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DES MAMMIFÈRES RONGEURS

principalement de matières régétales , et leur estomac est simple , quoique leur ventre soit très-gros et leurs intestins volumineux. Ils forment sept genres principaux , dont voici les caractères essentiels : les uns ont six incisives à la mâchoire supèùeure ^Pl, I. lîg. 12), ce sont les kan"Woos ; les autres n'en ont jamais que deux, comme à rinférieure. Ceux qui ont le corps couvert de piquans sont appelés porcs-épics; les autres sont velus. Parmi ceux-îà on nomme lièi>res les espèces dont la queue est courte, très-velue , redressée ( PI. vi, fig. lî ); les dents incisives supérieures sont doubles , et elles sont seules dans ce cas. Ensuite on appel castors les rongeurs qui ont la queue écailleuse, aplatie horixontalement ; tous les autres ayant la queue autrement conformée.

Ainsi les cabiais n'en ont point du tout, ou n'en ont qu'une très-courte, tandis quelle est longue dans les deux autres genres. Les écureuils , par exemple. l'ont applatie , très-velue dans toute la longueur, et leurs dents incisives inférieures sont comprimées, tandis que les rats présentent des caractères opposés.

Les kan^uroos sont des animaux de la Nouvelle-Hollande; ils n'appartiennent à l'ordre des rongeurs que par la mâchoire inférieure (PI. in, fig. 24). et par l’absence des dents laniaires ; car ils ont six larges incisives à la mâchoire d'eii haut (PI. i, fig. 12 ). Tous out les jambes de devant si courtes . qu elles servent très-peu à la marche ( PL IV, fig. 17, U, b). On y voit cinq doigts garnis d'ongles anguleux et crochus; mais leurs pattes posléreures n'ont que quatre doigts ; elles sont d'une grande longueur et ont beaucoup de force, ainsi que leur queue, qui leur sert comme d'une cinquième patte. Les femelles ont sous le ventre une sorte de poche où sont placées leurs mamelles ; elles y déposent leurs petits aussitôt qu'elles les mettent au monde. On en connoil maintenant plusieurs espèces ; l’une est nommée kanguno géant ou mouton sauteur .* sa tête ressemble à celle d'une biche ; sa queue est presque aussi longue que son corps : l'animal s'appuie dessus . et s'en sert comme d'un pied (PL vi, fig. 12 }. Le.s autres espèces sont plus petites , il y en a même une qui n'est pas plus grosse que notre lapin ordinaire ; on l'a nommée phitanJrv.

Le seul nom de porcs-épics ou porte épines indique le caractère de ces rongeurs. On en connoit plusieurs espèces. On nomme l’une à crinière ; elle vit dans les régions tempérées de l'ancien continent, et principalement ,dans le midi de l'Europe ; tout son corps est couvert de longs piquans , annele's alternativement de brun et de blanc (PL vi. fig. 13), dont les peintres se servent pour faire des entes .à leurs pinceaux; sa queue est courte et supporte des tuyau.x vides , tronqués , portés sur un pédicule élastique. Lorsque l'animal meut cette queue, il fait sonner les tuyaux , et lance souvent à une grande distance l'urine qui y pénètre. Une autre espèce , qu'on nomme coeiulau on coendou, se trouve princi palement au Brésil. Sa queue, qui est très longue, sert à l'animal pour s’accrocher aux branches. Les piquans de son corps .sont courts. La chair de ces deux rongeurs est très-bonne à manger.

Le genre cahiais comprend plusieurs especes , qui toutes ont le corps ramassé , le poil court, luisant, les oreilles presque nues, arrondies. Les cabiais ne grimpent point, et ils courent sans sauter. Quelques uns paroissent avoir plutôt des sabots que des ongles (PL v, fig. 20., a , b). On les a divi.sés en deux sous-genres. Les cahiais proprement dits , qui n'ont point de queue , et les a^ioutis, qui en ont une, mais trèscourte. Ils sont tous originaires d'Amérique. Celui qu'on nomme vulgairement cochon d'Inde vient aussi du Brésil : on l'élève en domesticité. Il est ordinairement des trois couleurs, blanche, noire et rousse, distribuées par grandes taches. La femelle est très-féconde; elle fait des petits tous les quarante jours. Un mâle suffit à douze femelles; leur voix est une sorte de piaulement ou de sifflement.

On trouve des espèces du genre lièvre dans toutes les parties du monde, et ou les reconnoil à leurs dents incisives supérieures qui sont comme doublées par d'autres , destinées à remplacer les preaiières lorsque celles-ci viennent à se rompre (PL iii, fig. 17). On les a aussi divisées en deux sous-genres : celles qui ont les pattes de derrière beauplus longues que les antérieures, conser-

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