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AGENS GÉNÉRAUX DE LA NATURE. LUMIÈRE

nous apprécions par ia vue et que nous dislinguons par leur coloration diverse.

La source d'où provient ia lumière nous est inconnue j on croit que ce fluide émane du soleil, des autres planètes et des étoiles, et qu’il se manifeste ou semble être émis par certains corps j en particulier par ceux qui sont soumis à la combustion j peut-être aussi par ceux qui ont été exposés long-temps à la lumière, et qui semblent restituer ce fluide. D’autres deviennent lumineux, ou, comme on le dit, phosphorescens , lorsqu’on les frotte, ou quand on les choque vivement, ou quand on les expose à l’acdon de la chaleur ou de rélectricité.

Tout objet visible ou éclairé porte à supposer , par l’expérience que nous acquérons bientôt, qu’il est placé à une distance et dans des circonstances telles que la lumière a pu se diriger de la surface de ce corps sur l’œil qui le distingue; la lumière est donc la cause de la vision.

La lumière se comporte dans l'espace comme un fluide très-élastique qui se meut en lignes droites. Si les ray^s rencontrent sur leur route des corps opaques , la lumière est arretee ; si ces objets ont une surface blanche ou polie, cette lumière est renvoyée en totalité, ou réfléchie sous le même angle qn avoient les rajoas, en arrivant sur ia surface de ces corps. Si le plan qui reçoit la lumière est terne, et qu’il absorbe eutièremeol les rayons, nous avons la sensation du noir; mais beaucoup de surfaces ne réfléchissent que quelques parties de la lumière qui éprouve alors une sorte de décomposition ; ia portion de lumière qui est réfléchie, fait naitre la sensation des couleurs.

On conçoit que la disposition des plans qui limitent les corps, modiSe considérablement la direction des rayons de lumièrc^ue ces plans réfléchissent, suivant qu'ils sont horizontaux, obliques, concaves on convexes.

Car alors, et dans le sens inverse de l'indication de ces surfaces , rayons sont dispersés ou divergens, rassemblés ou convergens , projetés dans l'espace sous un angle opposé à leur incidence, ou enfin ils rejaillis¬

sent dans leur direction premièi-e. Telles sont les lois de la rèjlexion de la lumière.

En traversant les corps diaphanes, ou , comme on le dit, des milieux transparens , la lumière éprouve un effet tout particulier, ou fait naître un phénomène ; si elle tombe verticalement, elle les traverse sans éprouver de déviation; mais si elle y arrive de manière à tomber obliquement sur la surface, elle est détournée de sa route ; le point par où elle pénètre n’est plus sur la même ligne que celui par lequel elle semble sortii' ; le rayon , ou la ligne qu’elle suit, est comme brisé ou rompu. C’est ce qu'on nomme ia réjraction de la lumière. Toutes les fois que celte transition des rayons a lieu d’un milieu plus dense dans un autre qui l’est moins, lem’ brisure est telle qu’ils paroissent s’éloiger de la perpendiculaire , et que l'effet est inverse, quand, par exemple, le rayon lumineux passe de l’air dans l'eau , comme on le voit tous les jours dans cette expérience, où l’on enfonce un bâton dans l’eau, d'une manière oblique, car alors l'image du bâton qui est hors de l'eau , et qui se représente à sa surface, paroît brisée au point d’immersion.

Quand , après avoir isolé une certaine quantité de rajons de lumière, comme ceux du soleil, on les dirige sur un prisme triangulaire de verre', dont les faces ne sont pas par conséquent parallèles entre elles; ia lumière , au lieu de traverser ce milieu diaphane , y éprouve un changement notable qui semble être une sorte de dissection de cette masse de lumière. Elle produit ce qu’on nomme le spectre solaire , ou l’anatomie de la lumière. L'image est alongéd , dilatée dans un sens', et diminuée dans l’autre. Mais cette image est formée de sept bandes transversales de couleurs, qui se touchent d'ans l’ordre inversç que nous allons indiquer par ce vers alexandrin, dont la mesure ou le rhytbme facilite ia mémoire :

E'iolet, indigo, bleu; wtt, faune, orangé, rouge.

Quand , à l’aide d’une lentille de verre, on reprend sur leur route les sept rayons produisant le spectre , on les recombine , on les associe de nouveau, et on obtient ou l’on reproduit ia même image que formoient les rayons du soleil.

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