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AGENS GÉNÉRAUX DE LA NATURE. ÉLECTRON

que distauce , et isolé à l'aide de supports ea verre. On appelle ce cylindre xxnconducteur. Les principaux phénomènes qui se manifestent lorsqu’on fait agir ou frotter la machine, sont les suivans : D’abord , si l'on approche du conducteur des corps légers, ils sont mis en mouvement, successivement attirés et repoussés ; ensuite, en présentant à ce cylindre quelque surface nue de la peau , on y éprouve la perception d’une sorte d’efiluve que l'on compare au contact d’un corps léger, comme d’une toile d’araignée ; mais si l’accumulation du fluide est plus considérable , alors il s'échappe avec bruit, sous forme de points lumineux , d'étinceiles pétillantes d'une teinte bleuâtre , portant une odeur foible , analogue à celle de l’ail. Recueilli en plus grande quantité et soutiré tout à coup , ce fluide détermine tous les phénomènes de la foudre 5 il détruit, il déchire, il brûle, il met en fusion, il.volatilise les métaux ; il consume, il tue les animaux instantanément j il renverse , il brise tout ce qui s’oppose à son passage.

Avant d’arriver à la connoissance de ces faits , qui a été le résultat d'un grand nombre de recherches , à l'aide desquelles on a reconnu que le fluide électrique étoit toutà'fait différent de la lumière et du calorique, il a fallu étudier les particularités qu'il présente, quand il commence à manifester sa présence : nous allons rapporter les principales.

Il est des corps à la surface desquels le simple frottement manifeste la preuve de la présence du fluide électrique; mais ces corps ne le conduisent pas facilement A cause de cette particularité, ces substances électriques par elles-mêmes sont appelées idio-clcctri~ ques. Telles sont le verre, les pierres dures, le soufre, les résines. Les matières animales et végétales bien sèches, comme les poils , la laine , la soie , le bois , l’air tr'cs sec , et d'autres substances ne développent pas le fluide électrique par le frottement^ mais elles le reçoivent par communication , par contact ; si elles le conduisent très facilement , elles l'abandonnent de même : on les dit dans ce cas anélectriques. Telles sont l’eau et toutes les matières qui en contiennent, sous quelque forme qu'elle se présente ; par conséquent les animaux et les

végétaux vivans : tels sont encore le charbon, les métaux.

Dans quelques corps la compression suffit pour déterminer le développement de la matière électrique. C’est ce qu’on a reconnu dans une feuille ou lame de spath d’Islande, que l’on presse fortement entre les doigts.

Cette propriété se manifeste encore sensiblement entre deux disques, l’un de liège , et l’autre de gomme élastique , comprimés , puis séparés; d'autres corps, comme la topaze , la tourmaline , le zinc oxidé , cristallisé , et quelques autres minéraux élevés à une température analogue à celle qui met l’eau en ébullition, développent le fluide électrique. Le contact de deux métaux de nature différente, quand de l’eau se trouve interposée, produit encore, et probablement par une action chimique, un développement manifeste de cet agent. C’est ce qu’on a reconnu de nos jours dans l’action Quand on prend deux disques de métal, l’un de zinc , l’autre de cuivre , avec uné rondelle de drap imprégnée d’eau saline, on obtient un petit appareil , à Taide duquel les phénomènes électriques s’opèrent d’une manière continue; le pôle cuivre correspond à l’électricité résineuse ou négative, tandis que le pôle zinc produit une sorte de fluide analogue à celui qu'on désigne sous le nom de vitré ou de positif. Cette sorte d'électricité ou d’action électrique , produite par l’appareil que nous venons d'indiquer, a été rendue beaucoup plus évidente par la superposition d’une série de ces disques ou des plaques carrées que l’on a fait plonger dans de l’eau acidulée que contiennent de petites caisses de bois ; c’est ce qu’on nomme la pile de ’V'olta , ou voltaïque , à l’aide de laquelle on a obtenu la commotion que reçoivent les animaux , la combustion des métaux et la décomposition d’un très grand nombre de corps qu’on avoit jusque-là regai’dés comme simples, tels que la potasse, la soude , etc.; enfin , certains animaux, à l’aide d’organes appropriés, produisent, concentrent, abandonnent à volonté ce fluide , et ils s’en servent comme d’un moyen d’attaque ou de défense , ainsi qu’on l’a ob servé dans plusieurs poissons et dans quelques insectes.

Le dernier des agens que nous avons à faire connoître, a tiré son nom de la pierre

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