tantôt des Crassulacées (525) quand on observe des glandes à la base des ovaires , et tantôt des Renonculacées (5o6) quand il n’y en a pas.
Le n° 9 exige que l’on compte d’abord le nombre des étamines. La circée yi’en a que deux ; le cornouiller et la macre
a3o ' SYSTÈME
quatre ; le lierre , le groseillier et les OMBELLiriREs (5o3) cinq; l’épilobe et l’onagré huit; le genre des saxifrages dix. Le n° lo sépare de suite le pourpier qui n’a que deux valves au calice, de toutes les autres plantes qui ont un calice à plus de deux lobes. Il fait distinguer aussi la salicaire, le seringat, le myrte, le grenadier, qui ont les feuilles opposées, d’avec les cierges, qui n’ont pas de feuilles, et d’avec les Rosacées (532) , qui ont des feuilles alternes et cinq pétales le plus ordinairement.
Le n® II, qui comprend toutes les fleurs incomplètes, les divise en plantes dont les fleurs sont tout>à-fait nues, ou munies seulement d’une enveloppe commune à un grand nombre de fleurs ; mais dont les unes vivent dans l’eau , comme quelques naïades, tandis que les autres sont terrestres, comme quelques espèces de figuier, d’euphorbe , les gouets , les callas. Les autres plantes ont les fleurs munies chacune d’une enve-, loppe propre : tantôt cette enveloppe est coloiée , et alors on y compte trois étamines, comme dans les Iridées (455); ou six étamines, comme dans les Liliacées (454)? ou une ou deux étamines placées sur le pistil , comme dans les Orchidées (457) : tantôt cette enveloppe est membraneuse et ressemble à un calice, et alors la tige est noueuse et la gaine des feuilles fendue en long comme dans les Graminées (446); ou la tige n’est pas noueuse, comme dans les Cypéracées (447); dans ces deux familles, les étamines sont au nombre de trois, et le fruit est une semence unique ou un caryopse , tandis que dans les Joncées (453), qui ont avec ces plantes les plus grands rapports, on compte six étamines, et en outre leur fruit est une capsule.
Toutes les plantes monoïques correspondent au n^ 12 , qui les distingue en arbres et en herbes. C’est à la première divi-
BOTANIQUE DE LAMARCK. aSï
sion qu’appartiennent les Conifères (54i), dont les feuilles sont ordinairement linéaires, persistantes et les fruits en cône ; ainsi que les Amentacèes (54o) , qui ont des feuilles souvent dentées, ordinairement caduques et les fruits variables. Les CucuRBiTACÉEs (537) renferment la plupart des herbes monoïques, au moins celles qui ont une vrille à l’aisselle des feuilles, et plus de six étamines; car la mercuriale, le volantd’eau, l’arroche, l’épinard, la pariétaire, l’ortie, le maïs, la massette, la sagittaire, le ricin et beaucoup d’autres herbes sont aussi monoïques.
Le 11° i3 ne conduit qu’à des plantes dioïques réparties dans un grand nombre d’autres familles. Il les distingue d’abord en arbres, en arbrisseaux et en herbes. C’est dans la première section que viennent se ranger quelques espèces de frênes, le guy, le nerprun, le sumac, le caroubier, le pistachier, le laurier; et dans la seconde, le chanvre , la pimprenelle. la bryone, le houblon , une espèce de lychnis , d’ortie , etc.
Le 11° i4 comprend, ainsi que les trois suivans, des plantes à fleurs conjointes, c’est-à-dire réunies plusieurs ensemble dans un même calice ou dans une enveloppe générale, et ayant les anthères soudées ; mais ici sont rangées plus particulièrement les Chicoracées (495) ou les fleurs demi-flosculeuses, c’est-à-dire dont les petites corolles forment de très petits tubes à la base, et se prolongent d’un côté en une languette ou en une lanière allongée, comme le pissenlit*, lalaitue, le salsifis , la chicorée.
Sous le n° i5 on trouve les flosculeuses , dont les petites fleurs ont les corolles toutes en cornet ou en tubes réguliers , à quatre ou cinq dents, comme le chardon, le séneçon, le tussilage, l’artichaut, etc. Le n'^ i6 comprend des corolles
23a SYSTÈME BOTANIQUE DE LAMARCK.
de deux sortes, dont celles de la circonférence sont en languette , et forment une couronne autour des fleurons du centre qui sont en cornet ; telles sont celles de la pâquerette, du soleil , de la reine-marguerite ou chrysanthème , do souci , etc.
Enfin, le n° 17, qui correspond à la cryptogamie de Linné et aux acotylédons des familles naturelles , présente neuf divisions. Les Hépatiques (44o)> flth ont des feuilles sur lesquelles naissent des espèces de capsules globuleuses et distinctes; 2°. les Mousses (44*)? dont le fruit est distinct des feuilles, solitaire et recouvert d’une sorte de coiffe, ou par un couvercle qui peut se séparer à la maturité; 3°. les RhizosPERMEs , dont les fruits très singuliers n’ont pas de coiffe et viennent des racines, comme l’indique leur nom; 4°* les Fougères (444)5 dont le fruit naît dans ou sur la substance même des feuilles qui sont roulées en crosse à leur naissance; 5°. les Naïades dont les fruits sont sessiles, à l’aisselle des feuilles , et dont les plantes sont toutes aquatiques; 6°. les Algues (438), dont les plantes sont aussi aquatiques, mais dont les fruits ne paroissent pas , et dont les racines et les feuilles ne sont pas bien distinctes; 7”. les Champignons (435), qui n’ont pas non plus de racines ni de feuilles, qui sont charnus, coriaces ou gommeux, et qui ne deviennent pas verts lorsqu’on les frotte; 8°. les Hypoxylons (437), qui ne sont que des espèces de taches ou de plaques incrustées sous l’épiderme, où elles vivent en parasites; 9®. enfin, les Lichens (439), qui sont des plantes sèches, pulvérulentes ou coriaces, lesquelles deviennent vertes à l’intérieur lorsqu’on les frotte , et dont les graines sont placées sous une sorte de disque ou d’écusson.
MÉTHODE NATURELLE. aSS