‹ Élémens des sciences naturellesChapitre 133 sur 147 · Livre ni. fab · texte numérisé non relu

Livre ni. fab

« La dame au nez pointu... Livre vu. fab. 16.

« L'animal i longue échine, a... iv.6.

DES MAMMIFÈRES DIGITIGRADES.

Le genre des chats est très-nombreux en espèces. Leur face est arrondie; leurs inâ' choires sont garnies de six dents incisives , entre deu.x grandes laniaires, et de trois molaires tranchantes , à plusieurs pointes de chaque coté (Pl. 1 , lîg. 10). Tous sont très-vifs , marchent en silence , grimpent aux arbres, s'accroupissent ou se couchent à moitié pour se reposer. Ils y voient de nuit, et moins bien dans la iournée. Leur odorat est foible , et leur ouïe 6 ne et délicate. Ils ne mâchent pas, ils déchirent avec les ongles, et lèchent les chairs avec la lau ■ gue, qui est rude comme une râpe. Le mâle et la femelle ne vivent point ensemble. Les premiers sont , en général , plus gros et plus forts. On en trouve dans toutes les parties du monde.

Nous citerons seulement les cinq espèces les plus connues: 1 °. Noire chat domcsiiijue, qui paroit être le même que le sauvage , avec lequel il s’accouple. Il ne s'attache pas à l’homme comme le chien, et ne le suit guère que lorsqu'il a faim. On en connoit plusieurs variétés. 2°. le lion , qui est fauve, avec la queue terminée par une touffe de poils noirs et dont le mâle a une crinière. Ou le trouve entre Mnde et la Perse, et en Arabie. 3°. La panthère et le léopard, qui sont fauves aussi, avec des taches noires arrondies. 4°. Le tigre rojal, qui est jaunâtre, avec de grandes bandes transversales noires. On le trouve en Asie, et suiiout au Bengale. 5“. Le lynx, qui est d'un fauve clair, avec des taches brunes et des pinceaux de poils à l'extrémité des \)reilles. 11 vit en Afrique.

Les cireites ont à-peu-près la forme des martes; mais leurs ongles et leur langue sont semblables à ceux des chats. Leur pelage est ordinairement tacheté. L’espèce qui donne le parfum , est grise, avec des taches et des bandes brunes. Cette matièie, qu’on nomme aussi civette, est une sorte de pommade ou de graisse odorante, qui suinte dans une cavité où elle s’amasSe pour être excrétée au besoin , par une fente qui s'ouvre auprès de l'anus. Elle vit eu Abyssinie.

11 paroit même qu’on l’y élève en captivité

comme un objet de lucre, à cause de l'humeur qu’elle produit. Les genettes n’ont qu’un sillon sous le ventre , au lieu d’un follicule : on en trouve des espèces en Europe et en Asie. C'est aussi dans cette division qu'on a rangé les nems autrement dits ichneumons, mangoustes on rats de Pharaon, qui recherchent, dit-on , les œufs du crocodile,et qu’ou élève en domesticité eu Égypte, parce qu'ils detruiseut les rats, les souris et les reptiles qui s’introduisent dans les habitations.

On connoit beaucoup d'especes du genre chien; c'est là qu’on range les loups , les hyènes, les renards. Le chien domesticjue ne se trouve plus en état sauvage ; quelques individus seulement se sont échappés, et vivent en liberté dans certaines parties de l'Amérique. Cet animal a suivi l’homme dans tous les climats où il a pénétré (1). Les

(1) LioDé a tracé l'hisloire ilu chien en peu de muts. Nous Iraduisons iciuii fr.igtneat de la descrip- Uon qu’il en a donnée , el qvii est reuiarquaLle par sou exactitude el son laconisme.

« Le chien se nourrit de chair , de charognes , de « végétaux l'ai-iueux, mais uon de légumes ; digère « les os; se purge eu mangeant les feuilles de chien- « dent, qui le font vomir; dépose ses excrémens sur « les pierres; boit eu lappanl; pisse de côté , el sou- « vent jusqu'à cent fois de suite; flaire l'anus des « autres chien.s ; a l’odorat excellent el le nez hu- « mide ; court obliquement; marche sur les doigts; « sue à peine; tire la langue lorsqu’il a chaud; <1 tourne autour du lieu où il yeul se coucher ; dort « l'oreille au guet; rêve. Il est cruel en amour en- « vers ses rivaux ; la feinelle^s’accouple successiveo ment avec plusieurs ; elle les mord , reste long- « temps accouplée ; porte soixante-trois jours ; fait « quatre à huit petits; les mâles resscnihlenl au père « les femelles à la mère. — C’est le plus fidèle de « tous les animaux domestiques ; il fait des caresses U à son maître; il est sensible à ses châlimeiis; il le B précède, se retourne lorsque le chemin se divise ; « docile , il cherche les choses perdues , veille la « nuit, annonce les étrangers, garde les marchandi- « ses , les troupeaux , les rhennes , les bœufs , les « brebis , les defend contre les lions el les bêles « féroces, qu’il attaque; il reste près des canards; il B rampe sous le filet de la tirasse , se met en arrêt , « rapporte au chasseur la proie qui a été tuée , a sans y toucher. Eu France , il tourne la broche ; a en Sibérie , on l’allelie au traîneau ; lorsqu’on est B à table, il demande à manger ; quand il a volé , il « marche la queue entre les jambes , il mange en a grognant; parmi les autres chiens , il est toujours a le maître chez lui ; il n’aime point les meudians ;

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