DES ANIMAUX A VERTÈBRES
vent quatre d’entre eux ont leur siège dans quelques cavités de la tète (121a et suive). Tous ont une structure analogue : l’œil consiste en un globe membraneux qui contient à l’intérieur des humeurs transparentes plus ou moins denses; l’oreille est formée des canaux circulaires, qui renferment une pulpe gélatineuse ; le goût paroît le plus souvent résider dans les papilles placées sur la langue ; et l’odorat semble avoir son siège sur des membranes étalées à l’orifice du conduit de la respiration ou à peu de distance.
Les alimens chez quelques zoophytes, et en particulier dans les rhizostomes et les tænias, paroissent absorbés, comme dans les plantes, par plusieurs centaines de bouches ou de suçoirs. D’autres animaux sans vertèbres, tels que les actinies, sont forcés d’expulser le résidu de leurs alimens par la même ouverture qui leur a livré passage pour s’introduire dans la cavité digestive : un très grand nombre d’autres, comme les insectes diptères, lépidoptères et. hémiptères, n’ont pas de mâchoires courtes , tranchantes , solides , destinées à couper les alimens ; mais seulement à entamer la surface des corps organisés : tons sont forcés de se nourrir de liquides. La plupart
de ceux qui peuvent mâcher les substances, avant de les avaler, ont la bouche garnie d’un grand nombre de pièces qui jouent transversalement les unes. sur les autres; telsrsopt presque tous les insectes mâçheurs, les crustacés et quelques aunelides. Au contraire , dans les animaux à vertèbres, il y a presque toujours deux mâchoires qui se meuvent verticalement l’une, sur l’autre , et qui déterminent la forme de la bouche, laquelle présente ainsi une ouverture transversale. La supérieure fait constamment partie de là tête; elle est un prolongement du front.
L’orifice par lequel sortent les résidus des alimens varie beaucoup par sa situation dans les animaux non vertébrés.
i7» ORGANISATION COMPARÉE
Tantôt, comme dans les mollusques, l’anus est placé près de la tête ; tantôt, comme dans les insectes et les annelides , il se voit à l’autre extrémité du corps; enfin, dans beaucoup de zoophytes cet orifice manque réellement : chez ceux des animaux à vertèbres qui ont un bassin , c’est à peu de distance et en arrière de ce cercle osseux que l’anus se trouve constamment placé. Les intestins sont toujours renfermés dans l'abdomen , cavité particulière située au-dessous dé l’échine, entre la queue et la tête. On trouve là constamment un foie qui sécrète de la bile , et un autre organe fournissant une humeur analogue à la salive , qu’on nomme pancréas ; de plus une ou plusieurs glandes, dont on ignore les usages , et qu’on appelle rates,
On ne connoît pas les organes propres à faire circuler les humeurs dans les zoophytes ni dans les insectes. Chez les annelides et les crustacés , le sang ou le fluide qui en tient lieu est chassé dans des canaux particuliers, après avoir été exposé au contact de l’air, et le plus souvent de l’eau qui en contient. Il en est à peu près de même des mollusques ; mais leur cœur est l’organe qui met en jeu cette circulation, il n’est jamais composé de plusieurs cavités adossées les unes contre les autres. Quand les ventricules existent, ils sont toujours distincts et séparés. Dans les animaux que nous allons étudier, le cœur est toujours uni que; ou bien, quand cet organe est formé de plusieurs ca vités, elles sont réunies, rapprochées et appliquées les unes contre les autres, et logées dans une poche particulière qu’on nomme péricarde.
La respiration el les divers organes qui en dépendent ^ont principalement modifiés par ceux de la circulation. Dans les animaux chez lesquels on n’a point encore reconnu les appareils de cette dernière fonction, 011 croit tantôt, comme dans les zoophytes, que les humeurs produites par les alimens vien-
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nent se mettre en contact à la superficie du corps , avec les fluides environnans, ainsi que cela a lieu dans les plantes; tantôt, comme dans les insectes, on voit que l’air entre à l’extérieur par les trous ou stigmates qui servent d’embouchure aux troncs des vaisseaux aériens ou des trachées , lesquelles se ramifient dans toutes les parties du corps. Quand l’animal a des vaisseaux, une portion ou la totalité du sang qui circule est apportée dans les branchies (640) , organes particuliers en forme de lames ou de feuillets, où cette humeur est exposée à l’action des fluides environnans; c’est le cas du plus grand nombre des mollusques, des crustacés et des poissons. Les autres animaux à vertèbres ont à l’intérieur, sous les côtes et dans la poitrine , des poumons ou des organes creux composés de cellules, sur les parois desquelles les vaisseaux se ramifient et paroissent absorber une partie de l’air qui y pénètre, en même temps qu’ils abandonnent quelques uns des élémens du liquide qu’ils contiennent.
Il n’y a point d’animal invertébré qui fasse entendre une véritable voix. Ce qu’on nomme le chant de la cigale, du grillon et de beaucoup d’autres insectes, n’est, comme nous l’avons vu , que le résultat du frottement rapide de lames élastiques et vibrantes placées à la superficie du corps. U faut, pour que la voix se produise , au moins d’une manière évidente, que l’air soit chassé des poumons par une ouverture unique, à l’entrée de laquelle se trouvent placés intérieurement des organes qui puissent vibrer. Aussi les poissons même sont-ils muets, et la voix n’est produite que par quelques reptiles , les oiseaux et les mammifères.
Toutes les fonctions des animaux pourroient être considérées comme des sécrétions ; mais en restreignant l’idée que présente ce mot à celle d’une humeur séparée du corps, on